L'histoire de Sainte Solange patronne du Berry

 

 


 "Atelier Sant Johan" Brouillamnon Plou.
Article écrit par René Johannot et Bernadette Brossard Moy




Introduction

    A chaque époque de son déroulement, l'histoire du Berry est jalonnée de faits réels ou imaginaires qui ont donné naissance d'abord à des rumeurs qui se sont certaine fois, transformées en légendes.
    Dans les temps anciens, la rumeur, pour le peuple, n'avait pas cette connotation péjorative d'avilissement de réputation individuelle ou collective que nous lui donnons aujourd'hui. Sauf pour les deux classes sociales dominantes qui se servaient de son contenu pour manipuler l'opinion publique afin de la faire aller dans le sens qu'ils voulaient. Elle était tout simplement le seul moyen oral et populaire que les hommes d'alors -pour beaucoup analphabètes- possédaient pour faire connaître à d'autres une histoire qu'ils jugeaient extraordinaire.
    La rumeur était donc un vecteur d'information comme le sont de nos jours les médias, à la différence qu'elle ne se diffusait pas quasi instantanément comme aujourd'hui. Sa vitesse de propagation, au plus rapide, était celle d'un homme qui se déplaçait au galop de son cheval sur des chemins pleins de dangers. Cette relative lenteur de propagation  laissait le temps aux hommes de se l'approprier, voire de la transformer ou de la déformer, bref, de la digérer avant de la restituer, souvent après lui avoir ajouté un peu de son ressenti personnel.
    Mais l'efficacité de transmission des faits et des actes par la rumeur avait ses limites, et notamment celle de son érosion naturelle dans le temps. Alors, quand les faits qu'elle rapportait étaient importants, la rumeur se transformait peu à peu en légende et traversait ainsi souvent en s'enjolivant, ou en se noircissant, les époques qui construisent l'histoire afin d'arriver jusqu'à nous.
    Une légende est donc toujours une entité enrobée d'imaginaire qui s'est construite et étoffée à partir d'une rumeur.
    Hier plus qu'aujourd'hui, la rumeur survenait presque toujours pour servir des intérêts collectifs ou individuels des grands dirigeants féodaux et ecclésiastiques, fussent- ils de natures louables ou exécrables.
En décortiquant une légende et sa rumeur de genèse, on trouve bien souvent le fait réel ou irréel qui en fut l'origine.
    En Berry nous avons beaucoup de légendes. Elles sont soient provinciales soit locales. Elles sont connues pour le merveilleux ou l'horreur, des histoires qu'elles nous racontent. En se suffisant à elles mêmes, elles sont réductrices du contexte historique qui les a vu naître et que bien souvent nous ignorons ou avons oublié.
    Certains diront quel dommage ! Et ils chercheront la dimension historique de la légende.
    D'autres au contraire souhaiterons ignorer ce contexte historique de peur qu'il ternisse la vision mythique que la légende veut bien nous faire voir d'elle.

    Nous allons ici vous conter la légende de Sainte Solange patronne du Berry en replaçant cette légende dans le contexte « géo politico religieux » de son époque d'origine. A vous d'estimer si sa dimension historique amplifie le contenu de cette légende ou au contraire elle l'a minimise.


L'histoire de  l'époque où naquit la légende de Sainte Solange (vers 866)


    A Bourges, du temps de la dynastie carolingienne, l'église berrichonne eut à sa tête un archevêque qui fut aussi primat d'Aquitaine.
    Cet archevêque étendait son autorité ecclésiastique sur un territoire qui allait de la Loire au nord ; du Rhône à l'Est ; de la Méditerranée et des Pyrénées au Sud ; et à l'océan Atlantique à l'Ouest. Cette étendue territoriale formait « le royaume d'Aquitaine » créé en 781 par Charlemagne et dont le premier roi fut son fils « Louis le pieux ».
    Ce fut d'ailleurs la création de ce nouveau royaume, dont la capitale était Toulouse, qui avait incité Charlemagne à demander au pape Adrien 1er  de bien vouloir doter ce territoire d'une juridiction religieuse suprême qui s'imposerait aux autres organisations religieuses établies sur son sol. Ainsi, cette nouvelle entité politique serait renforcée et affirmée par une entité ecclésiastique.
    En réponse à la demande de Charlemagne, entre 788 et 791(1), le pape Adrien 1er  donna au royaume d'Aquitaine « la primatie d'Aquitaine » dont le siège se tenait à Bourges (2).

