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La Renaissance



Sommaire

Introduction
La lignée des "de Chazlus" ou "de Chalus" seigneurs de Breuilhamenon des terres de Plou
de 1457 à 1484.
La lignée des "d'Orléans - de Courtois" seigneurs de Breuilhamenon des terres de Plou
 de 1484 à 1540.
La lignée des "Bochetel" seigneurs de Breuilhamenon des terres de Plou
de 1541 à 1592.


*Introduction
Tout comme pour le Moyen Âge, les historiens ne sont pas d'accord pour fixer une date de début et de fin de « La Renaissance », période historique inventée par Jules Michelet en 1840 (1) .
Là encore toutes dates proposées ne peuvent être que subjectives vu la difficulté à déterminer le commencement et l'extinction d'une évolution civilisationnelle de l'ampleur de celle dont nous parlons ici.
En général, un certain consensus veut que la Renaissance commence en 1453 à la chute de « Constantinople » pour se terminer à la mort de « Charles Quint » en 1558.
Pour notre part, nous situerons le début de « La Renaissance » sur les terres de Plou au début du règne des « Dames de Chazlus » sur la seigneurie de Breuilhamenon en 1457.
Début bien catastrophique il faut l'admettre, puisqu'il fut marqué en 1482, par une terrible famine, elle-même occasionnée par des conditions météorologiques extrêmes et suivie d'une épidémie de fièvres dont les symptômes décrits à cette époque peuvent nous faire penser aujourd'hui à la « grippe » (2) .
Nous fixerons la fin de cette période, sur ce même territoire, au mariage de « Marie Bochetel » Dame de Breuilhamenon avec « Michel de Castelnau Mauvissière » en 1575, période elle aussi troublée par la cinquième guerre de religion qui fut déclenchée par l'avènement du roi catholique Henri III de France (3).
Notre observation de cette période Renaissance, commencera, d'un point de vue architectural ; et plus précisément à partir du mélange des styles gothique flamboyant avec celui issu de la « revisitation » italienne des œuvres de l'Antiquité.
Un tel mélange de styles peut être identifié dans la transformation du château médiéval de Breuilhamenon en une demeure seigneuriale Renaissance qui plus tard sera nommée « château de Castelnau ».
Cet édifice que nous considérons, pour notre part comme un exceptionnel révélateur de l'implication de la Renaissance en architecture dans le Berry, a été préservé pendant plus de cinq siècles des catastrophes naturelles et des démolitions guerrières dont l'histoire est coutumière.
Le château de Castelnau, que nous appelons toujours ainsi de nos jours, est un véritable condensé d'élégances et d 'harmonies architecturales que les Maîtres Maçon de cette époque étaient capables de mettre en œuvre.
 La vue que nous avons aujourd'hui de ce château, nous la devons pour l'essentiel, à « Guillaume Bochetel » que nous retrouverons plus loin dans cet écrit.
Les autres seigneurs qui lui ont succédés ont beaucoup amélioré le confort intérieur pour y rendre la vie plus agréable. Par contre, ils ont peu modifié l'aspect extérieur qu'ils ont jugé, avec raison, presque parfait.

* La lignée des « de Chazlus » ou « de Chalus »
seigneurs de Breuilhamenon des terres de Plou de 1457 à 1484.

Origine des « de Chazlus » ou « de Chalus »
Cette maison seigneuriale qui fut à la tête de « la seigneurie de Breuilhamenon » de 1468 à 1484, a deux origines possibles. L'une est auvergnate, l'autre est limousine.
Il ne nous semble probable que « Loïse de Chazlus » et « Marguerite de Chazlus », qui furent toutes deux Dames de Breuilhamenon entre 1468 et 1484, appartiennent à la branche auvergnate. Car le nom de « Chazlus » de la maison limousine s'orthographie presque toujours avec un accent circonflexe sur le A ce qui donne « Châzlus » ou « Châlus » ce qui n'est pas le cas sur les actes archivés.

Liens de parentés probables entre Loïse et Marguerite de Chazlus ou de Chalus
Divers documents (4)  tendent à identifier Loïse de Chazlus comme épouse de Geoffroy de Fontenay et mère de Jacquet ou Jean de Fontenay ».
Marguerite de Chazlus serait alors :
-    soit la fille de Loïse de Chazlus, donc la sœur de Jacquet ou Jean de Fontenay,
-    soit la sœur de Loïse de Chazlus, donc dans ce cas, la tante de Jacquet ou Jean de Fontenay.
Mais rien de tout cela n'est très sûr.
Par contre, et c'est une certitude, ces deux femmes ont gouverné la seigneurie de Breuilhamenon à la mort de Jacquet ou Jean de Fontenay en 1468.

Grande famine de 1481
Ce fut à l'époque des règnes de ces deux Dames, qu'une famine d'une rare ampleur s'installa.
Elle fut engendrée, d'abord par le froid intense de l'hiver 1480 - 1481 ; suivi par les pluies diluviennes du printemps 1481 ; auxquelles s'ajoutent les orages violents et incessants de l'été de cette même année ; le tout couronné par les pluies torrentielles de janvier 1482.
Tout comme Bourges en perdit son archevêque, les paysans des terres de Plou payèrent cruellement en vies humaines ce manque de nourriture (5)
Devant l'ampleur de cette famine, le roi (Louis XI), pour éviter les spéculations provinciales sur les grains fut obligé d'autoriser la libre circulation, exempte de toutes taxes, des grains sur tout le royaume (6) .

