Histoire de Lunery, village du Berry

"Atelier Sant Johan". Brouillamnon Plou. "
  Article écrit par René Johannot le 30 juillet 2012, publié sur ce site le 8 août 2012.


HISTOIRE DE LUNERY

Village et Commune du Berry

Des origines à la Révolution

 

Généralités

Les terres de Lunery, qui portent le nom de son principal village, se situent dans le département du Cher qui, lui-même fait partie de la région Centre.
La position exacte du village de Lunery sur le globe terrestre est de :

-        46°56'10'' de latitude Nord.
-        2°16'19'' de longitude Est.

Ces terres ont une superficie de 32,87 km2.

Leur altitude minimum est de 121 mètres et la maximum est de 173 mètres.

Le dernier recensement (2006) nous indique que ces terres sont peuplées de 1564 habitants, ce qui donne une densité  de 45 habitants au km2.

Les  habitants du village de Lunery  sont des Lunérois

 Les Principaux hameaux qui s'étendent sur son territoire sont :
Bellechaume, Champroi, Chanteloup, Germigny, La Brosse, La Bruère, Houet d'en haut, La Montapeine, La Pompe, La Vallée Du Moulin, La Vergne, L'Echalusse, Le Four A Chaux, Le Grand Rosières, Les Clapières, Les Rimberts, Lunerette, Lunery et Rosières.

 

Ces terres de Lunery sont desservies :
Du nord au sud par deux routes parallèles aux deux rives du cours du Cher : La D 24 reliant Saint Florent /Cher à Lapan (rive droite) ; la D 35 reliant Saint Florent /Cher à Châteauneuf /Cher (rive gauche).
Du Nord-ouest à l'Est par la route départementale 88 reliant Chârost à Levet
Du Sud-ouest au Nord-est par les routes départementales D 87 et D 103 reliant Mareuil /Arnon au Subdray
Enfin, s'écoule du sud au nord,  la rivière Cher.


Introduction à l'histoire des terres de Lunery

 Il nous semble indispensable de donner ici la vision de l'étendue territoriale que recouvrent ce que nous appelons « Les terres de Lunery ».
A l'origine, les diverses implantations humaines qui se sont succédées sur ces lieux ont surtout été à l'origine de leurs nominations, et non à celle de leur regroupement en tant qu'entité territoriale.
Au mieux, lors de la période gallo-romaine nous pouvons  trouver comme entités territoriales des « Villa »  qui n'était autre que de grosses fermes sur des territoires délimités dont la surface d'exploitation  permettait leurs vies en autarcie , et un Vicus qui était un regroupement d'habitats pouvant être comparé, pour faire court, à un de nos bourgs ou villages d'aujourd'hui.
Sous les mérovingiens, les nobles gallo-romains ou francs, mais aussi les institutions ecclésiastique naissantes, se délimitèrent souvent par les armes pour les uns, et par la crainte de Dieu pour les autres, des territoires sur lesquels nuls autres qu'eux même avait droit de propriété et de justice.
Il apparu alors une mosaïque d'entités territoriales dont la surface était fort variable, mais qui toutes, avaient comme propriétaire un seigneur d'épée ou de robe et qui furent nommées «  seigneurie ».
Plus tard, la structuration sociétale féodale donnera à ces seigneuries une organisation hiérarchique basée sur la vassalité et la suzeraineté des unes envers les autres.
La première délimitation territoriale globale de ce que nous appelons ici les terres de Lunery sera la paroisse.(1)
La paroisse est entité ecclésiastique de base, qui désignera une aire géographique précise et un groupe de personnes constituant une communauté.
Quand la paroisse de Lunery apparut, les terres qu'elle englobait avaient déjà leurs seigneuries.
Ce fut ainsi que la paroisse de Lunery comprit 5 seigneuries.
Quand nous parlerons donc des « terres de Lunery », nous parlerons des terres comprises dans l'air géographique que recouvrait la paroisse de Lunery, et qui un peu près celle que recouvre l'actuelle Commune de Lunery, car très souvent des limites des paroisses établies par l'Ancien Régime furent utilisées par  l'administration républicaines.(2)

 

Les terres de Lunery  à la préhistoire

Tout comme les autres territoires de cette partie de la vallée du cher, ce lieu,  a accueilli le chasseur cueilleur du néolithique(3).
Les origines métissées de cet homme étaient la résultante de plusieurs vagues de migrations venues d'Europe centrale et d'Europe du Nord, des Balkans et de la vallée du Danube.
Les racines de sa culture civilisationnelle,  incluaient la culture lithique de l'industrie Tardenoisienne, et la culture céramique de l'industrie de Cerny(4).

Sur les terres mêmes de Lunery, on trouve des témoignages de la présence de l'homme du néolithique :
*A Rosière où seront trouvés vers 1912, dans une sablière, à 10 mètres de profondeur, des ossements mélangés résultants de nombreuse chasses, de petits carnivores,
en particulier le cuon alpinus (genre de chien sauvage) et l'acinonyx (genre de guépard) et d'herbivores comme le cheval, buffle, le cerf mégacéros, l'éléphant et le rhinocéros. Ces ossements furent datés d'environ d'un million d'années.(5)
*Au Sablons, terres situées en sortie de Rosières à droite, en direction du village de Lunery où,en 1984, furent répertorié un outillage lithique de silex taillés datant lui aussi, d'environ un million d'années. (6)


 

Les terres de Lunery pendant la protohistoire

(premier et second âge du fer)

Les Galls ; les Kimris ; Les Gallo-Kimris ; Les Gaulois.

Ces hommes de la protohistoire, semi-nomades, qui se déplaçaient dans les vallées du Cher et de l'Arnon, en coupant par les terres qui aujourd'hui forment, entre autre, la commune de Lunery, ont vu l'arriver des hommes de race Indo-européenne d'ethnie celtique. Ils venaient d'Asie occidentale, et ils se nommaient les « Galls »(7).
Vers la première moitié du 7 e siècle av J.C., les Galls, qui s'étaient installés sur ces terres, ont vu, à leur tour, arriver une autre migration de même ethnie celtique que la leur, celle du peuple des « Kimris »(8).
Les Galls ont résisté à cette invasion migratrice des Kimris mais le temps passant, ces deux peuples de même culture se sont réunis pour former celui des « Gallo Kimris »(9).
Les Gallo Kimris vont êtres nommés  « Gaulois » et le territoire que forme la « Galatie », va peu à peu changer d'appellation pour devenir la « Gaule ». Les terres de Lunery furent l'un des territoires d'un peuple Gaulois nommé « Bituriges Cubi » qui allait occuper un territoire qui s'étendait sur les plateaux du Limousin, sur le sud de l'Orléanais, sur une partie de la Bourgogne et sur le nord-est de l'Aquitaine(10).

La présence de ces Celtes nommés Gaulois, nous est révélée  sur les terres même de Lunery :
* A Chanteloup, sera découvert, en 1857,  un tumulus daté du Hallstatt (moins 1 300 à moins 400) dont le mobilier se composait d'une épée en fer, d'un rasoir, d'un bracelet en bronze. (11)
* A La Vergne, en 1873, ce seront quatre tumulus datés de La Tène (moins 400 à moins 30) qui seront découverts. Dans ces sépultures on a trouvé : 3 fibules provenant du deuxième âge du fer ; 2 bracelets et deux épées. (12)

 


 * A la Vergne toujours, au carrefour de la D 87 et de la D 27, dans une sablière,  on trouva, en novembre 1872, une épée dans son fourreau ; un fragment de casque ; une chainette en fer et six anneaux de cuivre qui peuvent être attribués à la période gauloise.
* A Germigny, en 1983, on découvrit un cercle attestant de l'implantation d'une construction datant de la protohistoire.(13)
* A Germigny, toujours, au sud de cette empreinte circulaire, on trouvera également l'emprunte au sol d'une construction carrée pouvant certainement être attribuée à cette même époque.(14)

