Origine de la Chevalerie Médiévale

 


"Atelier Sant Johan " Brouillamnon Plou.

Article écrit par René Johannot le 10 août 2009, publié sur ce site le 10 septembre 2010.



Origine et évolution de  la Chevalerie médiévale  en Berry et ailleurs

Introduction

    S'il existe un mot qui rassemble, dans notre imaginaire, les valeurs de courage, d'abnégation et de don de soi, c'est bien celui de « chevalerie ».
En Berry, la chevalerie eut une importance primordiale dans la structuration administrative et foncière de ce territoire (1).
    Sous Charlemagne, Le Berry fut d'abord un comté qui vit émerger  une Chevalerie assez diversifiée dont on peut identifier deux influences assez marquées.  
     - Il y avait d'un coté l'influence culturelle induite dans la langue d'oïl qui avait cours à l'Est et au Nord de la rivière Cher (2) et qui donna une chevalerie vaillante certes, mais aussi trop souvent brutale et rustre.  
    - Il y avait de l'autre coté, l'influence culturelle issue de la langue d'oc,  qui s'étendit au Sud et à l'Ouest de cette même rivière, et qui donna une chevalerie tout aussi courageuse mais emprunte de nuances et de courtoisie.
    Sur les territoires qui composent aujourd'hui « La Champagne Berrichonne » la Chevalerie qui s'y installa fut de culture aquitaine (3).
    En ces lieux, à cette époque, les trois amours des Chevaliers étaient, disait-on « Dieu, l'honneur et les Dames » (4).
    Ensuite, sous le roi Jean II le Bon, le Berry devint un duché parce que cette même Chevalerie s'était institutionnalisée dans sa diversité culturelle donnant ainsi une remarquable organisation dans laquelle, les influences franques romanes et occitanes étaient omni présentes.
   Que de versions n'a-t-on pas entendues sur les origines de la Chevalerie » en générale qui apparu dans un même temps sur toute l'Europe.     
   Pour les uns, seule la chrétienté avait pu engendrer une telle institution guerrière, alors quelle n'en fut que la fédératrice. 
    Pour d'autres la chevalerie n'avait pu qu'être issue de l'organisation de la société féodale. Alors qu'elle lui fut bien antérieure.  
    Pour d'autres encore, la chevalerie fut une nécessité pour amoindrir les effets de la déchéance civilisationnelle gréco-romaine provoquée par les invasions des peuples nomades venant de Germanie. Alors qu'elle provint justement de cette civilisation et de ces peuples germaniques.
    Il est généralement pensé que la  « Chevalerie », avec toutes les valeurs morales et quelquefois spirituelles qui s'y rattachent, n'a pu s'épanouir et se structurer que dans l'évolution d'une société qui s'imprégnait elle-même de ces mêmes valeurs. Cette conception est fausse, et la réalité est tout autre !
Ce ne sont pas ces valeurs qui sont à l'origine de ce qui deviendra au début du XI ème siècle la « Chevalerie médiévale ». En fait, la  chevalerie  va se former par la convergence puis de la fusion de deux traditions distinctes.
   -  L'une a ses origines dans l'antiquité gréco-romaine.
 - L'autre dans les pratiques initiatiques tribales des peuples de Germanie (ceux communément et souvent péjorativement appelés « barbares »).

Origines antiques gréco-romaine de ce que sera la Chevalerie médiévale.

       Dans les écrits anciens, les auteurs grecs et surtout athéniens, parlent de l'existence d'un groupe d'hommes qui se font appeler «  hippeis ». (Hippeis peut être traduit sans différenciation par « cavalier » ou » chevalier »)(5).
    Ces hommes sont des guerriers dont la richesse personnelle leur permet d'acquérir puis d'entretenir un cheval de combat. Dans une armée grecque principalement formée de guerriers à pieds (les fameux « hoplites à grande lance, la « sarisse » dont huit rangées formaient une phalange), ces Hippeis  formaient ainsi un corps de combattant distinct, qui était nommée «  la cavalerie ».
    Ce sont surtout les Macédoniens, tels que le roi Philippe II de Macédoine (6), puis son fils Alexandre le Grand (7), 
qui démonteront l'efficacité de ces soldats à cheval  lorsqu'il s'agissait de déborder rapidement l'infanterie ennemie sur ses flancs.