* La lignée des « de Courtois » seigneurs de Breuilhamenon des terres de Plou de 1484 à 1540.

Origine des « de Courtois »
A partir de 1484, la seigneurie de Breuilhamenon fut tenue par Dame « Claude d'Orléans » qui de par sa naissance « d'Orléans » fut en cousinage avec la famille royale de Charles VIII de France.

Dame Claude d'Orléans
Les recherches tendent à nous faire penser qu'elle aurait put être la fille de « Macé d'Orléans » seigneur du fief d' « Arneuse » dont le nom se transforma en « Arnaize » pour être de nos jours « Renaise ».
Ce Fief se situait sur la rive gauche de la rivière « Arnon » entre « Saint Ambroix » et « Chârost ».

Paul de Courtois
Cette Dame Claude d'Orléans aurait épousé un de Courtois et de cette union était né un fils nommé « Paul de Courtois » qui succéda à sa mère comme seigneur de Breuilhamenon en 1519.
 Là encore, il y a forte présomption, mais aucun document n'amène de certitude.

Jean de Courtois
Nous ne connaissons pas la date du décès de Paul de Courtois, mais nous savons que ce fut son fils « Jean de Courtois » qui hérita du fief de
Breuilhamenon » et qu'il la vendit aux Bochetel quelque temps avant 1541(7) .

Evénements de cette époque sur les terres de Plou
Durant cette période, l'immense sagesse de « Jeanne de France », (fille du roi Louis XI, épouse répudiée du roi Louis XII), duchesse de Berry, avait installé dans cette province, de 1498 à 1505, sept années de paix et de relative prospérité.
Ce fut en 1522, sous le règne de Jean de Courtois seigneur de Breuilhamenon, que cette même seigneurie et les terres de Plou furent secouées par un important tremblement de terre.
Ce tremblement de terre fut suivi sept ans après en 1529 par de grandes inondations provoquées par les eaux du Cher et de l'Arnon. « Les terres furent si gorgées d'eau que les chemins creux s'étaient transformés en cours d'eau » ainsi en parle un témoin de l'époque.
En ce temps là, le château de Breuilhamenon était une petite forteresse qui subissait au cours des années des améliorations pour l'essentiel défensives.
Le château renaissance qui existe aujourd'hui et qui s'appelle « Castelnau » fut élevé sur les anciennes fondations médiévales. Il ne reste du vieux château que les fossés, une tour carrée accostée d'une tourelle d'escalier et quelques souterrains (8).
Voici en quels termes nous en parle Alphonse Louis Marie Buhot de Kersers (9)  en 1885 :
« Il forme une enceinte rectangulaire entourant une cour intérieure ; aux angles externes sont quatre tours ; au dehors sont des fossés ou douves murées, couronnées de tores ou gros boudins et parapets, qui masquent les base du château. Celles-ci construites en talus, avec des empâtements très saillants au pied, sont aussi, à la naissance du mur, couronnées par un boudin horizontal.
L'entrée nord, consiste en une grande porte à cintre surbaissé, accostée d'un guichet à linteau droit ; au devant était jadis un pont-levis, remplacé par une arche en pierre. Le dessus de cette porte est décoré de deux petites tourelles sur encorbellements sculptés, ….Entre elles était autrefois un massif et un alvéole pour le pont-levis ; au dessus une galerie de communication allait d'une tourelle à l'autre… ».

Condition de vie des habitants des terres de Plou à cette époque
En ce début de Renaissance, comme ce fut le cas pendant tout le Moyen Âge, les habitants de la paroisse de Plou et de la seigneurie de « Breuilhamenon » étaient tous des paysans et même si certains d'entre eux avaient des talents de charpentier, forgeron, charron, tisserand, bûcheron, et charbonnier etc., leurs activités principales restaient essentiellement agricoles.
Certes, tout au long de la période médiévale qui se terminait, la condition de servage du paysan des terres de Plou qui, à la création de la seigneurie par Amenon d'Issoudun était majoritairement celle de « serf de corps et de poursuite » (10) , s'était vue allégée de beaucoup de contrainte et soumission, pour devenir celle de « serf de servitude simple » (11)  ou encore pour les plus chanceux celle de « serf de servitude réelle » (12).
Mais le seigneur restait le seigneur et tous dépendaient directement de son autorité.
Pendant les cinquante ans d'avant la fin du Moyen Âge, au cinquante ans d'après le début de La Renaissance, et malgré les épidémies et fléaux naturels, la démographie du royaume de France passa de 10 millions d'habitants à 20 millions en moins d'un siècle pour une surface cultivable qui était restée la même.
Nourrir les gens nécessitait donc que l'on défriche pour y établir de nouvelles surfaces cultivables.
Ainsi à cette époque, les campagnes de la seigneurie de Breuilhamenon virent leurs surfaces cultivables augmentées.
Si les conditions matérielles de vie s'étaient peu améliorées, le progrès le plus visible en ce début de Renaissance, fut celui du début de la diversité dans la culture des denrées alimentaires produit sur ces terres.