Les terres de Lunery pendant les périodes romaines et gallo romaines

Après la conquête de la Gaule par César, en 52 av J.C., les terres de Lunery seront occupées, puis coloniser par les romains
Elles auront successivement, comme administrateurs entre le deuxième siècle et le quatrième siècle :
-  Un certain « Lucius » fils de « Zenebrun » premier Celte (Gaulois) reconnu par « César » comme sénateur d'Aquitaine,
-  Puis son fils « Locadius » ou « Leocade » qui, après avoir été converti au christianisme par « saint Ursin », deviendra « saint Leocade ». Nommé par « Tibère », « Leocade » se maria avec « Suzanne » fille de « Manlius Corentus » gouverneur de « Biturigum ») (Bourges). Ce « Leocade » serait le fondateur du Vicus Dolensis, appelé aussi plus tard, « Bourg Dieu » connu de nos jours sous le nom de « Déols » près de « Châteauroux ».
-  Et enfin son petit fils « Lucilus » ou « Lusor » qui deviendra « saint Ludre »(15)
La poursuite de l'implantation humaine aux époques romaines et gallo-romaines sur les terres de Lunery est donc incontestable.
Mais il serait un peu réducteur de penser, comme on le lit quelquefois, que ce furent les paysages harmonieux de la vallée du Cher à cet endroit, qui incitèrent les colonisateurs Romains fortunés de Bourges à y venir construire de belles résidences.
Une telle argumentation, aussi poétique qu'elle se veut être, ne peut être issue que de l'ignorance de la réalité politico-psychosociologique qui enveloppait cette époque.
Cette réalité nous amène à entrevoir la raison de cette implantation sous un jour plus rationnel, dictée par les nécessités vitales qui s'imposaient à l'empire romain.
Autre que la gloire de ses empereurs et celle de ses généraux, Rome et ses territoires surpeuplés, avaient pour assurer leurs autonomies alimentaires, de plus en plus besoin du rendement des terres agricoles gauloises.
Les guerres des Gaules ne furent pas seulement engagées, comme certains le pense, pour que Jules César révèle ses talents militaires ; Elles étaient avant tout le seul moyen d'augmenter la possession romaine en nouvelles terres agricoles et de par la colonisation faire migrer les citoyens romains vers les terres conquises et  pallier ainsi au problème de la sur population
Les « Villas »(16) que les colons romains implantaient en Gaulle, avaient toutes une vocation économique et commerciale, et permettaient d'assurer les revenus des familles des notables romains et des nobles gaulois  proches du pouvoir, tout en assurant une certaine suffisance alimentaire aux états romains.
Pour que cela puisse être, les développements des « Vicus »(17)se faisaient en général a proximité de voies de communications terrestres et fluviales.
L'implantation de Luneriacum (Lunery) dans la vallée de la rivière Cher, au point de son intersection avec une ligne qui joint Ernodurum (Saint Ambroix) à Lavatum (Levet),  n'est donc pas le fait du hasard, mais bien au contraire, elle résulte de la logique de développement des Vicus à cette époque.
En effet :
-  Au nord-ouest du Vicus Luneriacum, on rencontre à Ernodurum (Saint Ambroix), la voie romaine Avaricum – Argentomagus (Bourges – Saint marcel Lès Argenton).
- A l'Est de ce même Vicus Luneriacum,  on rencontre à Lavatum (Levet), la voie romaine Avaricum – Augustonemetum (Bourges – Clermont) via Nériomagos (Neris).
Ces deux voies romaines importantes sont à peu près à égale distance du Vicus Luneriacum (Lunery).
Elles apparaissent sur « La table des itinéraires » dite de Peutinger, qui date du 3ème ou du 4ème siècle, que Celtis Portucius avait offert à  de Konrad Peutinger en1507.(18)
A ces deux voies de communication terrestres, il faut ajouter la voie fluviale que représente le Cher navigable à cette époque et qui permet de circuler vers le sud où on trouve le Vicus Alvea (Allichamps – Allii campus))  et de et vers le nord où on trouve le Vicus Aurius ou aureus (Saint Florent sur Cher)
Nous avons là  une explication sociologique rationnelle répondant à la logique sociologique de l'époque, de l'implantation par les colons romains en ce lieu du Vicus de Luneriacum – Lunery.

 


 

Vestiges archéologiques témoignant de cette implantation romaine et gallo-romaine.

 Sur plusieurs lieux des terres de Lunery ont été retrouvé des vestiges de la présence romaine, puis gallo-romaine :

* En 1863, lors de la construction d'une habitation dans le bourg même, tout près de l'église, à son sud-ouest, fut trouvée une importante mosaïque.(19)


Reconstitution de la mosaïque de Lunery exposée au musée de Bourges.


 

* Sous la nef de l'église, en 1890,  on découvrit l'existence d'une piscine romaine. Les fouilles mirent à jour une salle de 1mètre sur 1,80 mètres mosaïquée sur trois de ses cotés, ainsi qu'un morceau de tuyau de plomb. Dans les remblais de ces fouilles, fut également trouvé un stuc (sorte d'enduit imitant le marbre) représentant un poisson et une monnaie un Antoninianus de  posthume.(20)

* Enfin en 1977, à 500 mètres à l'Est du bourg de Lunery,  fut découvert un fanum (petit temple gallo-romain), ainsi que les vestiges de petits bâtiment datés de la même époque.(21)

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* A Champroy qui à l'origine devait être le lieu de l'implantation d'une Villa romaine, furent trouvés :
- Au sud de l'actuel château, un carrelage romain de briques rouges et des pièces de monnaie d'Auguste, de Cripus et de Maxance.(22)
- Dans une propriété privée (Mr Sinniger) fut trouvée une statuette en calcaire de Mercure assis, de 48 cm de hauteur, sans tête et sans main droite.(23)

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* A Rosières, en 1976, à la limité du plateau et de la plaine du Cher, on découvrit l'implantation d'une Villa. (24)

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* A La Vergne, en 1872, dans le vallon en direction du Cher, furent découvertes :
- Des implantations de bâtiments gallo-romains de 50 mètres long sur 3,50 mètres de large, avec à chaque extrémité deux habitations comprenant chacune trois petites pièces très étroites
- Le fût d'une colonne de  ainsi que des fragments de céramique commune,
- Une urne funéraire en verre de teinte verdâtre contenant des cendres et des débris d'os,
- Des amphores, des briques et des tuiles à rebord.
- Le tout accompagné de pièces de monnaies datant de Marc Aurel, de Tetricus jeune  et de Constantin.(25)

Mais là encore, il ne faut pas en tirer des conclusions hâtives. ce n'est pas parce qu'une piscine fut trouvée là, ainsi que vestiges qui font penser à des thermes à La Vergnes, qu'on puisse en déduire, comme on le lit parfois, que Lunery fut, pour l'aristocratie gallo-romaine, une sorte de station balnéaire.
Un oiseau ne fait pas le printemps dit-on !
Alors au regard des habitudes romaines avancées en matière d'hygiène corporelle, on ne peut absolument pas, au regard de deux vestiges de ce qui peuvent avoir été des thermes particulières, donner une vocation thermale collective à tout un Vicus.


Les terres de Lunery durant la christianisation.

 Il semble bien que l'arrivée de la religion chrétienne sur les terres de Lunery date de l'époque de la conversion, par Saint Ursin, du sénateur Gallo-romain, « Leocarde » (Locadius)  gendre du gouverneur de Bourges qui avait été nommé à ce poste par l'empereur Tibère.
Ce sénateur d'Aquitaine Leocarde sera aussi le fondateur du Vicus Dolensis (Déols).(26)
Sachant que Saint Ursin, qui est reconnu par tous comme l'évangélisateur du Haut Berry, mourut au alentour de 300, on peut donc raisonnablement penser que le tout début de l'évangélisation  des terres de Lunery date de la deuxième moitié du III ème siècle, époque des baptêmes de Leocarde et de son fils Lucilus, et se poursuivit durant tout le IV ème siècle.

 

Les terres de Lunery sous les Mérovingiens

 Ce fut à La Brosse qu'on trouva les nombreux cercueils de pierre de forme trapézoïdale et taillés grossièrement   qui attestent de la présence des Francs de la dynastie mérovingienne sur les terres de Lunery.
Cette présence peut-être fixée à l'époque des querelles entre les rois frères Chilpéric et Gontran. (Autour de 583). (27)

 

Les terres de Lunery et les incursions vikings (normandes)

 Nous savons que les Vikings ont remonté la rivière Cher à plusieurs reprises en 857 et 867et ont lancé de ses rives, entre Vierzon et Châteauneuf, leurs attaques sur Bourges.
De cette époque, on n'a pas trouvé vraiment de vestige archéologique sur les terres de Lunery qui nous indiquerait la présence normande.
Mais il peut-être envisagé que l'inféodation  du fief de Champroy à la seigneurie de Vierzon (28)  fut le prolongement logique de liens qui reliaient entre eux les camps d'observation que les Vikings établissaient sur les  hauteurs surplombant les rives des cours d'eau (29).

