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Le Moyen Âge

 
Sommaire

* La féodalité.
* Au temps de la guerre de Cents Ans.
* « Marie » Dame de Breuilhamenon et des terres de Plou, en 1381.
* La lignée des « de Fontenay » seigneur de Breuilhamenon des terres de Plou, vers 1381 à vers 1457.


Introduction
Il est d'usage de considérer que le Moyen Âge  débute après la déposition du dernier empereur romain d'Occident "Romulus Augustule" (1) par "Odoacre" (2) en 476.
Toutefois, en France, certains historiens de notre époque estiment qu'il faut attendre le baptême de « Clovis » le 25 décembre 498 pour en avoir fini avec l'Antiquité.
Quelque soit l'événement retenu pour marquer ce changement d'époque, il ne peut être que symbolique.
En ce qui nous concerne, c'est la date de 470, que nous retiendrons, car elle correspond à l'époque où notre village et la paroisse qui s'y rattache, ainsi que les terres des alentours, ont été pour la première fois, baptisés « Plou » par les Bretons du roi « Riothame » qui se sont intégrés à nos ancêtres Gallo romains bituriges et ont courageusement résisté aux Wisigoths.

Les Troubles des guerres de successions.
Paradoxalement, après cet éclairage fabuleux sur l'origine du nom de « Plou », la nuit la plus totale va tomber sur les lieux qu'il désigne.
Durant cette obscurité qui affecte l'histoire des terres de Plou, il est plus que probable que ces dernières aient eu à souffrir des guerres de successions mérovingiennes qui ont opposé « Gontran »(3) à son frère « Chilpéric »(4) pour la possession du « Biturienci » (Berry).
Gontran en deviendra possesseur par sa victoire de Châteaumeillant en 583 qui coûta les vies de 7 000 guerriers du « Biturienci ».
Il est également plausible que les terres de Plou aient eu à pâtir des guerres de reconquête de l'Aquitaine menées par le carolingien « Pépin le Bref »(5) roi d'Austrasie de 760 à 768 contre les ducs « Hunald »(6) et « Waîfer »(7).

Incursions normandes (Vikings)
Il est certain que les terres de Plou aient eu à endurer les invasions des « Vikings » dans les années 857, 867, 873, 910. Ces guerriers scandinaves ont en effet remontés les cours du Cher et de l'Arnon.
Leur présence dans les proches environs des terres de Plou est attestée par les vestiges d'un fortin de terre à peu près carré de 25 mètres de côté dont le Nord, l'Est et le Sud sont défendus par des fossés d'environ 6 mètres de large.
Ce fortin, qui se nomme « Camp du Dureau », se trouve sur la rive gauche du Cher sur le coteau face au château de Villeneuve sur Cher. Il correspond à la spécificité des Normands qui implantaient sur les hauteurs des rives d'une voie d'eau des fortins de terre d'où ils surveillaient les alentours.

Incursions des hordes hongroises
Enfin, les campagnes des terres de Plou ont dû avoir à subir la vague de pillages des hordes hongroises qui ont ravagé tout le « Biturienci » (Berry) de 935 à 936. Elles furent repoussées par « Ebbes de Déols »(8) d'abord à Châtillon sur Indre, puis à Loches où ce seigneur fut gravement blessé, enfin à Orléans où il mourut des suites de ses blessures.
Il nous faut attendre la fin du X ème siècle, entre l'an 984 et l'an 1000 pour que de nouveau une lueur vienne redonner vie à l'histoire des terres de Plou.