Implantation sur les terres de Plou de nouvelles cultures agricoles et maraîchères
La découverte de l'Amérique en 1492, eut pour conséquence faire apparaître dans les potagers des chaumières des terres de Plou : les haricots, le choux fleur, le potiron, la citrouille, la courge et la betterave potagère.
Dans le jardin du seigneur ce fut les asperges et les artichauts qui apparurent.
Dans les champs levèrent pour la première fois le blé noir que nos ancêtres consommaient en bouillies et galettes.
Mais les procédés de culture et d'élevage restaient archaïques. Les champs étaient mis en jachère pendant trois ans, aucun apport et amendement n'étaient pratiqués. Créer des prairies artificielles était considéré comme une hérésie. La charrue à perche sans coutre était encore utilisée et tirée par des bœufs.
Concernant l'élevage, c'était du « va comme chte pousse » si les troupeaux, surtout de moutons, étaient nombreux, il n'existait aucune pratique de soin, d'alimentation et de gestion de la reproduction, ce qui aboutissait à forte mortalité des animaux.

* La lignée des « Bochetel » seigneurs de Breuilhamenon de 1541 à 1592.

Origine des « Bochetel »
La famille « Bochetel » était originaire de Reims. Elle suivit dans le Berry et à Bourges le roi Charles XII qui avait alors, comme Secrétaire et Argentier, un certain « Jean Bochetel » (1437 -1439) (13) .

Jean Bochetel
Ce « Jean Bochetel » sera aussi nommé en 1440, notaire et secrétaire du « Dauphin Louis » (futur Louis XI). Puis en juillet 1454, Il sera Commis aux finances de la reine « Marie d'Anjou ». Enfin, en 1461, il devint clerc de la chambre des comptes du roi à l'avènement de Louis XI.
Ce même Jean Bochetel avait épousé la sœur de « Jacques Cœur » dont le prénom est mal connu mais qui dans des actes, était nommée « N Cœur » (14) .
De cette union naquirent deux enfants : Un fils nommé « François » et très certainement, une fille appelée « Perrette ».
En Berry, Jean Bochetel devint seigneur de « Moulin neuf », de « Sassy » et de la « forêt de Thaumier ».
Il mourra le 10 février 1469.

François Bochetel
« François Bochetel », fils de Jean Bochetel et de N Cœur précités, hérita de tous les titres de noblesse de son père, et de la charge de secrétaire et argentier du roi Louis XI puis Louis XII.
Il se maria avec « Marie Pellorde » et de cette union naissait un fils nommé « Bernardin » (15) .
François Bochetel sera deux fois Maire de Bourges d'abord de 1494 à 1495, puis de 1498 à 1499.

Bernardin Bochetel
« Bernardin Bochetel », fils de François Bochetel et de Marie Pellorde précités, hérita des titres et des charges de son père.
Il sera deux fois Maire de Bourges d'abord de 1505 à 1507, puis de 1530 à 1531.
Il se maria avec « Catherine Babouin », et de cette union naquirent deux fils :
-    « Guillaume » qui héritera de son père,
-    « Jacques » qui sera sieur de « Galifard ».

Les « Bochetel » seigneurs de Breuilhamenon
Guillaume Bochetel seigneur de Breuilhamenon de 1535 à 1558

« Guillaume Bochetel », fils de Bernardin Bochetel et de Catherine Babouin précités avait hérité de son père. Il était seigneur de Sassy et de la forêt de Thaumier.
Il était propriétaire en la ville de Bourges, d'un hôtel particulier qu'il avait acheté à Durand Salvi receveur des Tailles qui l'avait lui même fait construire après grand l'incendie de Bourges de 1487. Cet hôtel sera plus tard appelé l' « hôtel Cujas » du nom d'un grand juriste Toulousain qui y séjournera.
Ce même Guillaume Bochetel devient  seigneur de Breuilhamenon  (aujourd'hui Brouillamnon) après avoir acheté cette seigneurie et son château à Jean de Courtois avant 1540.
En ce qui nous concerne, nous fixerons cet achat avant le 9 juillet 1535, date du décès du Chancelier du roi François 1er, Antoine Duprat qui vint, avec le roi, au château de Breuilhamenon après que Guillaume Bochetel en fut devenu propriétaire (16). Cette vente fut donc certainement réalisée début 1535 et la visite du roi et de Duprat eut lieu au début du printemps 1535.
Ces deux demeures furent alors transformées et aménagées dans un pur style Renaissance berrichonne si bien exprimé par Guillaume Pelvoysin Maître maçon.
Nous pouvons dire que nous devons à Guillaume Bochetel la transformation du château médiéval de Breuilhamenon en château dit « Renaissance » dont l'aspect architectural est celui que nous lui connaissons aujourd'hui.
Guillaume Bochetel épousa Marie de Morvillier, et de cette union naquirent cinq enfants, trois garçons et deux filles.
    - « Bernardin » qui de viendra évêque de Reims et abbé de saint Laurent en Auxerrois  (17)
    - « Jean » qui héritera des titres et charges de son père Guillaume ainsi que de la seigneurie de Breuilhamenon (18) .
    - « Jacques » qui héritera des titres et charges de son père Guillaume (19) , à la mort de son frère Jean.
    - « Jeanne » épousera Claude de l'Aubépine.
    - « Marie » épousera Jacques Bourdin puis, veuve de ce dernier, elle épousera en seconde noce Jacques de Morogues.
Ces cinq enfants auront les mêmes précepteurs et maîtres que les enfants royaux, à savoir : Jacques Amyot  et Jacques Lefèvre d'Etaples.