    Les événements dont semble découler la rumeur puis l'histoire de Sainte Solange commencent  en 866.
    « Wulfard » qui venait d'être nommé archevêque de Bourges, prenait ses fonctions dans un climat politique tendu. Cette tension entretenait des conflits agressifs voire violents que subissaient les Berrichons, les décourageant ainsi d'avoir foi en leur église et en leurs seigneurs.
    Avant d'être archevêque, cet homme avait été chanoine et économe de Sainte Marie de Reims, chancelier du roi Charles le chauve, abbé de l'oratoire royal et précepteur de Carloman un des fils du roi qui deviendra plus tard abbé de Saint Médard de Soissons.
    L'homme avait la réputation d'être très attaché au roi et d'être un pourvoyeur sans faille de sa politique. Ce n'était donc pas par hasard que le roi avait nommé Wulfard à la tête de l'archevêché de Bourges et de la primatie d'Aquitaine afin qu'elles soient administrées de main de maître dans le sens que le voulait la royauté.
    Cet appui de Wulfard était d'autant plus nécessaire, que ce même roi avait mis à la tête du royaume d'Aquitaine son fils Louis, dont la jeunesse et l'inexpérience étaient connues des seigneurs Aquitains près à tirer profit de ces déficits.
    Mais ce choix royal, fait sans concertation avec les instances de l'Eglise, avait entraîné une forte contestation des évêques qui voyaient en lui la suppression du principe de l'élection qui avait toujours eu lieu jusqu'à lors.
    A la tête de cette controverse se trouvait « Hincmar » (3) évêque de Reims homme de grande influence, qui était aussi le contestataire le plus véhément de ce choix royal.
Hincmar invoquait publiquement une raison de droit pour justifier son désaccord : Wulfard faisait parti de ceux dont les ordinations furent prononcées par l'évêque Eude ou Ebbon de Reims (4), destitué de ses fonctions en 835 puis en 845 par Hincmar lui-même. Ces ordinations avaient été annulées au synode de Saint Médard de Soisson en 853 sur la demande de Hincmar et de ce fait l'ordination de Wulfard devenant caduque, ce dernier ayant perdu sa dignité d'ecclésiastique, ne pouvait pas être, même nommé par le roi, archevêque de Bourges et primat d'Aquitaine. 
Mais la raison vraie et profonde de cette opposition était personnelle et toute simple : une élection par les évêques, lui aurait permis soit de s'attribuer les fonctions d'archevêque de Bourges et primat d'Aquitaine, soit de me mettre un homme à ces postes de pouvoirs stratégiques que l'autorité du roi avait attribué à Wulfard.
Malgré cette opposition, le pape Nicolas 1er (5) ratifia l'ordination de Wulfard en tant que archevêque de Bourges et primat d'Aquitaine (6), mais mourut avant de l'avoir revêtu du Pallium (7). Ce fut son successeur Adrien II (8) qui l'en vêtit en février 868 et annonça  cette distinction aux évêques au synode de Troyes (9).
Mais durant le temps de cette contestation qui avait virée en une véritable fronde ecclésiastique,déchirant ainsi la cohérence de l'église, la noblesse d'Aquitaine qui connaissait la réputation intransigeance de Wulfard avait pris les devants en mettant main basse sur bon nombre de biens ecclésiastiques d'Aquitaine (10).
Devant la rébellion latente des seigneurs aquitains, le roi Charles le chauve qui était devenu empereur en 875 supprima le royaume d'Aquitaine et le relégua au rang de duché.
Du même coup, il décida que la primatie d'Aquitaine, qui n'avait plus lieu d'être puisque le royaume était supprimé, serait remplacée par une primatie unique pour la France occidentale et la France orientales. Il en fixa le siège à Sens et nomma comme primat l'évêque de Sens, à savoir à cette époque « Anségise » qui devint ainsi archevêque de Sens et primat des deux Frances.
Les mêmes causes engendrant les mêmes effets, cette décision impériale fut contestée avec véhémence par l'ensemble des évêques que le roi mettait une nouvelle fois devant le fait accompli.
Il y eut toutefois une exception à cette unité des évêques, celle de l'archevêque de Bordeaux un dénommé « Frotaire » qui prit le parti de l'empereur dont les décisions venaient d'être agréés par le pape Jean VIII.
Frotaire était une fine mouche qui choisissait avec soin son pot de miel, en l'occurrence ici le parti de l'empereur Charles le chauve, qui devait lui permettre d'assouvir sa faim de pouvoirs et d'honneurs. L'empereur ne pouvait que remarquer cette exception et s'attacher son auteur. Ce qui se réalisa.
Wulfard mourut au mois d'avril 876, on l'inhuma dans l'église de l'abbaye Saint Laurent de Bourges. Cet archevêque avait consacré son règne à rétablir partiellement l'autorité de l'église sur les terres d'Aquitaine qui étaient ravagées par les raides des normands.