 

La Paroisse de Lunery

Il est bien difficile, aujourd'hui, d'énumérer quels furent les lieux qui étaient englobés dans le territoire que recouvrait la paroisse de Lunery.
Toutefois en général, lorsque furent crées les communes, on se servit très souvent des limites des paroisses établies par l'Ancien Régime pour fixer celles des ces nouvelles entités administratives républicaines. (30)
Sans grand risque de se tromper, La paroisse de Lunery comprenait les lieux suivants :
Bellechaume - Champroi,- Chanteloup – Germigny -La Brosse - La Bruère – Houet d'en haut _ Houet d'en bas - La Montapeine - La Pompe - La Vallée Du Moulin - La Vergne,- La Guerne – Le bois Quillery - L'Echalusse - Le Four A Chaux - Le Grand Rosières –  Les Clapières - Les Rimberts – Lunerette - Lunery et Rosières auxquels il  nous faut ajouter Marseuvre (Massoeuvre à partir de 1800)

 

Origines de l'Eglise de La paroisse de Lunery 

Lieu d'implantation

Le fait qu'il fut retrouvé, en 1890,  une piscine romaine sous la nef de l'actuelle église, nous indique que le lieu primaire du culte chrétien fut construit sur des vestiges d'une construction gallo-romaine importante.

Comme souvent d'ailleurs à cette époque, ce premier lieu de culte chrétien de Lunery semble avoir été élevé comme sanctuaire pour abriter la sépulture d'un serviteur de Dieu dont les actions durant sa vie méritaient d'être vénérées.
Ce qui donnerait une explication possible à la sépulture découverte en 1891 sous le dallage de l'église dont les monnaies, qui y furent aussi trouvées, sont datées de 258 (règne de Valérien).
On ne peut alors que faire le rapprochement entre cette sépulture et cette date qui fut celle du début de la seconde persécution des chrétiens, ordonnée par Valérien, où les clercs avaient ordre de sacrifier des chrétiens aux Dieux païens.


Église primitive

De cette église primitive, il ne reste rien, mis à part l'endroit qu'elle occupait. Cet endroit sera celui où s'élèveront successivement les autres églises jusqu'à celle d'aujourd'hui.
On doit donc admettre que cette église primitive de Lunery fut élevée après la bataille du Vicus Dolensis (Déols) entre les 12 000 guerriers du roi breton brittonique Riothame (Ambroise Aurèle) et ceux du roi des Wisigoths Euric en 469.


Église médiévale

Les textes nous disent que la paroisse de Lunery, ainsi que l'église s'appelèrent « Saint Aubin de Lunery » en  
Glorification d'Aubin, abbé de Tincillac,  évêque d'Angers mort entre 565 et 580. (31) et qu'elles dépendaient du chapitre de Saint Ursin de Bourges.
Cette information peut permettre de fixer la construction de la seconde église de Lunery dans la deuxième moitié » du VI ème siècle, où elle prit, comme la paroisse, le patronyme de Saint Aubin.

Ce Saint fut connu surtout pour sa grande charité.
Il visitait les malades, consolait les souffrants, rachetait les prisonniers et les esclaves pour les libérer.
Il avait dit-on  une grande compassion pour les veuves qui avaient des enfants à charge et les aidait. Dieu lui accorda de nombreuses guérisons et la résurrection de deux morts.
Il eut un certain crédit auprès du roi mérovingien Childebert.
Cette appellation sous le vocable de Saint Aubin perdurera jusqu' après 1741. Car il est fait état dans un ouvrage écrit cette même année par le jésuite Pierre de Mareuil (32) qu'une paroissienne de Saint Aubin de Lunery fut guérie en 1508 d'une épilepsie grave, après avoir visité le tombeau de Jehanne de France.
Au XIème siècle, il fut construit, sur un soubassement dont il est difficile d'en définir l'origine, une tour massive en grand appareillage. Nul ne sait si cette tour était attenante en transept à droite de la nef, comme elle l'est aujourd'hui.
Au XIIIème siècle, cette tour  se vit rehausser d'un étage dont  les côtés sont percés de Deux petites fenêtres  plein cintre, séparée par un montant comprenant trois colonnettes. Le tout fut couvert d'une charpente pyramidale et couverte aujourd'hui d'ardoises, mais surement à l'époque de tuiles.


Église à la Renaissance et de nos jours

Dans cette tour il fut trouvé des traces d'incendies qui pourraient être consécutives aux exactions huguenotes de 1562.(33)
Vers 1885, cette église possède une voute ogivale en bois qui semble dater du 16ème siècle.(34)
Nous ne connaissons pas la date exacte où cette église passa sous le vocable de Saint Privé ou Saint Priva
Cette église fut restaurée au 19ème siècle Et resta dans les formes que nous voyons aujourd'hui.

 

Structuration féodale des terres de Lunery

 La paroisse de Lunery comprenait cinq seigneuries :

I - La seigneurie de Lunery

II - La seigneurie d'Echalusse

III - La seigneurie de Champroy

IV - La seigneurie de Rosières

V - La seigneurie de Marseuvre (Massœuvre à partir de1800)

 

I - La Seigneurie de Lunery

Nous trouvons ces terres déclinées en : Lunarie en 1202, Lunare en 1227 (35) Luneriaco 1258, Lunery 1450.

Ces appellations rassemblent : Les terres de Germigny ; de  La Brosse ; de La Bruère ; de La Montapeine ; de La Pompe ; de La Vallée Du Moulin ; du  Four A Chaux ; des Clapières ; de Lunerette ; de Bellechaume, qui était une métairie de bornage de la seigneurie de Mareuil en 1765
Les terres  de Lunery s'étendaient sur deux autres seigneuries limitrophes, Une grande partie sur celle de Mareuil et une moindre sur celle de Châteauneuf.

 

Les seigneurs de Lunery 

 

Il est difficile de situer la demeure de ces seigneurs, mais il semble qu'il existait près du bourg, une tour appelée « Les Renaudes ».
Les fondations de cette tour étaient en pierres et on y trouvait des tuiles percées destinées à être fixées à l'aide de chevilles de bois comme le voulait l'usage médiéval.
On a longtemps pensé aussi que ces seigneurs pouvaient être établis au Sud Est de l'église où aujourd'hui se trouvent les vestiges d'un fort bâtiment rectangulaire dont les murs, d'appareillage moyen, sont épais d'un mètre et peu percés d'ouverture.
En fait ces vestiges sont ceux d'un ancien moulin dépendant de la seigneurie de Massoeuvre et mentionné dans des anciens aveux. Ce moulin est appelé aujourd'hui « le moulin de Rosiau ».

Dominant le bourg du village de Lunery il existe une maison prénommée « Le Grand Bayet ». En 1507, cette bâtisse fut habitée par  Guillaume Desvaux dont la fille fut guérie de sa sévère épilepsie par une visite du tombeau de sainte Jeanne de France duchesse du Berry.
Après la famille Desvaux, ce fut la famille Tillery qui l'occupa et qui la vendit plus tard à la famille des Sauzay, seigneur de Champroy.

Ce sont succédés comme seigneurs de Lunery :

 - Avant 1229, Hugot de Lunare chevalier et son épouse Emélissenz de cette union naquirent Radulfus, Allis et Arnulfe ou Renulfus.

- En 1229 et 1235, nous trouvons Arnulfe ou Renulfus  chevalier seigneur de Lunare.

- En  1258 et 1270, nous trouvons un Guyonne Sénescal comme Damoiseau seigneur de Lunery.

- En 1270, lors du partage de l'indivision qui liait Renoul de Culan et Pierre de Saint Palais, la seigneurie de Mareuil fut attribuée à Pierre de Saint Palais.
En effet, la charte qui établit ce partage spécifie que les fiefs et hommages qu'elle n'a pas dénommés seront attribués a celui qui en possédait la plus grande partie.  
La seigneurie de Lunery ne fut pas dénommée dans cette charte. Comme elle avait la plus grande partie de ses terres sur
la seigneurie de Mareuil, elle fut donc attribuée à Pierre 1er de Saint Palais.