La venue du roi de France François 1er au château de Breuilhamenon
Le fait historique qui fut à l'origine de cette similitude éducative entre les enfants royaux et ceux de Guillaume Bochetel se produisit le jour de la visite du roi François 1er  au château de Breuilhamenon (20) .
Pour lui souhaiter la bienvenue en ce château, et comme il était d'usage en ce temps, l'aîné des fils de Guillaume Bochetel récita au roi un compliment composé et écrit en vers grecs.
Le chancelier Antoine Duprat qui accompagnait sa Majesté en fut émerveillé et demanda alors qui avait composé ce poème. On lui répondit que c'était « Jacques Amyot » le précepteur des enfants Bochetel grand traducteur de Plutarque jusqu'à ce jour inconnu.
Le roi qui entendit cette réponse décida sur le champ que cet érudit de la langue grecque serait aussi, en plus de celui des enfants Bochetel, précepteur des enfants royaux (21).
C'est ainsi que Jacques Amyot fit son premier pas vers la célébrité.

Carrières administrative et diplomatique de Guillaume Bochetel seigneur de Breuilhamenon
Guillaume Bochetel débute sa carrière avec la charge de greffier des aides et gabelles du Berry.
Le 27 juillet 1518, le roi François Ier de France lui confie la charge de clerc de notaire de la chambre du roi où il se distingue en rédigeant en février 1522 une ordonnance traitant de l'éparpillement territorial des gens de guerre.
En décembre 1529, le roi lui demande d'accompagner le vicomte de Turenne en Espagne afin de négocier son troisième mariage avec Éléonore de Habsbourg sœur de Charles Quint, alors veuve du roi Manuel Ier de Portugal.
Le 22 août 1530, le roi le nomme secrétaire contresignataire des actes royaux de finance et lui confie la charge de Secrétaire des finances royales et contresignataire des actes royaux deux ans plus tard.     En mai 1535, il part avec l'amiral royal Philippe Chabot à Calais pour négocier avec l'Angleterre.
En 1537, il est envoyé par le roi à Leucate pour négocier la paix avec l'Empereur Charles Quint et accompagne le roi lors de son voyage en Piémont en 1538.
Le 29 septembre 1542, il est fait Greffier de l'ordre de Saint-Michel.     En 1546, il négocie, conclut et signe le traité d'Ardres avec Henri VIII d'Angleterre signé le 7 juin (22).
Désormais Guillaume Bochetel sera auprès du roi dans tous les grands événements qui eurent lieu à cette époque.
Guillaume Bochetel sera l'auteur de deux œuvres littéraires l'une éditée en 1530, l'autre en 1531 :
    - Le sacre & coronement de la Royne imprime par commandemet du Roy nostre Sire, Éditeur Geoffroy Tory. Paris 1530. Bibliothèque de l'institut National d'Histoire de l'art. Collection Doucet. Cote inventaire NUM 8 Res 599.
    - L'Entree de la Royne en sa ville & cité de Paris, imprimée par le commadement du Roy nostre Sire, Éditeur Geoffroy Tory. Paris 1531. Bibliothèque de l'Institut National d'Histoire de l'art. Collection Doucet. Coté inventaire NUM 8 Res 600.
Guillaume Bochetel » meure en 1558. Il aura donc été seigneur de Breuilhamenon de 1535 à 1558.

Jean Bochetel seigneur de Breuilhamenon de 1558 à 1564
« Jean Bochetel » nous ne sommes pas sur de son existence, seul Buhot de Kersers (voir note de référence n° 17) le cite comme héritier de la seigneurie de Breuilhamenon après Guillaume Bochetel.
Il aurait été seigneur de Breuilhamenon de 1562 à 1564.