L'empereur Charles le chauve qui par sa décision de supprimer le primat d'Aquitaine avec l'approbation du pape s'était mis à dos tous les évêques des deux Frances nomma Frotaire le seul qui l'avait approuvé, comme successeur de Wulfard à l'archevêché de Bourges et lui conserva, en cumul, son évêché de Bordeaux. Cette décision royale déclencha une nouvelle indignation des évêques qui comme à l'habitude rentrèrent dans le rang quand le pape Jean VIII (11) tapant du poing sur la table, approuva la nomination de Frotaire à archevêché de Bourges tout en le maintenant à la tête de l'évêché de Bordeaux.
Toutefois pour apaiser les choses, il annonça  que cette mesure de cumul ne pouvait être que provisoire.
Mais il n'en fut pas de même pour la rébellion quasi permanente des seigneurs d'Aquitaine à savoir : « Bernard de Gothie » (12), fils de Bernard comte de Poitiers, comte de Bourges et d'Auvergne. Il était suivi par son frère  « Emenon » (13)  comte de Poitiers et par « Hugues » (14) fils du roi Lothaire, ainsi que la reine « Valdrade » (15) sa mère qui revendiquaient le royaume de Lotharingie (Alsace et Lorraine). La rébellion de ces seigneurs, que les décisions et la nomination impériales avaient attisée, fut encore amplifiée par la mort de l'empereur Charles le chauve le 6 octobre 877 et l'avènement au trône de son fils « Louis le bègue ». Bernard de Gothie et ses partisans, qui ne reconnaissaient pas Louis comme souverain légitime avait bien l'intention de lui tenir tête. Pour cela, ils fortifièrent Bourges durant la fin de l'année 876 et le début de l'année 877.
Quand l'archevêque Frotaire arrive à Bourges cette même année, pour prendre sa fonction épiscopale, les portes de la ville furent tenues closes et la ville lui fut interdite.
Frotaire se plaignit de cette situation auprès du pape Jean VIII qui décida de régler cette affaire lors du concile de Troyes qui était fixé au 1er août 878. Il incita fortement Frotaire à y être présent.
Frotaire ne se rendit pas immédiatement à ce concile de peur d'avoir à rendre des comptes pour sa trahison lors de la contestation des évêques de la suppression de la primatie d'Aquitaine.
  Alors ce temps fut mis à profit par  Bernard de Gothie pour se justifier de son attitude et celle de ses amis aux yeux du pape. Il inversa les rôles et accusa Frotaire de vouloir trahir le nouveau roi Louis et de vouloir livrer Bourges à ses ennemis.
Frotaire se rendit alors au concile de Troyes pour se défendre de l'accusation de Bernard et formuler les siennes. Au terme de sa défense,, il obtient du pape, comme punition à l'empêchement d'exercer sa fonction d'archevêque de Bourges, l'excommunication de Bernard de Gothie et de ses amis.
Frotaire arriva donc à Bourges au milieu d'une certaine hostilité du peuple à son égard et à celui de l'église qu'il représentait, jugeant injuste l'excommunication de Bernard de Gothie et de ses partisans.
Ces affaires politico-religieuses avaient mises à mal  la spontanéité de la piété du bon peuple du Berry lassé de toutes ces querelles de pouvoir. Ces différends avaient engendré une opposition ouverte de la noblesse d'Aquitaine, dont la noblesse berrichonne faisait partie, au pouvoir royal.
Il fallait donc à l'église berrichonne de ce temps et à la royauté reprendre la main et trouver un moyen qui devait à la fois :
-    redonner un idéalisme à la foi chrétienne réanimant ainsi la piété populaire.
-    Réhabiliter les autorités ecclésiastique et royale devenues peu crédibles aux yeux du petit peuple d'Aquitaine.
-    Mais aussi, Il fallait absolument ternir et discréditer les actions et les attitudes de Bernard de Gothie et de ses amis ainsi que flétrir l'image de la noblesse guerrière et résistante qu'ils incarnaient. 
Ce fut alors que, comme par enchantement, se propagea dans tout le Berry une rumeur qui racontait l'histoire d'une jolie et très pieuse jeune fille appelée Solange, fille d'un humble vigneron du Val de Villemont à une demie lieue du bourg de Saint Martin  du Cros (aujourd'hui rebaptisé Sainte Solange) qui eut le malheur de rencontrer le méchant seigneur, entre autre Bernard de Gothie, qui lui fit subir douleurs et martyre.
Les yeux berrichons se noyèrent alors dans des larmes de piété et de compassion, bénissant les bienfaits de la Sainte mère l'église et maudissant la cruauté démoniaque des seigneurs.
Cette rumeur ne racontait rien d'autre qu'un fait divers. A cette époque, une bergère qui se voyait violentée et déshonorée par un seigneur qui traversait son pré lors d'une chasse et dont la tête tombait pour qu'elle ne puisse pas accuser,  était aussi courant que le saccage des champs que cette même chasse traversait. Par contre cela devenait extraordinaire quand la dite bergère, d'origine modeste, jeune et belle s'était donnée à Dieu pour la vie et que le seigneur coupable était le comte de Bourges en personne, fusse-t-il déjà excommunié.
Les gorges allèrent bon train. Le seigneur aimé coupable, devint détestable. L'église et la royauté peu considérées victime au travers du martyre de la bergère, devinrent aimées.
Le but recherché était donc atteint.