    Chez les Romains - dont on connaît l'extrême importance qu'ils attachent eux aussi à l'infanterie (dont unité tactique s'appelle la « manipule ») - on trouve un corps d'armée constitué de soldats qui combattent sur des chevaux. Ils sont appelés « Equites » (8). Ces hommes ont à leur charge leur équipement individuel de guerre. Cette condition exige que chacun ait une fortune personnelle.
    A une époque, Rome interdit aux riches négociants et propriétaires terriens, bien que faisant pourtant partie des notables et des centuries, d'accéder au Sénat, à la magistrature et à la classe nobiliaire, les tenant ainsi écartés de l'élitiste dirigeante.
    Afin de démontrer leur influence et l'importance qui en découle, ces riches négociants et propriétaires se regroupèrent et formèrent un ordre équestre qui pris lui aussi le nom de « Equités » (cavaliers chevaliers) mais qui n'avait plus rien à voir avec le rôle militaire d'origine.
    Pour entrer dans cet ordre, il fallait au prétendant fournir cheval et équipement et justifier d'une fortune de 400 000 sesterces à la fin du II e siècle avant J.C.
    Bien que l'action militaire n'était pas la finalité de leur ordre, ces « Équités » ou « Chevaliers » prirent part aux guerres de conquêtes romaines ou ils occupèrent des grades élevés. Ils eurent ainsi accès aux postes de la magistrature et au Sénat. Suétone (9) qui portait la parole du Sénat, était d'abord un « Équités » ou Chevalier.  
    Leur influence politique devint considérable et pesa significativement sur le gouvernement de Rome. Lorsque César eut conquit la Gaule, il imposa au peuple Gaulois l'organisationnel politique économique et social romain dans lequel l'ordre des Équités  avait une place importante.
    Bon nombre d'Equités furent à la tête de grandes propriétés terriennes gallo-romaines. Il ne fait aussi nul doute que l'ordre romain des Équités s'ouvrit à la riche aristocratie gauloise, accélérant ainsi le processus d'assimilation de la noblesse indigène aux idéaux de l'occupant.

Origines germaniques de ce que sera Chevalerie médiévale

     Si chez les Grecs et les Romains monter à cheval pour faire la guerre était rare et réservé à une élite, il n'en était pas de même chez les peuples nomades d'origine germanique ou scandinave.
    Etant de nature nomade, le nourrisson fille ou garçon, « Wisigoth », « Ostrogoth », « Vandale », « Alaman », « Alain », « Burgonde », « Lombard ou encore « Franc » et « Huns », pour ne citer qu'eux, se retrouvait sur le dos d'un cheval avant même de savoir marcher(10). Et comme la guerre était l'occupation principale de ces peuples qui se devaient pour vivre conquérir sans cesse de nouveaux territoires, le jeune enfant mâle cavalier se retrouvait tout aussi naturellement avec les armes à la main.
Combattre à cheval était donc la posture naturelle des guerriers de ces peuples de Germanie (11).   
    Sevré à l'âge de trois ans, le jeune Germain était confié aux femmes de sa famille jusqu'à l'âge de sept ans.
       Passé cet âge, il était alors confié jusqu'à son quatorzième anniversaire, pour son éducation presque essentiellement guerrière, à un père adoptif. En général, ce père adoptif n'était autre que le frère aîné de sa mère, donc à son oncle maternel.
     Cette période se nomme « forsterfaeder » ou « fosterage ».
    Cette période initiatique guerrière, dans son appellation, porte dans son étymologie même les notions de rudesse et forçage éducatifs auxquels est soumit le futur guerrier germain.
     Au terme de cette période le jeune germain allait faire ses preuves d'autonomie et de vaillance en voyageant parmi les nombreuses ethnies germaines.
    Lorsque le poil lui était poussé au menton,  il revenait alors dans sa tribu pour y subir le rite de la première coupe de barbe ou de cheveux et pour y affronter en combat singulier son père adoptif pour que tous puissent voir ses qualités de guerrier (12).
    Chez certains de ces peuples, et en l'occurrence chez les « Francs saliens » il était de coutume chez leurs chefs, de célébrer en plus, par une cérémonie spécifique, la remise très solennelle des armes à un jeune homme en âge de combattre(13).