- Pierre 1er de Saint Palais avait épousée Alix de Mery avec qui il eut trois enfants : Pierre, Jehanne et Margueritte. Pierre I mourut en 1300 ;

- En 1300, en tant que tutrice des enfants, Alix de Mery, veuve du précédant, fut entre autre, Dame de Lunery en attendant la majorité de son fils Pierre II.
Elle maria sa fille Jehanne à Barthélemy de l'Isle le 27 octobre 1305.
Puis elle fit épouser à sa fille Margueritte Pierre III de Graçay en 1310 ;

- Vers 1310, Pierre II de Saint Palais fils du précédent et de la précédente, devint seigneur de Lunery. Il épousa Alaipdis ou Alaipdnis de Neuvy dont il eut deux enfants : Pierre et Marie. Cette dernière sera marié d'abord à Jean de Thienges, puis en seconde noce à Jean de Crux ;

- En 1315, Pierre II de Saint Palais octroie comme douaire à sa mère Alix de Méry la seigneurie de Lunery

-Vers 1320, en tant que tutrice des enfants, Alaipdis de Neuvy, veuve du précédent, fut Dame de Lunery ;

-Vers 1328, Pierre III de Saint Palais devint seigneur de Lunery. Il épousa Jehanne de Mont-Rose, de qui il eut un fils Jean ;

-En 1379, Jean I, fils du précédent hérita de la seigneurie de Lunery. Il épousa de Jeanne de Rochechouart, de qui il eut deux enfants : Jean et Philibert ;

-Vers 1400, Jean II de Saint Palais, fils du précédent, devint seigneur de Lunery. Il épousa Margueritte de Giac, de qui il eut deux enfants : Charles et Marie. Cette dernière épousera Arthaut-Trousseau seigneur de Bois-Sir-Amé ;

-Vers 1426, en tant que tutrice des enfants, Margueritte de Giac, veuve du précédent sera Dame de Lunery

-Vers 1430, à la mort de Jean II, son frère Philibert de Saint Palais, devint seigneur de Lunery. Philibert épousa Jehanne de Thienges ;

-En 1434, en tant qu'usufruitière, Jehanne de Thienges, veuve du précédent, devint Dame de Lunery.

-En ????, Au décès de Jehanne de Thienges, ce fut Charles fils de Jean II de Saint Palais et sa sœur Marie qui devinrent seigneur et Dame de Lunery. Charles épousa Anne de Damas avec qui il eut deux garçons Philippe et Louis et deux filles Marie et Jeanne de Saint Palais.

A la mort de Charles, Anne de Damas sa veuve se remaria avec Guérin de Groing chambellan de roi Louis XI et bailli de saint Pierre le Moustier ; et fille épouser à sa fille Marie Jean de Groing fils de Guérin son nouvel époux.

Il y eut alors un très long procès pour le partage des biens que laissait Charles de Saint Palais entre  Anne de Damas et son époux Guérin de Groing  en tant que tuteurs de Marie et de Jeanne ses filles et  Philippe et Louis Trousseau dis Trousseau fils d'Anne de Damas et frères de Marie et Jeanne mineures. Ce procès durait encore en 1487.

- En 1434 jusqu'en 1453, on trouve Arthaut Trousseau et Marie de Saint Palais comme seigneur et Dame de Lunery/.

- En1455 un Jean Damas apparaît comme seigneur de Lunery

- En 1474 on trouve Marie de Saint Palais et Jean Trousseau (petit fils d'Arthaut) seigneur de Lunery.

- En 1476 ce furent Jeanne de Saint Palais et sa sœur Marie de Saint Palais et l'époux de cette dernière Jean Le Groing qui étaient maître de la seigneurie de Lunery.

- En 1481seuls Marie de Saint Palais et son époux  Jean Le Groing semblent être Dame et seigneur de Lunery

- En 1483,  Louis Trousseau était seigneur de Lunery.

- En 1494  ce fut Anne de Damas qui fut Dame de Lunery grâce à un accord passé avec Jean Trousseau segneur de Bois-Sir-Armé.

- En 1503, on trouve Marie de Saint Palais et son époux Jean Le Groing de nouveau dame et seigneur de Lunery.

- En 1505, messire Jean Du Puy seigneur du Couderay et son épouse Philippa de Baissey achetèrent la seigneurie de Lunery à Jean Groing et à son épouse Marie de Saint Palais.

-En 1554, Jean Du Puy décéda,  et ce fut son fils Georges Du Puy époux de Jeanne Rassin, qui fut seigneur de Lunery.

- En 1562, Georges Du Puy mourut dans sons fief de Rosières suite à la frayeur que lui fit l'attaque et la mise à sac de son château du Coudray par le capitaine Ivoy du parti des huguenots de Bourges.

- De 1562 à 1575, Claude Du Puy époux de Jeanne des Ligneris, fils du précédent, fut seigneur de Lunery.

- De 1575 à 1614, Jeanne du Puy, fille du précédant et épouse de Louis de Saint Gelais Lusignan fut Dame de Lunery.

- De 1614 à 1686, nous trouvons successivement comme seigneurs de Lunery mais aussi Rosières et Massoeuvre :

- Josué de Saint Gelais Lusignan ;

- Charles de Saint Gelais Lusignan dont une partie de son corps est inhumé dans l'église de Civray le 9 mai 1665;

- De 1686 à ????,  Charlotte de La Loë, veuve du précédant fut Dame du Coudray de Rosières et de Lunery.

- De ???? à vers1712, Charles de Saint Gelais Lusignan du Puy, fils des précédents.

- Vers 1712, la seigneurie du Coudray, comprenant celle de Massoeuvre et de Rosière et de Lunery, fut vendue par la famille Saint Gelais Lusignan du Puy à Charles Eléonor Aubry marquis de Castelnau des terres de Plou, pour la somme de 130 000 écus.
Nous avons toutefois un doute pour la seigneurie de Lunery. Faisait-elle ou non partie de cette vente ?

Dorénavant, la seigneurie du Coudray qui comprenait Massoeuvre et Rosières fera partie du marquisat de Castelnau et en tant que tel aura comme seigneurs et propriétaire ceux de ce même marquisat

Le 30 janvier1756 Charles Joseph de Bussy acheta le marquisat de Castelnau des terres de Plou dans lequel étaient inclues le terres du Coudray et de Civray pour la somme de 600 000 Livres. A sa mort, en 1785, ce fut sa nièce Charlotte Catherine Sophie de Bussy épouse Folleville qui hérita du marquisat.
En 1793 Les Communes furent instituée sur tout le territoire français.

 

II La seigneurie de L'Echalusse

C'est une seigneurie à part entière d'environ 900 ha, vassale de la seigneurie de Châteauneuf.
Ses terres se situent sur les seigneuries de Lunery et Primelles.
Elle comprenait les bois de l'Echalusse et la métairie de l'Echalusse, ainsi qu'un fief « Les Rimberts »
On peut aussi attribuer à cette seigneurie, le lieu de « La Guerne » qui se composait d'un bois  situé près de l'Echalusse où fut trouvée une enceinte pentagonale de 30 mètres de diamètre probablement d'origine féodale.
Cette enceinte est entourée de fossés d'une quinzaine de mètres de large, dont les terres résiduelles du creusement se trouvent déposées au-dedans formant ainsi un parapet interrompu à l'ouest pour y permettre l'accès.
Sans oublier  le lieu « Le Bois Quillery » où se trouvait aussi une autre enceinte de forme carré de 100 mètres de côté, entouré elle aussi de fossés sur trois de ses côtés.

Ces défenses semblent pouvoir être le lieu d'établissement des premiers seigneurs d'Echalusse, les Aiguemorte puis les Sant Avit. Ces lieux furent vendus en1587 aux Rochefort seigneurs de  Mareuil.(36) (37)

Des légendes populaires sont attachées à ces lieux.
L'une nous raconte l'apparition d'une fée blanche sur le rempart.
- Une autre nous dit qu'un homme à longue barbe poursuit tous ceux qui s'approchent du lieu.
- Une autre encore affirme que dans l'enceinte, un coq y chant la nuit.

Le fief « Les Rimberts »  de la seigneurie de L'Echalusse
Il fit partie de la seigneurie d'Echalusse qui était vassale à celle de Mareuil.
- En 1614 Les Rimberts furent acheté par Jean de Coulon seigneur de Champroy.
- En 1670, Les Rimberts appartiennent à Jean Gallus Conseiller au présidial de Bourges et à son épouse Claude de Tullier.
- En 1680, ce fut Jacques Lebloy, premier lieutenant de la Maréchaussée générale de Bourges, qui en était le seigneur. Puis ses héritiers se succéderont jusqu'en 1776.
- Ensuite nous trouvons Le sieur de Trumeau, suivit du sieur Séguin, puis suivit encore du sieur Marcillac vers 1880.

Les seigneurs de l'Echalusse

- En 1440, on trouve Jean du Pin seigneur d'Aiguemorte et son épouse Marguerite Moussy.

- Puis Perronelle du Pin, fille du précédent, et son époux Antoine de Saint Avit, fils du sénéchal de la Marche, Bertrand de Saint Avit.