* La féodalité

Naissance de la seigneurie de « Breuilhamenon »
Cette lueur se matérialise par la création d'une seigneurie sur les terres de Plou.
Cette création fut de l'initiative du second seigneur de la première maison d'Issoudun qui s'appelait « Amenon d'Issoudun »(9), dont la principauté(10) s'étendait alors : - au Nord jusqu'à Vatan ; - à l'Est jusqu'à la rivière Cher ; au Sud jusqu'à Lignières ; à l'Ouest jusqu'à Saint Aoustrille.
Amenon d'Issoudun était lui même vassal du seigneur de la principauté de Déols qui avait été fondée par « Ebbes I » dit l'ancien, en 935, et qui étendait ses 1700 fiefs de la rive gauche du Cher à la Creuse.
Ce seigneur d'Issoudun implanta cette nouvelle seigneurie des terres de Plou au milieu des territoires qui formaient la seigneurie de Chârost (voir carte I).

Carte N° I


Une grande partie de la surface de cette nouvelle seigneurie des terres de Plou était occupée par de la forêt qui se nommait, en langue gauloise continentale, « brogilo » puis « breuil » ou « breuilh ».
Cette seigneurie prit donc naturellement le nom de « Breuilhamenon » qui signifie la forêt ou les bois du seigneur « Amenon » que nous retrouvons dans des écrits latins sous le nominatif de « brotium hemenonis » ou « brogilium amenionis ».  
Nous voilà donc sur un même territoire, avec une paroisse et un village qui s'appelle « Plou » et une seigneurie qui se nomme « Breuilhamenon », les deux désignant à quelques exceptions près, les mêmes terres.

Les premiers seigneurs de Breuilhamenon sont inconnus
En ces temps féodaux, qui dit création d'une seigneurie, dit aussi établissement sur cette dernière d'un seigneur. En constituant cette nouvelle seigneurie de Breuilhamenon, Amenon d'Issoudun a obligatoirement attribué cette terre à un seigneur vassal.
Nous ne savons malheureusement rien de l'identité de ce premier seigneur de Breuilhamenon ni même celle de ses successeurs jusqu'en 1381.
Etait-il de noblesse de robe (ecclésiastique) ou de noblesse d'épée ?
Répondre à cette question revient à se demander quelle était la nature du besoin sociétal lors de la création de cette seigneurie par le prince Amenon d'Issoudun.