Voici la rumeur qui de nos jours est une légende.


Solange naquit aux environs de Bourges, au lieu-dit Villemont (16), à deux kilomètres du bourg de Saint-Martin-du-Crot. Ses parents lui enseignèrent les principes de la foi, elle donna dès les premières années de son existence les marques d'une rare piété et, à l'âge de sept ans, celle-ci offrit sa virginité au Seigneur et fit vœu de se consacrer à lui.
Dieu la combla de telles faveurs que, selon une antique et vénérable tradition, elle guérissait les malades et chassait les démons par sa seule présence.
Occupée à garder les moutons de son père dans un pré du voisinage, elle occupait son temps à prier son divin maître et à s'entretenir familièrement avec lui.
Un jour, l'un des fils du comte de Bourges, et d'Auvergne (sûrement Bernard de Gothie), rencontra la jeune bergère Solange et fut séduit par sa grande beauté.
Par des avances et des promesses d'abord, par des menaces ensuite, il s'efforça d'obtenir qu'elle consente à devenir son épouse, mais surtout avoir ses faveurs. Mais, fidèle à son vœu, elle le repoussa. N'avait-elle pas décidé de n'aimer que le Christ.
Alors le jeune homme, dans un élan de furie, l'enleva de force, la mit sur sa monture et l'entraîna avec lui dans une course folle. Mais la jeune fille, qui avait moins peur de mourir que d'être infidèle à son Seigneur, se déroba à son ravisseur et se laissa tomber à terre, au bord d'un ruisseau. C'est alors que, dans sa rage, le séducteur tira son épée de son fourreau et trancha la tête de la jeune bergère.
  Solange subit ce martyre à la fin du IX° siècle, un 10 mai (peut-être le 10 mai 878...).


