Touhami Moualek: Brocante des convictions à vendre

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Bernard Kouchner : les ambiguïtés d'un personnage aux multiples facettes

Finalement, je ne crois pas que Bernard Kouchner (the french doctor) ait autant de convictions qu'il le prétend, assurément. En effet, lors des récents épisodes pénibles et terribles des expulsions de citoyens européens Roms, il avait dit : « J'ai réellement songé à démissionner » ; seul problème : il est resté. Et puis, dernièrement, il s'est dit être victime d'humiliations de la part de proches conseillers de Nicolas Sarkozy (Claude Guéant et Jean-Daniel Lévitte). Quand on change de camp, il faut assumer, et il faut surtout être capable d'encaisser les critiques qui viendraient naturellement de la part de ceux que l'on aurait librement pris parti de rejoindre. Se considérer comme étant un proche du Président de la République, pour des raisons « canal historique », n'a jamais été une garantie tous risques, un bouclier, contre des attaques politiques et personnelles venant de toute part. Dans les milieux de la politique, seul le résultat compte. Nicolas Sarkozy, expert en la matière, en sait quelque chose. Invoquant une ouverture à gauche, Nicolas Sarkozy s'est servi de Bernard Koucher, d'Eric Besson, de Fadéla Amara, et même de Martin Hirsh, juste pour dynamiter la gauche et créer la division au sein même du PS. Il est donc mal venu de la part de Bernard Kouchner de se plaindre d'être charrié par ses nouveaux collègues de l'UMP alors qu'il n'a pas eu, lui, de scrupules à trahir ses amis politiques socialistes. Et très franchement, cela confirme mes doutes sur les sondages lorsque ceux-ci nous indiquent, entre autres, que monsieur Bernard Kouchner serait une des personnalités préférées des Français. Soit ces derniers seraient atteints de cécité et de surdité, soit, plus grave, ils seraient devenus complètement amnésiques. Et mon « droit d'ingérence » me permet d'affirmer que ces mêmes Français sont les dindons de la farce d'une classe politique française n'ayant plus aucun respect pour ses électeurs. Trahir, c'est renoncer à ses rêves. Bernard Kouchner a renoncé à ses rêves dès lors qu'il avait rejoint les « politiques menteurs », spécialistes du camouflage « toutes affaires », en abandonnant l'humanitaire. Mais était-il réellement un humanitaire ? Etant donné les revirements, les reniements et les retournements de veste, on peut se poser légitimement la question. Quand on entre dans l'humanitaire, on y reste impliqué tout le temps. En sortir pour aller vers les sunlights, ce serait vendre ses convictions pour vraiment pas cher. Bernard Kouchner a trahi une première fois en lâchant l'humanitaire, et il a trahi une seconde fois en lâchant ses camarades du PS, toujours attiré par les premiers rôles, tel un acteur de cinéma. Finalement, Bernard Koucher n'est  qu'un mauvais acteur ; un acteur qui n'y croit plus lui-même. La comédie, on la joue au cinéma, jamais dans la vraie vie. Parce qu'on peut tromper les gens en faisant du cinéma, mais on ne peut tromper la vie en faisant croire qu'elle ne serait que du cinéma. La réalité reprendrait vite le dessus ; comme notre personnage, en l'occurrence, est vite revenu à la réalité : celle d'un verdict sans appel de la vie. On ne triche pas avec ses convicitions, ce serait se mentir à soi-même. 

Bernard Kouchner, l'Israélien ?

Touhami Moualek


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