Rôle fédérateur du christianisme  des traditions gréco-romaines et germaniques dont est issue la chevalerie médiévale

     Lorsque Saint Paul ouvrit la religion chrétienne au non Juifs, et que le concile de Jérusalem, en 49, entérina  sa séparation du judaïsme, le christianisme devint une religion universelle et catholique. Il se diffusa alors rapidement dans tout l'Empire romain malgré les persécutions affligeants ses adeptes qui ne s'arrêteront qu'après la conversion de Constantin en octobre 312.
    Le christianisme devint alors la religion officielle de l'Empire romain. A partir de cette reconnaissance, le christianisme n'eut de cesse de s'imposer aux pouvoirs politiques des rois et empereurs d'occident. Mais l'influence issue de son incontestable rayonnement ne restait que spirituel et morale, et n'avait que bien peu de prise sur les actions guerrières.
Alors, pour endiguer cette situation de prédominance guerrière, dès le IV e siècle,  le christianisme gallo-romain enveloppa puis imprégna, de ses principes moraux :
- D'un coté, les traditions originelles gréco-romaines de ces riches romains à cheval « Équités » qui combattaient dans les armées de Rome ;
- De l'autre coté, le rite initiatique  guerrier de ces exceptionnels guerriers et chefs germains dont la survie dépendait de leurs conquêtes.     Emprunts ainsi de la sacralisation chrétienne, ces deux usages « d'hommes à cheval » se confondirent chez les « Francs Saliens » (qui sont aussi nos ancêtres directs) en une seule pratique cérémoniale d'investiture au titre de « Caballarius » (14)


Evolution du cérémonial d'investiture d'un « Caballarius » vers l'adoubement du « chevalier médiéval »

    Ces cérémonials de reconnaissance de « combattant à cheval » se sontt perpétués pendant toute la dynastie mérovingienne, puis au début de celle des Carolingiens, où le premier témoignage écrit en latin, décrit comment à Rastibonne en Bavière, en 792, Charlemagne, lors de cette cérémonie, ceint son fils Louis le pieux, alors duc d'Aquitaine, âgé de quatorze ans, de l'épée guerrière.  
    Plus tard, Charles  le chauve recevra en septembre 838, pour ses quinze ans, ses armes ceinturon et baudrier ainsi que l'insigne de sa fonction. Puis en 841, le jour de Pâques, ce même Charles recevra de ses émissaires d'Aquitaine, habits et couronne (15). 
     C'est la plus ancienne cérémonie d' « adoubement » qui nous est donnée de connaître avec certitude.  
    A partir d'environ 850, le mot latin « Caballarius » ne désignera plus un homme de guerre à cheval, mais un noble guerrier qui fait partie de la suite d'un grand personnage.
    Ce mot latin prend alors le sens de « Chevalier ».
    Il fallu un siècle et demi d'interventionnisme religieux chrétien pour que l'église romaine adjoigne progressivement à la remise solennelle des armes et équipements, une cérémonie religieuse ou le serment de servir son roi sera accompagné de celui de servir et d'obéir à  Dieu et à son église.

    Enfin, au début du XI e siècle, prend forme la « Chevalerie médiévale » qui intègre dans ses valeurs sacramentelles les notions d'honneur, de courage, de droiture, de fidélité, de générosité, d'humilité et de sacrifice de soi.
    Ainsi, le  Chevalier  devient le protecteur de la veuve, de l'orphelin, du miséreux et de la « pucelle ». Il défend le bien et combat le mal dans l'obéissance à son roi, et dans le respect des dogmes chrétiens.
    De par ses valeurs, la « Chevalerie médiévale » est alors une institution si prestigieuse qu'elle modifiera profondément, en bien, le sens moral d'une certaine  noblesse de cette époque, qui faut bien l'avouer, n'en était que peu pourvue.
   La Chevalerie médiévale «  où seuls comptaient le corps et le cœur et non l'esprit » (16) fut si lumineuse à partir du XII e siècle, que même les rois voulurent être fait  Chevalier.  
    Mais, par ce choix du corps et du cœur, délaissant l'esprit, la « chevalerie médiévale » fut aussi, pour une partie, une Chevalerie illettrée (17).



Notes de références :

 (1) Devailly. (Guy.). : Le Berry du X e au milieu du XIII e ». Edition Mouton & Co. Paris La Haye 1973. 636 pages.

(2) La rivière Cher : Elle était à cette époque, la frontière entre la Neustrie, la Burgondie et l'Aquitaine.

(3) l'Aquitaine de cette époque était de culture linguistique occitane (langue d'oc).

(4) Rigaud Vaudreuil de (Pierre Louis) : « Tableau des mœurs françaises au temps de la chevalerie » tiré du roman de sir Raoul et de la belle Ermeline. Edition A. Egron. Paris 1825.

(5)   Solon : homme d'Etat athénien né à Salamine vers 640 av J.C. mort à Chypre en 58 av J. C. Il est le rédacteur d'une constitution qui crée 4 classes sociales dont celle des hippeis constituée d'homme possédant un cheval et un équipement militaire ou ayant un revenu annuel de plus de 300 boisseaux de grains.