Contexte socio-politique et culturel de cette époque
Les évolutions culturelles et artistiques induites par la Renaissance furent considérables.
Non seulement elles ont fait entrer la lumière dans les sombres demeures médiévales en remplaçant la meurtrière par la fenêtre à meneaux ; mais elles ont aussi dans le même temps permis d'éclairer les esprits des hommes de ce temps et d'y faire émerger des notions nouvelles telles que : le débat d'idée, la recherche, la remise en cause des dogmes, la tolérance, et le respect.
Mais cette cascade de bienfaits s'est trouvée freinée puis stoppée par l'opposition agressive des doctrines en place, en particulier celles du catholicisme qui n'admettait pas d'être concurrencé par les libertés religieuses et de conscience que faisait naître la mise en œuvre de ces nouvelles valeurs humaines.
Pourtant, à cette époque, le Berry marchait sur le chemin de ces valeurs que lui avaient montré ses Duchesses.
Il y avait eu d'abord Jeanne de France (23) , fille de Louis XI et reine de France répudiée par Louis XII son époux, qui fut duchesse du Berry de 1498 à 1505.
La bonté de cœur et la sagesse d'esprit de cette femme affligée elle-même par les pires malheurs, soignèrent les blessures du peuple berrichon laissées par les affreuses privations dues aux guerres civiles et aux impôts inconsidérés. Elle fut appelée « la bonne Duchesse » par les berrichons et l'Eglise après l'avoir humiliée dans un honteux procès, en fit une sainte.
Puis arriva ensuite Marguerite d'Angoulême (24) , sœur de François 1er, épouse de Charles duc d'Alençon, puis d'Henri d' Albret roi de Navarre qui fut duchesse du Berry de 1517 à 1549.
La grande érudition de cette princesse, attira en Berry bon nombre de grands professeurs et maîtres tels qu'André Alciat juriste milanais ou François Habert poète disciple de Clément Marot, mais aussi Martin Luther et Jean Calvin dont les idées religieuses tendaient vers la réforme de l'église catholique. Elle prêcha la tolérance et fit rédiger « la coutume du Berry » par une assemblée composée des trois Etats : noblesse, clergé et peuple.
Enfin vint Margueritte de Valois (25), sœur du roi Henri II, fille de François 1er, qui fut duchesse du Berry de 1550 à 1574.
Cette Dame fut une des plus savantes de son époque elle maîtrisait parfaitement le grecs et la latin. Elle gouverna directement le Berry de 1550 jusqu'à son mariage avec Emmanuel Philibert de Savoie en 1559. Durant ce temps de gouvernance, elle favorisa les arts et lettres, prit Michel de l'Hospital comme président de son conseil puis de la Cour des comptes. Elle fait venir en Berry, Jacques Cujas alors grand professeur de droit de Toulouse qui fit de l'Université de droit de Bourges, l'une des plus renommée d'Europe
Comme on le voit, Le Berry d'alors rayonnait de cet éclat humaniste que la Renaissance avait apporté, et il le devait à trois femmes exceptionnelles.
Ce rayonnement se distinguait de celui qu'avait pu produire en d'autres temps le mécénat et l'envie du beau qui animaient et attiraient le duc Jean de Berry, car il ne dépendait pas d'une initiative individualiste et personnelle.
Non, ce rayonnement là, celui que la Renaissance installa en Berry, était dû au jaillissement des savoirs que tous les hommes des classes sociales plutôt élevées y comprit la bourgeoisie, pouvaient s'approprier ; et cela, représentait une sacré différence.
Bien sur, le peuple laborieux de cette époque était encore bien loin d'accéder à cette possibilité d'appropriation des savoirs. Il en était même tenu à l'écart par les détenteurs de privilèges. Mais l'étincelle de l'instruction émancipatrice s'était produite sous un énorme tas d'obscurantisme et c'est là l'essentiel même si les braises ainsi allumées, mirent près de trois siècles à couver avant que surgissent les flammes libératrices.
Les terres de Plou ont eu la chance d'avoir comme seigneur un Guillaume Bochetel qui avait su s'imprégnait et mettre en pratique ces valeurs nouvelles qui se voulaient ignorantes de cet obscurantisme dogmatique. Il avait su élever ses enfants dans cet esprit d'ouverture et ce fut un second bienfait pour les terres de Plou car cela les protégea un peu, des sombres nuages que les huit guerres de religions apportèrent entre 1567 et 1598.
Mais déjà, depuis 1562, grondaient les prémices de ce qui sera appelé « les guerres de religions » lorsque les protestants français, aussi appelés les Huguenots, livrèrent le port du Havre aux Anglais afin que ces derniers puissent ravitailler leurs troupes qui en décousaient avec les catholiques du duc Henri de Guise.
Le 27 mai 1562, la ville de Bourges, investie par les 120 cavaliers du comte de Mongoméry, qui combat pour le compte du prince de Condé, fut donc sous influence protestante.
Le 9 juillet 1562 la ville d'Issoudun qui se déclare être que du parti du roi, voit entrer dans ses murs, à la tête d'une compagnie entière de gentilshommes, les deux frères, Charles de Barbançois seigneur de Sarzay et Gabriel de Barbançois seigneur d'Auzans qui proclamèrent Issoudun catholique.

Evénements de cette époque sur les terres de Plou
Les terres de Plou, tout comme celles de Saint Florent, du Coudray et de Chârost, ont eu à subir des exactions commises par Jean Hangest dit « capitaine d'Ivoy » et ses troupes lors de leurs cheminements pour conquérir Issoudun. D'après Buhot de Kersers et Cartier de Saint René, nous leurs devons une partie de la destruction qui avait endommagé le chevet semi circulaire de l'église Saint Pierre de Plou, qui fut certes reconstruit après ces troubles, mais malheureusement carré.
D'une façon générale, on peut dire que presque toutes les seigneuries du bailliage de la grosse tour d'Issoudun prirent le parti d'être fidèle au roi. Dans cette allégeance, l'appartenance religieuse ne fut pas, pour bon nombre d'entre elles, le critère essentiel d'adhésion au camp royaliste.
Malgré la paix d'Amboise signée le 19 mars 1563, les rancœurs et les tensions entre catholiques et protestants étaient telles que le moindre faux pas d'un côté comme de l'autre, était en capacité de déclencher de nouvelles hostilités.
    Ce fut la découverte, par les catholiques, du complot que les protestants montèrent contre le roi Charles IX , connue sous le nom de « Surprise de Meaux » qui déclencha une nouvelle guerre civile.