Etait-ce un besoin spirituel nécessitant l'établissement d'une noblesse d'église ?
Ou était-ce un besoin militaire nécessitant l'établissement d'une noblesse d'épée ?
Une partie de la réponse à cette question se trouve dans l'exposé, que nous allons faire plus loin, des motivations d'Amenon d'Issoudun à établir cette seigneurie de Breuilhamenon.
L'autre partie de la réponse se trouve dans une charte latine qui nous apprend qu'en 1149, le village de « Poisieux » (en latin Puteolis ou Puteolus) était complètement ruiné par les guerres défensives menées par Raoul II d'Issoudun et de ses prédécesseurs.
Ce fait guerrier nous confirme l'importance stratégique du lieu.
Une autre réalité est à prendre en compte, c'est l'alignement défensif que représente l'implantation des trois châteaux de « Breuilhamenon », de « Font-Moreau » et de « Ferrou » (dont nous reparlerons plus loin) sur la rive gauche du Cher qui est aussi à cette époque la frontière entre l'Aquitaine et le domaine royal de Francie. Ces implantations ne sont pas des hasards.
Au regard de ces constats, on peut donc dire que le seigneur de Breuilhamenon était, sans l'ombre d'un doute, un homme de noblesse d'épée.
La hiérarchie féodale des hommages d'allégeance s'établissait donc ainsi :
- Le seigneur de Breuilhamenon rendait hommage d'allégeance au prince d'Issoudun.
- Le prince d'Issoudun rendait hommage d'allégeance au prince de Déols.
- Le prince de Déols rendait hommage d'allégeance au duc d'Aquitaine.
- Le duc d'Aquitaine rendait hommage d'allégeance au roi de France.
En plus au regard des documents qui semblent avec constance attribuer à la seigneurie de Chârost un droit fieffé sur une petite partie de « la seigneurie de Breuilhamenon » située au lieu-dit « Champeau » et au lieu-dit « Grosbois », on est obligé d'en déduire que pour ce lieu, le seigneur de Chârost devait hommage d'allégeance au seigneur de Breuilhamenon.
Pourquoi le seigneur Amenon d'Issoudun créa-t-il la seigneurie de Breuilhamenon ?
Qu'elles furent donc les motivations qui amenèrent le seigneur « Amenon d'Issoudun » à créer la seigneurie de Breuilhamenon entre l'an 984 et l'an 1000 (11) ?
Afin de tenter de répondre à ce questionnement, quatre hypothèses peuvent être raisonnablement avancées :
1°) - Celle d'une forte démographie qui aurait contraint ce seigneur à mener la politique des « essartages »(12) afin d'assurer une relative suffisance alimentaire à la population qui vit sur ses terres(13).
2°) - Celle purement économique d'une nécessité d'augmenter ses revenus seigneuriaux par les droits de prélèvements découlant des nouvelles surfaces cultivables engendrées par l'établissement d'une nouvelle seigneurie (14).
3°) - Celle d'une nécessité de protection militaire qu'un château vassalique peut amener, après les incursions guerrière des « Hongrois » en 935, et des « Vikings » (Normands). Ces derniers, un peu avant cette époque, avaient remonté la rivière Cher (15).
4°) - Celle enfin d'une même nécessité défensive que représente un château vassalique, mais non plus contre les raids de pillages normands, mais simplement pour assurer le respect de la frontière entre le royaume de France et l'Aquitaine qui à cette époque est la rivière Cher.
C'est sans doute dans ces quatre hypothèses rassemblées qu'il faut trouver l'origine de la création de la seigneurie de « Breuilhamenon ».
En effet, Amenon d'Issoudun, qui gouvernait sa seigneurie conjointement avec son fils « Foulques », était fortement appauvri à la sortie des guerres menées contre les envahisseurs Hongrois et Vikings. Il se devait donc d'augmenter ses revenus par l'établissement de nouveaux impôts seigneuriaux venant de nouvelles seigneuries et nouveaux fiefs vassaux.
Les populations de sa principauté - qui tentaient tant bien que mal de remettre en culture les terres qui avaient été abandonnées le temps de ces invasions - étaient affamées. Mais, paradoxalement, ce manque de nourriture ne freinait pas la démographie générale du pays, dont la population croissait de façon vertigineuse (les textes nous disent que cette croissance était de 4,9% par an). Il fallait donc qu'Amenon encourage les défrichements sources de nouvelles terres cultivables qu'il se devait de protéger.

Entités paroissiale et nobiliaire des terres de Plou
A ce stade de notre recherche, nous rappelons qu'à cette époque, il existait sur les mêmes terres deux entités distinctes : l'une ecclésiastique qui s'appelle la paroisse ici nommée « Plou »; l'autre nobiliaire qui se nomme seigneurie appelée ici « Breuilhamenon ».
En ce qui concerne l'entité ecclésiastique, le premier document en latin connu qui parle de la paroisse de Plou, la nomme « Planda », et date de 1163. Ce document est une bulle du Pape « Alexandre III »(16) qui traite des privilèges accordés à l'abbaye de saint Sulpice de Bourges. (17) (18)