(6) Philippe II de Macédoine : Il est né en 383 et mort en 336 av. J.-C., roi de Macédoine de 360 à 336. Il est l'un des trois fils du roi Amyntas III et d'Eurydice.
Âgé de 14 ans, on l'envoie en otage à Thèbes. Il y reste jusqu'à l'âge de 17 ans. De retour en Macédoine, il prend le pouvoir  comme tuteur de son neveu à la mort de son frère Perdiccas III en 359. Il est le père d'Alexandre le Grand.

(7) Alexandre le Grand ou Alexandre III de Macédoine : Il est né le 20  ou le 21 juillet -356 à Pella, mort le 13 juin -323 à Babylone. Il est un roi de Macédoine et l'un des personnages les plus célèbres de l'Antiquité.

(8) Ces soldats à cheval apparaissent lors de la constitution des comices centuriates qui sont généralement attribués à  « Servius Tullius » sixième roi de la Rome antique vers 579 av J. C.

(9) Suétone (en latin Caius Suetonius Tranquillus) : Il est un érudit romain ayant vécu entre le Ier et le IIe siècle. Il est principalement connu pour ses Vie des douze Césars, qui comprend les biographies de Jules César à Domitien. Il naquit probablement à Rome vers 69 après. J.-C., d'une famille appartenant à l'ordre équestre. Son père, Suetonius Laetus, était tribun angusticlave et combattit dans l'armée d'Othon à la bataille de Bedriac, où Vitellius triompha.

(10) Tacite. (né en 55, mort en 120 après J.C.) écrit en 98 après J.C.: « La Germanie » Chapitres  de 1 à 27 traitant de la vie quotidienne des peuples Germains. Chapitres de 28 à 46 énumérant les divers peuples qui composaient l'appellation généraliste de Germains.

(11) César : « Guerre des Gaules », livre VI, chapitres 21, 22.

(12) Diacre. (Paul.). (Paul Diacre né vers 720 mort entre 787 et 789) : « Histoire des Lombards » ouvrage écrit à l'abbaye Bénédictine du Mont Cassin en Italie. I, 23 et 24 et VI, 53.

(13) Cassiodore. : « Histoire des Goths ». Ecrit en 543.

(14) Césaire d'Arles : « Sermons » traitant du rapprochement de l'église et les royaumes barbares ». Ecrit en 543.
Grégoire de Tours : « Histoire des Francs ». Ecrit en 591.

(15) Nithard (né vers 800, mort entre 844 et 845) : « Histoire des fils de Louis le Pieux ». Livre second, chapitre 19 traduit par Fournier. Accessible en Français sur//remacle.org/boodwolf/historiens/nithare.html</ref>

(16) Duby. (Georges.). : « La Chevalerie ». Edition Perrin. Paris : 1993.

(17) Duby. (Georges.). : « La Chevalerie ». Edition Perrin. Paris : 1993.

 

 

Bibliographie :

 Pour l'introduction :

 Ouvrages contemporains :

 DEVAILLY. (Guy.). : « Le Berry du X e au milieu du XIII e ». Edition Mouton & Co. Paris La Haye 1973. 636 pages.

 RIGAUD VAUDREUIL. de (Pierre Louis) : « Tableau des mœurs françaises au temps de la chevalerie » tiré du roman de sir Raoul et de la belle Ermeline. Edition A. Egron. Paris 1825.


Pour le chapitre «Origines antiques gréco-romaines de ce que sera la Chevalerie médiévale»

 Ouvrages anciens :

TITE LIVE. (59 av J.C.- 17). « Histoire de Rome depuis sa fondation », livre XXXV.

FLOBERT. (Annette.). : « Tite-Live, histoire romaine,& la libération de la Grèce » livres XXXI à XXXV ». Editions Garnier Flammarion. Paris 1997.


  Ouvrages contemporains :

WORLEY. (Leslie.). : « Hippeis : la cavalerie de la Grèce antique ». Edition Westuiew Press. Boulder CO USA, février 1994, 241 pages.

MARTIN. (Albert.). : « Les cavaliers athéniens ». Editions E. Thorin. Paris 1887. 588 pages.

VIGNERON. (Paul.). : « Le cheval dans l'antiquité gréco-romaine des guerres médiques aux grandes invasions ». Edité par la faculté des lettres et des sciences humaines de Nancy en 1968.

GAUTIER. (Léon.). : « La Chevalerie ». Première Edition  chez Sanard et Dérangeon Paris 1825. Réédition chez Arthaud Paris 1960, puis chez Pardes, Paris, 1996, 368 pages.

GAUTIER. (Léon.). : « Origine et code de la Chevalerie ». Editions des Marais, collection Sciences Humaines, Paris, janvier 1989.