Jacques Bochetel seigneur de Breuilhamenon de 1558 à 1585
« Jacques Bochetel » était le fils de Guillaume Bochetel et de Marie de Morvillier précités, il avait hérité de son père ou de son frère Jean, des titres de seigneur de la forêt de Thaumier et « seigneur de Breuilhamenon » en 1558.
Il épouse « Marie de Morogues », et de cette union naît une fille « Marie ».
Carrières administrative et diplomatique de Jacques Bochetel
Jacques Bochetel sera trésorier du dauphin (futur François II). Il sera aussi greffier de l'ordre de saint Michel, secrétaire de la chambre du roi, (François 1er) contrôleur des guerres.
En septembre 1557 il fut nommé par le roi (François 1er) ambassadeur extraordinaire en Suisse.
Puis en 1560, ce même roi le nomma ambassadeur en Flandres.
En 1563 il fut aussi gentilhomme de la chambre du roi et maître d'hôtel du roi (Charles IX).
Puis en 1578 il sera fait par le roi (Henri III) chevalier de l'ordre.
Enfin, en février 1595 le roi (Henri IV) le nomme conseiller d'Etat.
Jacques Bochetel tout en gardant la jouissance de ces biens, dotera sa fille Marie de  la seigneurie de Breuilhamenon lors de son mariage avec « Michel de Castelnau » le 26 juin 1575.
Jacques de Bochetel aura donc été seigneur de Breuilhamenon de 1558 à 1585, date à laquelle il lègue à son petit fils « Jacques I de Castelnau-Mauvissière » fils de Marie Bochetel et de Michel de Castelnau leur héritier, les seigneuries de Breuilhamenon et de Poisieux (26) .
Evénements de cette époque sur les terres de Plou
Ce seigneur fut attentif au sort de ses paysans des terres de Plou. Poursuivant ce qu'avait commencé son père, il essaya d'appliquer sur ses terres les savoirs agricoles contenus dans la traduction des textes de « Pietro de Crescenzi » (27) . Et ceux préconisés par « Charles Etienne médecin du roi qui publiait une encyclopédie des travaux ruraux titrée « Maison Rustica » (28) .
C'est à l'un de ces trois « Bochetel » que nous devons également la construction de la Chapelle seigneuriale voûtée construite attenante de l'église Saint Pierre de Plou sur son coté gauche, au nord. La porte y était surmontée de l'écusson des « Bochetel » jusqu'en 1885 (29) .

Marie Bochetel Dame de Breuilhamenon de 1575 à 1585
« Marie Bochetel », fille de Jacques Bochetel et de Marie de Morvillier précités, reçoit en dote de son père la seigneurie de Breuilhamenon sous condition de joindre aux noms de ses enfants à venir le patronyme de « Bochetel ».
Marie Bochetel épouse le 26 juin 1575 Michel de Castelnau-Mauvissière seigneur de Joinville né en 1517, et de cette union naissent quatre enfants dont :
- « Edouard Robert » qui sera baron de Joinville et qui meut en duel à Paris.
- « Jacques » qui reprendra le titre de baron de Joinville à la mort de son père en 1592 et qui mourra en 1647.
- « Catherine Marie » dame de la Lande ? Née en Angleterre pendant l'ambassade de son père et qui épousera Louis de la Rochechouart.
- « Elisabeth » née elle aussi en Angleterre et qui aura pour marraine la reine Elisabeth d'Angleterre. Elle mourra jeune (30) .
Marie Bochetel règne sur la seigneurie de Breuilhamenon conjointement avec son mari Michel de Castelnau- Mauvissière.

Michel de Castelnau seigneur de Breuilhamenon de 1575 à 1585 conjointement avec Marie Bochetel son épouse
« Michel de Castelnau-Mauvissière », seigneur de Joinville, de Concressault et de l 'abbaye de Saint Père de Melun, comte de Beaumont le Roger, époux de Marie Bochetel Dame de Breuilhamenon, est un homme de grande culture qui a reçu une éducation remarquable (31) .
Il commence sa carrière militaire en 1557 par le commandement d'une galère de l'Ordre de Malte qu'il met au service du roi de France (François II) alors en guerre avec Charles-Quint.
Catherine de Médicis (32) lui permet d'entrer dans la diplomatie en lui confiant des missions auprès de Marie Stuart reine d'Ecosse (33)  puis auprès d'Elisabeth reine d'Angleterre (34) .
Il officiera aussi en tant que diplomate en Allemagne, dans le Piémont et à Rome.
En récompense de ces missions, il recevra le titre de Gouverneur de Saint Dizier.
En 1561 il rejoint « Marie Stuart en Ecosse », puis passe un an comme ambassadeur à la cour de Londres.
Lorsque la guerre de religion entre protestants et catholiques éclate en 1562, il quitte Londres qui soutient ouvertement les protestants. Ces derniers le feront prisonnier. C'est le roi Charles IX lui même qui paiera sa rançon aux huguenots (35) .
Après une période où ses talents de soldat le mettent dans toutes les batailles, il retourne à la diplomatie vers 1567 d'abord en Ecosse puis en Angleterre où il assumera la fonction d'ambassadeur de 1575 à 1585.
Il meurt sur ses terres de Joinville le 27 octobre 1592 à l'âge de 75 ans.
Il laissera ses  Mémoires qu'il écrivit pour son fils
« Mémoires de messire de Michel de Castelnau, seigneur de Mauvissière et de Concressaut, baron de Joinville, Comte de Beaumont le Roger, Chevalier de l'ordre du Roy, Conseiller en ses conseils, capitaine de cinquante hommes d'armes et de ses ordonnances, gouverneur de la ville de Sainct Dizier, et ambassadeur de sa Majesté en Angleterre », Parus pour la première fois en 1621 un volume in quarto Paris Chapelet. Edités par son fils Jacques de Castelnau de Bochetel seigneur de Breuilhamenon des terres de Plou, en 1659.
Michel de Castelnau – Mauvissière et son épouse Marie Bochetel, de par la dot de cette dernière, auront donc été respectivement seigneur et Dame de Breuilhamenon de 1575 à 1585.