Voici ce qui s'ajouta à la rumeur pour la faire devenir légende


On rapporte que la tête de Solange, bien que séparée du reste du corps, invoqua encore trois fois le saint Nom de Jésus.
 Solange, décapitée, prit sa tête dans ses mains et la porta jusqu'à l'église Saint-Martin. Elle fut donc ensevelie en l'église Saint-Martin du village de Saint-Martin-du-Crot (17). Mais par la suite, une nouvelle église fut édifiée à la place de l'ancienne, placée sous le vocable de Solange, et le bourg lui-même prit le nom de la sainte martyre : Sainte Solange (c'est la seule commune de France à porter ce nom).
Le Seigneur confirma par de nombreux miracles l'héroïsme des vertus de sa servante et son tombeau n'a jamais cessé d'être honoré par les fidèles du Berry qui vénèrent sainte Solange comme leur patronne spéciale.

Ce rajout à la rumeur pour qu'elle devienne ainsi légende, n'est pas sans rappeler celle de « Saint Denis de Lutèce » qui fut martyrisé en 250 ou 270 par « Dèce » et « Valérien » ou « Dioclétien ». Il eut, lui aussi  la tête tranchée au mont des martyres (devenu Montmartre). Tout comme Saint Solange, son corps décapité se leva et pris sa tête dans ses mains et marcha presque une lieue. Il rencontra alors une chrétienne noble gallo-romaine du nom de « Catulla ». Il lui remit sa tête puis s'écroula à l'endroit précis de cette chute fut construite une basilique.

Conclusion


L'histoire de Solange la bergère berrichonne servit si bien les intérêts de l'archevêque de Bourges, et du roi Louis le bégue qu'on ne peut que bénir le  qui la fit surgir à ce moment de l'histoire de notre Berry.
Mais peut-être cela ne fut-il pas un hasard !
Peut-être ceci fut-il un miracle qui, s'il ne venait pas de Dieu lui-même, venait au moins d'un de ces apôtres.
Nul doute que Solange fut pour le prestige de l'archevêché de Bourges, ce que Jeanne d'Arc fut à l'émergence de la reconnaissance du trône  du roi Charles VII de France plus de 4 siècles plus tard.


Notes de références :

  DUCHESNE. (Mgr.). :  « Faste épiscopaux de l'ancienne Gaule »  Tome II. Paris 1899.

2 GRATIEN. « Lettre au nouvel évêque Erembert » in « Monumenta Germaniae historica, Scriptores ». Tome III, page 638.
  LEROUX. ( Alfred.). « La primatie de Bourges » in Annales du midi » Tome VII, page 141.

3 HINCMAR: archevêque de Reims, né vers 806, mort à Épernay en décembre 882. il sera archevêque de Reims en 845.

4 EBBON ou EDON  archevêque de Reims de 816 fut destitué en 835, puis de 840 fut destitué en 841.Appelé EUDES en Berry.

5 NICOLAS Ier : dit le Grand, né vers 800, pape du 24 avril 858 à sa mort, à Rome, le 13 novembre 867.

6 Registre épiscopal de l'administration du Pape Nicolas I. ibidi.,836. in Raynal. (Louis Hector Chaudrude.). : « Histoire du Berry depuis les temps les plus anciens jusqu'en 1789 ». Editions Librairie de Vermeil. 1845. page 300.