- Puis Jean de Pin, fils des précédents et son épouse Jehanne de Gaucourt.

- En 1540, François et Antoine de Saint Avit fils des précédents.

- En 1549, Antoine de Saint Avit  et son épouse Louise Trousseau.

- Puis Jean de Saint Avit fils des précédents

- En 1587 le 12 aout, Anne de Rochefort seigneur de Mareuil et de la Croisette acheta, pour 300 écus soleil payable au 1er novembre, la seigneurie de L'Echalusse à Jean de Saint Avit.
Anne de Rochefort ne paya pas à la date et fut contraint à payer à Jean de Saint Avit, puis à son fil Etienne Duchesne sieur de la Grange Saint Jean, une rente de 266 écus, 12 livres d'escu sol.

- Le Ier septembre 1614, Etienne Duchesne céda la rente et le titre à Claude Gassot sieur de Deffens.

- Le 25 novembre 1627, Claude Cassot sieur de Deffens, céda à son tour la rente et le titre à Nicolas Bichanteau seigneur de Mareuil et gendre d'Anne de Rochefort.

- En 1636 Nicolas Bichanteau et son épouse Edmée Françoise de Rochefort étaient toujours seigneur et dame de la seigneurie de L'Echalusse.

 

 

III La seigneurie de Champroy

La seigneurie de Champroy s'était établie à partir d'une ancienne villa romaine qui semble avoir occupée les lieux où s'élève aujourd'hui le château mainte fois transformé. Par exemple, la chapelle actuelle du château n'est pas celle d'origine elle fut construite avant  1885.
Les seigneurs de Champroy faisaient aveux de vassalité aux seigneurs de Vierzon.
Cette vassalité semble s'être établie à l'époque des raides des Vikings.
La seigneurie de Champroy avait sur ses terres deux fiefs :
- « La vergne »
- « Chappet »

Les seigneurs de Champroy

La seigneurie de Champroy eut comme seigneurs :

- En1200, Hugonin du Verdier.

- En1250, Guillaume Pot seigneur de la Prune au Pot, qui avait épousé Catherine du Verdier

- En 1389, Régnier Pot, dont les héritiers seront seigneur jusqu'à la fin du XVI ème siècle.

- En 1590, Jean de Coulon et son épouse Antoinette de Bosselet

- En 1625, Jean de Coulon fils des précédents, qui avait épousé Suzanne Bochetel.

- En 1649, Jean Jacques d'Ivoy

- Puis la seigneurie passa à la famille Sauzay jusqu'en 1790.

- Puis à la famille Mellony – Lanet jusqu'à 1879 qui en était encore propriétaire.

Le fief de « La Vergne » de la seigneurie de Champroy.

Ce fief fut établi en continuité de l'implantation des occupations gallo-romaine dont nous avons vu les riches vestiges.
Au Moyen-Âge, il semble que ce fut un manoir qui régissait ses terres aux alentours.

Les seigneurs du fief de La Vergne

Les seigneur de La Vergue furent :

- En 1670 jusqu'à 1675, Sylvain de la Cube. (38)

- En 1681, Claude de la Cube. (39)

- Puis suivit François de la Cube, fils du précédent.

-  Puis Pierre Moreau et sa fille Catherine Moreau. (40)     

- En 1684, on trouve un Lavergne,

- De 1757 à 1780, un Margot sieur de la Vergne.

- En 1769, à Joseph Souffrain. (41)

- Après vient un Poubeau.

- Puis en 1885 à  un Jacquier.

Le fief « Le Chappet » de la seigneurie de Champroy:

Le nom de ce lieu évolua on trouve « Coypet » en 1218 ; « Chapet » en 1495 ; puis « Fraschet » nommé « Chappet » en 1508 ; enfin « Chapes « en 1656.
Tout comme La Vergne, Chappet semble avoir été un fief de Champroy.


Les seigneurs de Chappet, fief de la seigneurie de Champroy

Ce fief de Chappet fut donné en 1270 par Eude ou Odon Bardon au prieuré de La Prée.

- En 1491 Jean d'Orange et son épouse Jeanne Gamaches sont seigneur et Dame de Chappet et le Grand Bayet dépendait alors de Chappet. (42).

- En 1507 Sieur Desvaux  fermier de La Prée en fut fermier et propriétaire d'une partie de cette seigneurie qu'il vendit en 1508, au chapitre du château de Bourges.(43)  (Archives du Cher)

- En 1656, « Chappet » appartient à Pierre Bengy.



IV La seigneurie de Rosières

Rosières était une seigneurie.
En 1102 on y trouve comme seigneur Normannus de Rosarie. (44)
Cette seigneurie fut donnée en 1194 à l'abbaye de La Prée.(45)
Le lieu seigneurial s'appelait le Grand Rosière qui existe encore aujourd'hui.
Sur ces terres on trouve aussi un moulin qui était où se trouvaient les anciennes forges de Mazières( 46) et une métairie qui se trouvait au lieu dit la Grange-brulée. 
Dans le vocabulaire médiéval, le mot grange s'employait très souvent pour indiquer des possessions rurales des abbayes.
A cet endroit fut trouvée, en 1870, une salle voutée qui fut une chapelle. Ce fut en cette chapelle que mourut de frayeur Georges du Puy seigneur du Coudray après la dévastation de son château du Coudray en 1572 pas le capitaine d'Ivoy

Certains disent et écrivent que la seigneurie de Rosières fut la propriété de l'Abbaye de La Prée jusqu'à la Révolution !
Cette affirmation semble être une inexacte !
En effet la seigneurie fut achetée vers 1712, par Charles Eléonor Aubry, marquis de Castelnau à Louis de Saint Gelais seigneur du Coudray qui la possédait.
Monsieur Aubry marquis de Castelnau acheta en même temps les seigneuries du Couderay et de Massoeuvre. Il paya le tout 130 000 écus.
Puis la seigneurie passera en 1742 à Louis Jules Duvaucel  qui acheta le marquisat de Castelnau.
Le 30 janvier 1756, cette même seigneurie devint la propriété de Charles Joseph de Bussy qui acheta le marquisat de Castelnau pour une somme globale de 600 000 Livres.
Un courrier du 19 Janvier 1768, de Mr Trébucher régisseur du marquisat de Castelnau atteste que le moulin de la chaise de la seigneurie de Massoeuvre, et le  moulin de Rosières sont bien la propriété de Monsieur De Bussy, marquis de Castelnau. (47)
En 1785, Charlotte Catherine Sophie de Bussy de Folleville » hérite de tous les biens de son oncle, Charles Joseph de Bussy marquis de Castelnau, dont de la seigneurie de rosière et de son moulin.
Charlotte Catherine Sophie de Bussy » fut une maîtresse femme qui gérait le marquisat de Castelnau depuis que son oncle était reparti pour les Indes française en 1781.
Ce fut ainsi, que dès 1784, au regard de ses forêts qui produisaient déjà du charbon de bois et des nombreuses extractions de minerais de fer sur ses terres, qu'elle eut le projet d'établir en son moulin de Rosières en bordure du Cher, un haut fourneau afin d'y produire de la fonte. (47 bis)
Ce projet souleva bon nombre de contestations fondées et non fondées. Les plus virulentes vinrent des nobles des alentours qui, jusqu'à lors seuls donneurs d'ouvrage, imposaient le prix de la main d'œuvre.
Un tel projet remettaient entre autre, en cause leur monopole d'employabilité puisqu'il permettrait à un journalier d'abandonner le travail de la terre pour celui de la fonderie et ainsi ne plus être subordonné à leur autorité seigneuriale.
En plus, l'éventuel attrait que pourrait exercer cette fonderie sur la main d'œuvre locale, rendrait, par raréfaction, plus difficile le recrutement des journaliers pour les travaux des champs.
Elle dut donc renoncer à ce projet qui verra le jour 70 ans plus tard sur l'initiative du mari de sa petite fille Monsieur de Boissy.(48)
Contrairement à l'idée reçue et à ce qu'on trouve quelquefois écrit, Monsieur de Boissy, en 1836, n'eut jamais à acheter le moulin de Rosières et ses terres pour y établir à proximité les premiers haut-fourneaux. Ce moulin et ses terres faisaient partie des biens du marquisat de Castelnau que son épouse Amélie Musnier de Folleville avait reçu, en 1827 de sa grand-mère Charlotte Catherine Sophie de Bussy de Folleville.