Notes de références

(1) Lucien Febvre : « Michelet et la Renaissance », Paris, Flammarion, 1992.                                           
 Thomas Lepeltier : « La Renaissance existe-t-elle? Réflexions à partir de Michelet », La Revue des Livres, 2000
(2) « Dictionnaire de médecine, ou Répertoire général des sciences médicales considérées sous le rapport théorique ». Edition: 2. Publié par Béchet. Librairie de La Faculté de médecine, 1836. p 318.
(3) René Johannot : « Biographie de Michel de Castelnau Mauvissière » Edition CRACHS, Atelier Sant Johan Brouillamnon Plou 2008. p 7.
(4) Archives départementales du Cher : Fond de Castelnau série 34 J.
(5) Joseph François Michaud, Jean Joseph François Poujoulat : « Nouvelle collection des mémoires pour servir a l'histoire de France: depuis le XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe; précédés de notices pour caractériser chaque auteur des mémoires et son époque; suivis de l'analyse des documents historiques qui s'y rapportent ». Publié par Éditeur du Commentaire analytique du Code civil, 1837
(6) Michel Guy : « L'Agriculture au fil du temps ». page d'histoire 2004.
(7) Alphonse Louis Marie Buhot de Kersers : « Histoire et statistiques monumentale du département du Cher ». Tome « Cantons de Chârost, Charenton, La Chapelle d'Angillon ». Edition du livre d'histoire. Paris 1996.200 pages, page 154.
(8) L. Cartier de Saint René : « Histoire du duché – pairie de Chârost ». Edition Alice Lyner. Issoudun 2009. 120 pages, p 58.
(9) Alphonse Louis Marie Buhot de Kersers : « Histoire et statistiques monumentale du département du Cher ». Tome « Cantons de Chârost, Charenton, La Chapelle d'Angillon ». Edition du livre d'histoire. Paris 1996.200 pages, page 155.
(10) Une chartes latine datant de 1185 atteste que la condition des paysans vivant sur « les terres de Plou », est celle de serf de corps et de poursuite. Cette condition de servage était attachée au territoire de la seigneurie. Les paysans de cette condition, n'avaient pas le droit de s'installer hors de la seigneurie. S'ils allaient habiter au dehors, le seigneur pouvait les poursuivre et les contraindre à revenir. Ce fut souvent prétexte pour un seigneur à justifier une guerre contre le seigneur d'un autre fief qui les avait accueillis.
(11) Les serfs qui avaient cette condition, avaient conservé la liberté de bouger et de circuler ; ils pouvaient choisir un domicile en dehors de la seigneurie : mais, quelque soit le lieu de leur installation, ils étaient redevables, au profit du seigneur, des charges et des incapacités résultant de leur condition de serf.
(12) Pour ces hommes libres, leur condition de serf était seulement la résultante de la nature servile de la terre que le seigneur leur donnait à cultiver (tenure). Lorsqu'ils abandonnaient la terre servile, du même coup, ils redevenaient libres et pouvaient contester l'autorité possessive du seigneur. Mais très souvent cette contestation ne pouvait se faire en Berry, que s'ils abandonnaient à ce même seigneur l'ensemble ou une partie de ses autres biens et mobiliers qu'ils possédaient en propre.
(13) Histoire générale de la maison des Bochetel, sd. Roman d'Amat. Bibliothèque Nationale, miss.fr. 17827, 23515, 23517. – catalogue des actes de François 1° passim.roman d'Amat
(14) Bibliothèque Nationale, PO 799, cabinet d'Hozier 99 n° 2640, dossiers bleus 201 et Gauchery P. et Grossouvre, Notre vieux Bourges, Dequand, 1980, p.93.
(15) big.chez.com/ogalea/ff004.htm.#p_49.29. Consulté le 21 juillet 2008.
(16) L. Cartier de Saint René : « Histoire du duché – pairie de Chârost ». Edition Alice Lyner. Issoudun 2009. 120 pages, p 58 et 59.
(17) Archives départementales de l'Ile et Vilaine 9G45.
(18) C'est Buhot de Kersers qui indique dans son Histoire et statistiques monumentale du Cher, l'existence de ce fils Jean. Il nous dit en page 154 de cet ouvrage, que Jean succéda à son père Guillaume de 1562 à 1564.
Malgré nos recherches, nous n'avons pas trouvé d'autre trace de ce fils Jean. Nous l'avons donc positionné comme fils aîné de Guillaume Bochetel puisqu'il en fut le premier héritier. Nous ne sommes pas sur de la réalité de l'existence de Jean.
(19) Folios 407 – 431 du manuscrit Cinq Cents Colbert 136.