AUGRY. (Girard.). : « Rituels Anciens des Ordres de Chevalerie ». Edition Dervy, collection initiation. Paris, juin 1995.

CAGNAT. (René.). et GOYAU. (Georges.). : « Vous avez dit equites » in « Lexique des antiquités romaines ». Editions Thorin et fils. Paris 1895.

MEENS. (Landry.).  (Thèse de doctorat en histoire ancienne) « Les officiers de la garnison de Rome sous le Haut Empire » Université Paris IV, Sorbonne, école doctorale 1, mondes anciens et  
        médiévaux. Paris, juin 2008.


Pour le chapitre « Origines germaniques de ce que sera la Chevalerie médiévale »

Ouvrages anciens :

TACITE. (55 av JC- 120) : « La Germanie » Chapitres de 1 à 27 traitant de la vie quotidienne des peuples Germains. Chapitres de 28 à 46 énumérant les divers peuples qui composaient l'appellation
         généraliste de Germains. Écrit en 98 après J.C.

CESAR. (Jules.). : « Guerre des Gaules », livre VI, chapitres 21, 22.

DIACRE. (Paul.). (720-787 ou 789) « Histoire des Lombards ». Ouvrage écrit à l'abbaye Bénédictine du Mont Cassin en Italie. I, 23 et 24 et VI, 53.

CASSIODORE. : « Histoire des Goths ». Ecrit en 543. Document original perdu. Seul reste un résumé rédigé par Jordanès sous le titre de « De Origine actibusque Getarum ». Cet ouvrage est édité sous le titre d' « Histoire des Goths » chez Les Belles Lettres, collection la Roue à Livres. Paris 1995. Textes accessibles sur le site http //remacle.org/boodwolf/historiens/jordanes/goths1htm

 Ouvrages contemporains :

CREPIN. (André.). : « Beowulf » Edition diplomatique et texte critique, traduction française, commentaires et vocabulaire. Edition Kümmerle Göppingen 1991, 1051 pages.

ROUCHE. (Michel.). : « Le choc des Culture. Romanité, germanité, chrétienté durant le haut Moyen Âge ». Collection Histoire et Civilisation, Presses universitaires du Septentrion, 2003.

ROUCHE. (Michel.). : « Les rites d'initiation germaniques ». Article du 25 septembre 2007.


Pour le chapitre « Processus de fusion des traditions gréco-romaines et germaniques dont est issue la Chevalerie médiévale.

Ouvrages anciens :

CESAR. (Jules.). : « Qui equitatui proeerat – profecrus equitum » Commentarii rerum gestarum de bello gallico. Livre I, chapitre 52. Livre VIII chapitre 48. B. civ III, chapitre 60.

CESAR. (Jules.). : « Commentarii rerum gestarum de bello gallico ». Livre I, chapitre 48. Livre VII, chapitre 65. Livre VIII, chapitre 13. B. civ III chapitres 75 – 84.

TITE LIVE. : « Insitum ut veltes in légionibus essent Autorem peditum equiti immiscendorum centionem Q. Navium ferunt » Livre 26, chapitre 4.


Ouvrages contemporains :

LEROUX. (Patrick.). : « L'armée romaine et l'organisation des provinces iberiques d'Augste à l'invasion de 409 ». Editions Broccard. Paris 1982. 493 pages.

FLEURET. (Laurent.). (Mémoire de maîtrise en histoire ancienne). : « Les Armées de Combat dans les annales de Tacite : Etude de tactique ». Université de Nantes, juin 1997.


Pour le chapitre « Le christianisme fédérateur des traditions gréco-romaines et germaniques dont est issue la Chevalerie médiévale »

 Ouvrages anciens :

CESAR D'ARLES. : « Sermons » traites du rapprochement entre l'Eglise et les royaumes barbares. Ecrit en 543.

 Ouvrages contemporains :

LEMARIGNIER. (J. M.). : « France médiévale, institution et société ». Editions Armand Colin, collection U. Paris 1970. 415 pages.

DUBY. (Georges.). : « L'an Mille ». Editions Gallimard et Julliard, folio Histoire. Paris 1985. (Recueil de chroniques classées et commentées. 235 pages.

RICHET. (Pierre.). : « Les grandeurs de l'an mille ». Editions Bartillat. Paris 1999, 367 pages.

FLORI. (Jean.). : « Une élite guerrière » in journal « Le Point » article de janvier 2007, ref TDC.908.Chapitre IV « Eglise et Chevalerie ».

 FLORI. (Jean.). : « L'essor de la chevalerie 11e et12e siècle ». Editions Droz. Genéve 1986. 404 pages.

 


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