 

Les seigneurs de Rosières

- En 1102 on y trouve comme seigneur Normannus de Rosarie. (49)

- En 1194, cette seigneurie fut donnée à l'abbaye de La Prée.(50)

- En 1562, Georges Du Puy qui en était seigneur, y mourut, suite à la frayeur que lui firent l'attaque et la mise à sac de son château du Coudray par le capitaine Ivoy du parti des huguenots de Bourges.

- De 1562 à 1575, Claude Du Puy époux, de Jeanne des Ligneris, fils du précédent, fut seigneur de Rosières.

- De 1575 à 1614, Jeanne du Puy, fille du précédant et épouse de Louis de Saint Gelais Lusignan fut Dame de Rosières.

- De 1614 à 1686, nous trouvons successivement comme seigneurs de Rosières et aussi de Marseuvre :

- Josué de Saint Gelais Lusignan ;

- Charles de Saint Gelais Lusignan dont une partie de son corps est inhumé dans l'église de Civray le 9 mai 1665;

- De 1686 à ????,  Charlotte de La Loë, veuve du précédant fut Dame de Rosières, du Coudray  et de Marseuvre.

- De ???? à vers1712, Charles de Saint Gelais Lusignan du Puy, fils des précédents.

- Vers 1712, la seigneurie du Coudray, comprenant celle de Marseuvre et de Rosière et de Lunery, fut vendue par la famille Saint Gelais Lusignan du Puy à Charles à Eléonor Aubry marquis de Castelnau des terres de Plou, pour la somme de 130 000 écus.
Dorénavant, la seigneurie de Rosières, mais aussi du Coudray et de Marseuvre, feront partie du marquisat de Castelnau et en tant que tel aura comme seigneurs et propriétaire ceux de ce même marquisat

- Le 30 janvier 1756, Charles Joseph de Bussy acheta le marquisat de Castelnau des terres de Plou dans lequel étaient inclues les terres de Rosières, de Marseuvre, du Coudray et de Civray pour la somme de 600 000 Livres. A sa mort, en 1785, ce fut sa nièce Charlotte Catherine Sophie de Bussy épouse Folleville qui hérita du marquisat.

- En 1793 Les Communes furent instituées sur tout le territoire français et Rosières fut rattachée à la commune de Lunery. Ce qui n'empêcha pas que la majorité des terres de l'ancienne seigneurie soient toujours sous la propriété des héritiers de Charlotte Catherine Sophie de Bussy épouse Folleville.

- En 1827, Amélie Musnier de Folleville, épouse de Hilaire Etienne Octave Rouillé de Boissy,  petite fille de la précédente, devint propriétaire de terres à Rosières notamment du  moulin sur la rive gauche du Cher.

- En 1830, Amélie Musnier de Folleville décédera le 16 juillet (51) laissant la gestion des ses propriétés de Castelnau à son époux Hilaire Etienne Octave Rouillé de Boissy en tant que tuteur de sa fille héritière, Octavie Etiennette Catherine Adèle Rouillé de Boissy, âgée alors de 6 ans.

- En 1837, Hilaire Etienne Octave Rouillé de Boissy en tant que tuteur de sa fille héritière, Octavie Etiennette Catherine Adèle Rouillé de Boissy, âgée alors de 13 ans. Etablit sur les terres près du moulin de Rosières  les premières forges.

 

 V La seigneurie de Marseuvre (Massœuvre à partir de 1800)


 

La seigneurie de Massoeuvre  fut aussi décliné Marsoure en 1229.(52)
Elle s'étendait sur celles de Lunery et du Coudray.


Les Seigneurs de Marseuvre

 - En 1217 à Eudes Barduns ou Bardons, en était le seigneur.

- Puis ce fut  jean Bardons fils du précédent qui en fut seigneur

- Elle passa en 1272, lors du partage de l'indivision Culan – Saint Palais à la seigneurie de Mareuil.(53)
De ce fait Marseuvre dépendra du baillage d'Issoudun.

- En 1505, Marie de Saint Palais Dame de Mareuil et son époux Jean Groing vendit la seigneurie de Marseuvre avec celles de Lunery et rosières, à Jean Dupuis seigneur du Coudray et son épouse Philippa de Baissey.

-En 1554, Jean Du Puy décéda,  et ce fut son fils Georges Du Puy époux de Jeanne Rassin, qui fut seigneur de Marseuvre.

- En 1562, Georges Du Puy mourut dans son fief de Rosières suite à la frayeur découlant de l'attaque et la mise à sac de son château du Coudray par le capitaine Ivoy du parti des huguenots de Bourges.

- De 1562 à 1575, Claude Du Puy époux de Jeanne des Ligneris, fils du précédent, fut seigneur de Marseuvre.

- De 1575 à 1614, Jeanne du Puy, fille du précédant et épouse de Louis de Saint Gelais Lusignan fut Dame de Marseuvre.

- De 1614 à 1686, nous trouvons successivement comme seigneurs de Marseuvre, mais aussi Rosières et Lunery :

- Josué de Saint Gelais Lusignan ;

- Charles de Saint Gelais Lusignan dont une partie de son corps est inhumé dans l'église de Civray le 9 mai 1665;

- De 1686 à ????,  Charlotte de La Loë, veuve du précédant fut Dame du Coudray de Marseuvre, Rosières et de Lunery.

- De ???? à vers1712, Charles de Saint Gelais Lusignan du Puy, fils des précédents.

- Vers 1712, la seigneurie du Coudray, comprenant celle de Massoeuvre et de Rosière et de Lunery, fut vendue par la famille Saint Gelais Lusignan du Puy à Charles Eléonor Aubry marquis de Castelnau des terres de Plou, pour la somme de 130 000 écus.
Nous avons toutefois un doute pour la seigneurie de Lunery. Faisait-elle ou non partie de cette vente ?

Dorénavant, la seigneurie du Coudray qui comprenait Massoeuvre et Rosières fera partie du marquisat de Castelnau et en tant que tel, aura comme seigneurs et propriétaire ceux de ce même marquisat

- Le 30 janvier1756 Charles Joseph de Bussy acheta le marquisat de Castelnau des terres de Plou dans lequel étaient inclues le terres du Coudray et de Civray pour la somme de 600 000 Livres.

- En 1779, De Bussy y ajouta la seigneurie de Saint Florent.

- En 1785, ce fut sa nièce Charlotte Catherine Sophie de Bussy épouse Folleville qui hérita du marquisat.

- En 1793 Les Communes furent instituée sur tout le territoire français, les terres de Marseuvre seront alors rattachées à la Commune de Saint Florent sur Cher. Ce qui n'empêcha pas que la majorité des terres de l'ancienne seigneurie soient toujours sous la propriété des héritiers de Charlotte Catherine Sophie de Bussy épouse Folleville.

- En 1827, Amélie Musnier de Folleville, épouse d'Hilaire Etienne Octave Rouillé de Boissy,  petite fille de la précédente, devint propriétaire de terres à Massœuvre.

- En 1830, Amélie Musnier de Folleville décédera le 16 juillet (54) laissant la gestion des ses propriétés de Castelnau à son époux Hilaire Etienne Octave Rouillé de Boissy en tant que tuteur de sa fille héritière, Octavie Etiennette Catherine Adèle Rouillé de Boissy, âgée alors de 6 ans.

- En 1837, Hilaire Etienne Octave Rouillé de Boissy en tant que tuteur de sa fille héritière, Octavie Etiennette Catherine Adèle Rouillé de Boissy, âgée alors de 13 ans.

 

Nous reste deux lieux de la paroisse de Lunery qui n'appartenaient pas à l'une des cinq seigneuries qui se trouvaient sur les terres de Lunery :

Le fief de Chanteloup 

Qui faisait partie de la seigneurie de Saint Florent qui appartient à Jean le Roy seigneur de Contres, puis à la famille Charlemagne.

Le fief de Houet

Qui dépendait de la seigneurie de Mareuil,.
Sur ce lieu était implanté un petit manoir et d'une métairie d'environ 250 hectares.
Il appartenait avant 1555, à René de Rochefort seigneur de la Croisette et de Mareuil.
Puis après 1555, ce fut à Nicolas Riglet receveur général des finances du Berry qui en fut le possesseur.
Puis à Daniel Riglet fils du précédant en hérita.
Puis à Etienne Riglet fils du précédent.


Passage des terres de Lunery  de l'ère agricole à l'ère de l'industrie métallurgique.