(20) L. Cartier de Saint René : « Histoire du duché-pairie de Chârost » Edition Alice Lyner. Issoudun 2009. 120 pages, p 58.
(21) L. Cartier de Saint René : « Histoire du duché-pairie de Chârost » Edition Alice Lyner. Issoudun 2009. 120 pages, p 58.
(22) Bibliothèque Nationale. Mss.fr. 17827 – 23515 – 23517. – Catalogue des actes de François I° passim. Roman d'Amat.
(23) « Jeanne de France » : surnommée « Jeanne la Boiteuse » ou « Jeanne la Difforme ». Elle connut une vie très tourmentée. Fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie, elle naît en 1464. Elle sera la première épouse de Louis XII. Jusqu'à l'âge de cinq ans environ, Jeanne vécut au château d'Amboise au sein de sa famille. Ses malformations devant devenir trop voyantes, elle fut envoyée au château de Linières, situé dans le cœur du Berry. En 1498, Louis XII devenu roi de France demande l'annulation de son mariage. Suite à cette requête, un procès auprès du tribunal ecclésiastique s'engage. Jeanne en sortira perdante et verra son mariage annulé. Louis XII - par lettre patente datée du 26 décembre 1498 - la fait duchesse de Berry.
(24) « Marguerite de Navarre » : était la sœur la plus aimée de François 1er, c'était une femme de lettre et le roi lui donna son apanage du Berry le 11 octobre 1517. Elle s'appela tout d'abord Marguerite d'Angoulême, duchesse d'Alençon par un premier mariage puis Margueritte de Navarre par son second mariage. Elle était belle et intelligente, elle fut très présente dans son duché, organisant " les Grands jours ", qui était une sorte de tribunal qui avait la possibilité de juger les autres affaires de droit de l'ensemble de la province. Une sorte de cour de cassation avant l'heure. Dans une période délicate sur le plan religieux, elle était très tolérante. Elle fit venir de Milan plusieurs professeurs de grande renommée dont André Alciat, lequel était très proche des idées de la Réforme. Il resta 5 ans à enseigner à Bourges. De même, elle fit venir d'autres professeurs parmi les plus grands de l'Europe, comme Melchior Wolmar. On doit aussi à cette duchesse un essai de navigation sur l'Auron, en utilisant les données des travaux réalisés à Vierzon à la demande de Louis XII.
(25)« Marguerite de Valois » : Elle est elle, le sœur du roi Henri II. Le roi lui donna son apanage en 1549. Elle était la nièce de Margueritte de Navarre. De par son mariage, elle cumula sa charge de duchesse du Berry avec celle de duchesse de Savoie. Elle était cultivée et suivait les idées nouvelles, que ce soit celles de l'enseignement que dans celui plus délicat de la religion. Elle suivait les idées de Michel de l'Hospital, le célèbre chancelier. Elle fit venir à Bourges Jacques Cujas célèbre professeur de droit de Toulouse. Elle mourut en 1574.
(26) Archives du Cher, C, 818, f°59.
(27) Piétro de Crescenzi : « Livre des profits champêtres et ruraux » traduit en Français. Edité par Antoine Verard et Jehan Bonhomme Publié le 10 juillet 1486. Paris.
(28) François-Xavier Feller : « Dictionnaire historique, ou histoire abrégée de hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs or leurs crimes, depuis le commencement du monde jusqu'a nos jours ». Edition: 8 . Publié par L. Lefort, 1832
(29) Alphonse Marie Buhot de Kersers : « Histoire et statistique monumentale du département du Cher ». Edition du livre d'histoire. Paris 1996. page 154.
(30) François Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier : Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leur armes, & l'état des grandes terres du royaume ...: On a joint à ce dictionnaire le tableau généalogique, historique, des maisons souveraines de l'Europe, & une ... Edité et publié par La veuve Duchesne, 1772.
(31) Michel de Castelnau Mauvissière : Notice sur Castelnau et sur ses mémoires . Editions Foucault, Paris, 1823, 504 pages, p. 3-4.
(32) Jacques Thomas de Castelnau. Jacques Castelnau. : Catherine de Médicis (1519-1589)..[1519-1589] . Editions Hachette. Paris 1954. 223 pages.
(33)Jean Claude Pascal : La Reine Maudite. Editions Le Rochet. Paris 1988. 992 pages.
(34)Jacques Chastenet : Elisabeth 1re . Editions Fayard Paris 1953.
(35) Michel Simonin : Charles IX. Editions Fayard. Paris. 1995. 510 pages.

 





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