7 Pallium : ornement formé d'une grande bande d'étoffe de laine blanche ornée de croix noires, donné par le pape à certains évêques en signe de distinction particulière

8 ADRIEN II :  né à Rome en 792,  pape de 867 à 872.

9 ADRIEN II : Epistolaire VI, 889.

10 NICOLAS I : Epistolaire « lettres envoyées aux nobles d'Aquitaine » hincamaro VIII, décembre 866, page 501.

11 JEAN VIII :  né à Rome vers 820, pape de 872 à 882.

12 BERNARD DE GOTHIE ou BERNARD II DE POITIERS :  né en 844, mort en 879. Il est le fils du comte Bernard 1er de Poitiers. Il se révolte contre Charles le Chauve en 877. Il fut excommunier par le pape Jean VIII au concile de Troyes et dépossédé de ses domaines.

13 EMENON DE POITIERS, né vers 828, mort en 866 : il est le frère de Bernard de Gothie. Il se rebellera lui aussi contre Charles le Chauve en 877. Il mourut à la bataille de Rangone.

14 HUGUES ou HUGO D'ALSACE, né vers 855, mort après 895 : Il est le fils illégitime du roi Lothaire II de Lotharingie et de sa concubine Valdrade. En 885, le roi Charles VI le gros lui fera crever les yeux et l'emprisonnera à l'abbaye de Prüm ou il mourut dix années plus tard.

15 VALDRADE ou WALDRADE : Sœur de Gontier archevêque de Cologne. Elle épouse Lothaire II roi de Lotharingie après que ce dernier ait répudiée son épouse Teutberg. Le pape refuse ce mariage et excommunie Valdrade obligeant ainsi Lothaire à reprendre Teutberg. De cette union jugée illégitime, naîtront 4 enfants dont Hugues duc d'Alsace.

16 Eloge Historique de Sainte Solange. N.B.II 447. in Raynal. (Louis Hector Chaudrude.). : « Histoire du Berry depuis les temps les plus anciens jusqu'en 1789 ». Editions Librairie de Vermeil. 1845. page 312.

17 Eloge Historique de Sainte Solange. N.B. II 447. in Raynal. (Louis Hector Chaudrude.). : « Histoire du Berry depuis les temps les plus anciens jusqu'en 1789 ». Editions Librairie de Vermeil. 1845. page 312.



Bibliographie :

Ouvrages anciens :

-    ADRIEN II : Epistolaire VI, 889.
-    GRATIEN. « Lettre au nouvel évêque Erembert » in « Monumenta Germaniae historica, Scriptores ». Tome III, page 638.
-    NICOLAS I : Epistolaire « lettres envoyées aux nobles d'Aquitaine » hincamaro VIII, décembre 866, page 501.
-    NICOLAS I : Registre épiscopale de l'administration du pape 836.

Ouvrages contemporains :

-    DUCHESNE. (Mgr.). :  « Faste épiscopaux de l'ancienne Gaule »  Tome II. Paris 1899.
-    LACGER de (Louis.). : « La primatie d'Aquitaine du VIIIe au XIVe siècle » in Revue d'Histoire de l'Eglise de France. Tome 23. N° 98, 1937. pp29 à 50.
-    LEROUX. ( Alfred.). « La primatie de Bourges » in Annales du midi » Tome VII, page 141.
-    RAYNAL. (Louis Hector Chaudrude.). : « Histoire du Berry depuis les temps les plus anciens jusqu'en 1789 ». Editions Librairie de Vermeil. 1845.
-    OUDOUL. (abbé.). : « La vie de Sainte Solange ». Bourges 1828.



Auteurs :  Bernadette  Brossard Moy & René Johannot. Décembre 2009.



 


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