 

En 1785, Charlotte Catherine Sophie de Bussy de Folleville » hérite de tous les biens de son oncle, Charles Joseph de Bussy marquis de Castelnau, dont de la seigneurie de rosière et de son moulin.
Charlotte Catherine Sophie de Bussy » était une maîtresse femme qui gérait le marquisat de Castelnau depuis que son oncle était reparti pour les Indes française en 1781.
Ce fut ainsi, que dès 1784, au regard de ses forêts qui produisaient déjà du charbon de bois et des nombreuses extractions de minerais de fer sur ses terres, elle eut le projet d'établir en son moulin de Rosières en bordure du Cher, un haut fourneau afin d'y produire de la fonte.
Ce projet souleva bon nombre de contestations fondées et non fondées. Les plus virulentes vinrent des nobles des alentours qui, jusqu'à lors seuls donneurs d'ouvrages agricoles, imposaient le prix de la main d'œuvre.
Un tel projet remettaient entre autre, en cause leur monopole d'employabilité puisqu'il permettrait à un journalier d'abandonner le travail de la terre pour celui de la fonderie et ainsi ne plus être subordonné à leur autorité seigneuriale.
En plus, l'éventuel attrait que pourrait exercer cette fonderie sur la main d'œuvre locale, rendrait, par raréfaction, plus difficile le recrutement des journaliers pour les travaux des champs.
Elle dut donc renoncer à ce projet qui verra le jour 70 ans plus tard sur l'initiative du mari de sa petite fille Monsieur Hilaire Etienne Octave Rouillé de Boissy.

En 1836,  Hilaire Etienne Octave Rouillé de Boissy, héritier de  Charlotte Catherine Sophie de Bussy de Folleville  marquise de Castelnau via son épouse Amélie Musnier de Folleville, installa une forge à l'endroit où il possédait déjà un moulin qui jadis avait été établi par les moines de l'abbaye de La Prée. Puis il  adjoignit à cette installation une fonderie et un haut fourneau.
En 1837, le marquis de Boissy fit installer un deuxième haut fourneau. La motricité que nécessitaient les installations fut alors assurée par deux roues hydrauliques mues par les eaux de Cher.
En 1840, le marquis de Boissy, fit mettre en place les machines à vapeur chargées d'actionner les souffleries nécessaires aux deux hauts fourneaux.

Un décret  de Napoléon III en date du 6 juin 1857 autorisa l'établissement d'une « l'Usine à fer » de Rosières sur la commune de Lunery.
En 1844, le marquis de Boissy obtient des autorités, le droit de construire un troisième haut fourneau et d'agrandir l'espace d'usinage (usine). L'activité métallurgique de ces équipements fut prospère et employait environ 1200 personnes.
Ces installations comprenaient alors : deux hauts fourneaux d'une capacité de production annuelle de 1800 tonnes de fonte ; deux machines à vapeur haute pression dont les chaudières sont placées au-dessus des hauts fourneaux et chauffées par les gaz des gueulards. Il y avait aussi une grosse forge de 6 feux d'affinerie avec 2 gros marteaux, une petite forge à 2 feux, un four à réverbère et des laminoirs. Et plusieurs fours à puddler.
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En 1848,  le marquis de Boissy vendit l'Usine au Marquis de Vogüe.  L'instabilité du contexte politique national ralentit la demande en produit ferreux, et l'Usine de Rosières vit ses commandes se raréfier.
En 1855, les ouvriers furent mis au chômage et les salaires dus peinèrent à être honorés.

En 1861 fut inauguré la ligne de chemin de fer Bourges Montluçon avec un embranchement desservant l'Usine


En 1869, l'Usine fut achetée par Jules Roussel, industriel parisien qui va moderniser l'usine et lui donner une renommée nationale. Une Société anonyme fut alors créée par les héritiers de la famille Roussel.


En 1877, à la mort de Jules Roussel,  les héritiers Roussel tiennent le conseil d'administration de l'Usine et Léon Dupuis, notable local et caissier de l'Usine, prit la tête d'une usine en pleine prospérité.

En 1884, Léon Dupuis se fera élire Maire de Lunery.

En 1892, surgit le premier conflit social qui coutera aux ouvriers « meneurs » leurs revois.

En 1893, un deuxième conflit social apparaît. Cette fois Léon Dupuis accorde une augmentation de salaire apès avoir licencié 20 ouvriers syndicalistes.


En 1896 : Il y avait alors 600 ouvriers dont 380 mouleurs, et l'usine produisait 9000 tonnes de fonte par an.


En 1906, Un grève éclata, elle durera près de 6 mois. Il y aura de sévères affrontements entre les grévistes des les représentants de la force publique qui tentaient de faire entrer des ouvriers nouvellement embauchés afin de casser la grève. Léon Dupuis accordera alors une augmentation de salaire, et il reconnaitra la légitimité du syndicat dans l'Usine.
En 1907 : les hauts fourneaux furent arrêtés et. L'usine devint exclusivement une fonderie de deuxième fusion.

<!--[if !supportLineBreakNewLine]-->En 1909, à la mort de Léon Dupuis, ce fut Monsieur Henri Magdélenat qui prit la direction de l'Usine et là réorienta  vers une nouvelle activité, l'émaillage de la fonte dans la fabrication des cuisinières, poêles à bois et à charbon. La direction de Henri Magdelénat fut suivie par celles de ses descendants Etienne Magdelénat et Philippe Magdelénat.

 En 1920, le besoin de main d'œuvre de l'Usine nécessita la venue d'émigrés polonais avec leurs responsables et portes parole afin de les différencier  pour qu'ils ne renforcent  pas l'organisation ouvrière existante.

En 1929, l'Usine comptait un effectif de 943 ouvriers polonais et de 924 ouvriers français.

 

Démographie  des terres de Lunery à cette époque d'industrialisation

 Entre 1846 et 1861, la commune de Lunery (qui comprend Rosières) passe de 1181 habitants à 925 habitants cette décroissance est due à une faillite de l'Usine qui provoquera une phase de chômage importante.

Entre 1861 et 1872, la commune de Lunery passera de 925 habitants à 1064 habitants, dont 227 à Rosières. Cette nouvelle population venait de Mayenne (40%), de l'Indre (20%), de la Sarthe (8%) et d'autres départements (5%)
En fait elle suivait Mr Léon Roussel dans les différents lieux où il exerçait son activité d'industriel.

 

 

Nous arrêterons là l'histoire des terres de Lunery, mais il y a encore beaucoup à dire pour la période qui va de 1909 à aujourd'hui, notamment en ce qui concerne l'histoire ouvrière de ces lieux.
D'autres  s'attacheront surement à ce travail de recherche qui est d'un grand intérêt.

Pour ma part il m'a semblé nécessaire de rechercher quelles étaient les structurations et les gouvernances des terres de Lunery sous l'ancien régime afin que l'éparpillement de ces réalités ne fasse disparaitre.


 

 Notes de Références


[1] Le droit canonique définit la paroisse comme "la communauté précise de fidèles constituée d'une manière stable dans l'Eglise diocésaine et dont la charge pastorale est confiée à un curé, comme pasteur propre, sous l'autorité de l'évêque diocésain"

[2] Loi du 1er  décembre 1790, promulguée le 14 décembre 1790.

[3] LOUBOUTIN. (Catherine.).  : « Au néolithique les premier paysans du monde ». Editions Gallimard, Paris 1990.

[4] MARCHAND. (Pierre.). et PASQUET. (Hedwige.). : « Le Guide de la France préhistorique » Edition Gallimard /Nouveaux Loisirs. Caisse Nationale des Monuments historiques et des sites/Edition du Patrimoine. Paris 1997. 159 pages, . p. 21-39-40.

[5] de GROSSOUVRE.,(A.). & STEHLIN. (H.G.). : « Les sables de Rosières, près de Saint-Florent (Cher) ». Bulletin de la Société géologique de France (4) 12, 194212. 1912.

 [6] DESPRIEE. (J.). & DUVIALARD. (J.). : « Les premiers hommes ». In : « La Préhistoire en région Centre (France) », (I). Centre Départemental de Documentation Pédagogique, Blois 1994.

[7] DIODE DE SICILE : (v.90av.J.C. – 21 av. J.C.) Historien Grec. Les livres I à V consacrés aux origines de monde, à l'histoire de l'Egypte et de la Chaldée, les livres XI à XX consacrés aux événements de 480 av. J.C. à 302 av. J.C.. in « Histoire de Berry » de Jean Chaumeau seigneur de Lassay. Editions Antoine Gryphius. Lyon. 1566.

[8] PELLOUTIER. (Simon.). : « Histoire des Celtes, et particulièrement des Gaulois et des Germains depuis les tems fabuleux, jusqu'à la prise de Rome par les Gaulois ». [Livres I-II] Publié par I. Beauregard, 1740. 120 pages. p.22.

 [9] THIERRY. (Amédée.). : « Histoire des Gaulois ». Editions Hachette. Paris 1835. 415 pages, .p.10.

[10] HUGOT. (Abel.). : « France historique et monumentale: Histoire générale de France depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours ... » Editions  H.L. Delloye, 1836 page 13

 [11] BUHOT de KERSERS   : Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre des pages 29 à 35. 1887.

 [12] MORNET. (A.). : mémoire SH Cher pages de 277 à 291. 1876.

 [13] Référencié sous : Site 1119 -  J. Holmgren.

 [14] Référencié sous : Site 1120 – J. Holmgren

 [15] Société des études historiques : « revue des études historiques ». Publiée par Société des études historiques Paris. 1838. page 53

 [16] Une « Villa » était un ensemble rural formé par un bâtiment résidentiel principal et une série de bâtiments secondaires. Elle constituait alors le centre depuis lequel on administrait une exploitation agricole. Avec l'apparition des grandes propriétés gallo-romaines, la Villa s'est transformée en centre administratif de plusieurs exploitations agricoles.

 [17] Le terme de « Vicus » désignait pour les Romains, un groupement d'habitats que nous qualifierons aujourd'hui « de bourg » ou « de hameau » ou de village.
C'était une entité politique et judiciaire qui avait ses propres institutions et ses propres magistrats.
Un Vicus avait souvent pour origine un village gaulois d'avant la conquête.

 [18] PEUTINGER. Il ne fut pas l'auteur de la carte qui porte aujourd'hui son nom. Géographe et humaniste allemand, il possédait une table traçant les itinéraires de l'Empire romain. Cette table fut plus tard, appelée « Table de Peutinger ». Cette Table des Itinéraires lui avait été offerte en 1507 par Celtis Portucius, qui le chargea charge de la faire éditer. Peutinger ne put faire publier la table, dont une partie fut finalement éditée en Italie, à Venise, chez les célèbres Alde, bien après la mort de Peutinger.

CELTIS PORTUCIUS avait trouvé, par un pur hasard cette Table  à Worms, en Allemagne. Elle a la forme d'un  rouleau de sept mètres de long, représentant les voies connues depuis l'Angleterre jusqu'au Gange.
Les moines de Colmar réalisèrent en 1265, une copie de cette Table à partir d'une carte romaine datant du IV° siècle, elle-même sans doute aussi copiée. Cette copie fut une remise à jour d'une grande carte du monde peinte sur le portique d'Agrippa à Rome vers 12 de notre ère.
.Après être passé par la maison de Savoie, le manuscrit fut finalement acheté par la bibliothèque de Vienne, en Autriche, qui le possède toujours.

 [19] ARCHIVES DEPARTEMENTAL DU CHER : 1 F2.  « Bulletin des Antiquaires de Centre ». Pages 65 et 66.

Ibid 8.05. 1863, page 77.
CARTIER de SAINT RENE. (Louis.). : « Histoire de la seigneurie de Mareuil » Edition Alice Lyner. Issoudun 2009. Page 101.

[20] MELOIZES Des. (A.). : Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre n°XVIII. 1899, pages 33 et 37.
CARTIER de SAINT RENE. (Louis.). : Mémoire de la Société Historique du Cher n°XXVII. 1913, page 5.

[21] LEDAY. (A.). : « La campagne 1980 » page 347.

HOLMEGREN. (J.). : site 373.

[22] BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher » Editions Livres d'Histoire. Paris. 1996. Page 137.

[23] FAVIERE. (J.). : « Cahiers du Berry » n° XVI. 1969. Page 60. (Statuette visible au musée du Berry de Bourges).

[24] LEDAY. (A.). : « La Campagne » Pages 53. Edition ?, 1980.

[25] MORNET. (A.). : « Mémoire Société Historique du Cher ». 2ème série, 3ème volume. 1876

 [26] « Locadius » ou « Leocade » :

-        Il fut le fils de « Zenebrun » premier Gaulois reconnu comme sénateur par César.

-        Il se maria avec « Suzanne » fille de « Manlius Corentus » gouverneur de « Biturigum ») (Bourges).

-        Il sera le fondateur du Vicus Dolensis, appelé aussi plus tard, « Bourg Dieu » connu de nos jours sous le nom de « Déols » près de « Châteauroux ».

-        et enfin son fils « Lucilus » ou « Lusor » deviendra « saint Ludre »

 

[27] BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher » Editions Livres d'Histoire. Paris. 1996. Page 140.

 

[28] BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher » Editions Livres d'Histoire. Paris. 1996. Page 137.

[29] JOHANNOT. (René.). : « Histoire de Villeneuve ». Les Cahiers de Sant Johan. Plou 2009. page 14.

[30] Loi du 1er  décembre 1790, promulguée le 14 décembre 1790.

[31] CARTIER de SAINT RENE. (Louis.). : « Histoire de la seigneurie de Mareuil » Edition Alice Lyner. Issoudun 2009. Page 99.

[32] MAREUIL. De (Pierre.). : « La Vie de Jeanne de Valois, reine de France, fondatrice de l'ordre des religieuses de l'annonciade » Bibliothèque de Lyon 1741

[33] CARTIER de SAINT RENE. (Louis.). : « Histoire de la seigneurie de Mareuil » Edition Alice Lyner. Issoudun 2009. Page 99.

[34] CARTIER de SAINT RENE. (Louis.). : « Histoire de la seigneurie de Mareuil » Edition Alice Lyner. Issoudun 2009. Page 99.

[35] Archives de Noirlac, liasse de Châteauneuf.

[36] CARTIER de SAINT RENE. (Louis.). : « Histoire de la seigneurie de Mareuil » Edition Alice Lyner. Issoudun 2009. Page 99.

[37] BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher » Editions Livres d'Histoire. Paris. 1996. Page 139.

[38] THAUMASSIERE. (Thaumas.). : « Histoire du Berry ».

[39] RIFFE : dictionnaire des fiefs.

[40] Archives du Cher, Cures et fabrique de Lunery

[41] RIFFE : dictionnaire des fiefs.

[42] THAUMASSIERE. (Thaumas.). : « Histoire du Berry »

[43]  BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher » Editions Livres d'Histoire. Paris. 1996. Page 140.

[44] Raynal «  Histoire du Berry » tome II p 522.

[45] Archives de l'Indre H 394.

[46] BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher » Editions Livres d'Histoire. Paris. 1996. Page 139.

[47] JOHANNOT. (René.). : « Les événements de tous les jours au château et sur le marquisat de Castelnau sous le gouvernement du marquis Charles Joseph Patissier de Bussy-Castelnau. Centre de recherches artistiques, culturelles, historiques et sociologiques. Atelier Sant Johan Plou 2008.

(47 bis)  A.D. Cher B 2426 (20 septembre 1784)

48 www.Gene-Champagne-berrichonne.com/dossiers/dossiers.php?val=45

_les+usines+rosieres+lunery+1)

[49] Raynal «  Histoire du Berry » tome II p 522.

[50] Archives de l'Indre H 394.

[51] PILLET. (Antoine.). FAUCHILLE. (Paul.). : « Revue générale de droit international public: droit des gens-histoire diplomatique-droit pénal-droit fiscal-droit administratif » Publié par A. Pedone., 1917

[52] Archives de Noirlac, liasse Châteauneuf.

[53] Archives de l'Indre H 392

[54] PILLET. (Antoine.). FAUCHILLE. (Paul.). : « Revue générale de droit international public: droit des gens-histoire diplomatique-droit pénal-droit fiscal-droit administratif » Publié par A. Pedone., 1917


Derniers commentaires   

Posté le 2017-01-22 14:52:25 par santjohan
santjohanBonjour Monsieur ! Le seul point qui relie Charles Glandaz à Lunery c'est le Conseil d'Administration des Usines Rosières. Rosières est un village construit sur la commune de Lunery, autour des usines. Le Fils de Charles Glandaz, Léon Glandaz fut président du Conseil d'administration des usines et fonderies de Rosières entre 1880 et 1935. Je crois qu'il succéda à son père Charles dans cette fonction, mais cela reste à vérifier ! Il y a une avenue Charles Glandaz à Rosières sur la commune de Lunery/ Cordialement. René Johannot !

Posté le 2017-01-20 10:47:59 par v.servant
Monsieur, Pouvez-vous s'il vous plait me dire quel est le lien entre Lunéry et Charles Glandaz ?*MErci.