Apports de la charte seigneuriale de 1185 sur l'histoire des terres de Plou
Pour ce qui est de l'entité nobiliaire, le premier document latin connu, qui traite, lui de la seigneurie de Breuilhamenon, est une charte qui date de 1185. (19)
Cette charte atteste et témoigne d'une donation faite à « l'abbaye de saint Sulpice de Bourges » par le seigneur de Chârost, vassal du seigneur d'Issoudun, et vassal aussi du seigneur de Breuilhamenon, pour ce qui concerne les terres de « Champeau » et « Grosbois ».
Par cet acte, le seigneur de Chârost donne à « l'abbaye Saint Sulpice de Bourges », 3 familles paysannes issues de la descendance d'un serf dénommé « Foulque Champeaux » (en latin Fulconis de Champellis) dont son patronyme fut donné à la terre qu'il avait défrichée puis travaillée, comme il en est l'usage à cette époque.
Ce nom de « Champeaux » (Champellis), devenu aujourd'hui « Champeau » est connu de tous les habitants actuels de la commune de Plou qui y situent « la croix de Champeau » (où y est gravée dans son médaillon de base cette phrase dite par George Sand en parlant du Berry « il n'y a point de souffrance que ce pays n'apaise»).
Actuellement il faut situer ces « terres de Champeau », passé le croisement du même nom, entre la route qui mène à Chârost et celle qui mène aux « Moreaux », endroit ou se trouvent les « Maisons des Dames » dominées par le « grand cèdre ». Plus tard et progressivement l'extension de l'essartage de « Champeau » se fera vers le lieu dit aujourd'hui la « Tribetrie » qui à cette époque n'existait pas encore.
A la lecture de cette charte, en dehors de la donation qu'elle traite, on apprend avec certitude qu'une partie des terres de la seigneurie de Breuilhamenon était sous la gestion et la jouissance de l'abbaye de saint Sulpice de Bourges. Ce qui ne veut pas dire que cette dernière en était propriétaire, mais seulement qu'elle en avait l'usufruit.
Pour l'essentiel, ces terres étaient boisées et faisaient l'objet d'usages pour les serfs du lieu. Ainsi naquirent « les usages de Champeau » dont on a trace par acte royal jusqu'en 1468 et par lequel on apprend que les serfs avaient l'usage des bois en contre partie d'un pain de journée et d'un denier payable à Noël.
Les revendications incessantes en propriété de ces terres et usages de « Champeau » par la seigneurie de « Chârost » laissent à penser qu'il y avait là obligatoirement un vide juridique d'où naissaient les litiges. Ce vide juridique ne pouvait exister que si l'abbaye de saint Sulpice n'avait que la jouissance de ces terres sans en avoir la propriété.
On peut donc raisonnablement dire que l'abbaye de saint Sulpice de Bourges ne détenait ces terres et usages de Champeau qu'en usufruit octroyé à son bénéfice par le seigneur de Breuilhamenon ; alors que ces mêmes terres étaient fieffées à la seigneurie de Chârost par ce même seigneur de Breuilhamenon. La preuve en est, nous le verrons plus loin, c'est que les serfs habitant Champeau appartenaient eux, avec maisons et biens, au seigneur de Chârost.
Il est donc fort probable que  le seigneur de Breuilhamenon (malheureusement inconnu) avait confié en jouissance des terres de sa seigneurie à l'abbaye de saint Sulpice sous condition que cette dernière les défriche puis les exploite, moyennant perception de droits seigneuriaux sur toutes les productions champêtres et forestières. Ces défrichages s'effectuaient avec la main d'œuvre appartenant au seigneur vassal des lieux d'essartage.
Ainsi, en plus des terres de Champeau, l'abbaye de Saint Sulpice jouissait en usufruit d'une quantité assez grande de biens (maisons, vignes, terres) à Breuilhamenon, et au bourg de Plou.
En ce qui concerne les terres de Champeau, il fallu l'assentiment du seigneur vassal de Chârost pour que cette jouissance s'établisse. Et même si elles furent ordonnées hiérarchiquement, c'est cette position de doubles appartenances et autorités, qui entraînèrent les incessants litiges entre l'abbaye de Saint Sulpice et la seigneurie de Chârost.
On peut raisonnablement fixer l'ouverture d'une clairière au lieu dit « Champeau » vers l'an 1105.
C'est très probablement antérieurement à cette date, soit vers l'an 1000 que fut édifiée la butte qui accueillit le premier château du seigneur de Breuilhamenon (château qui fut comme de coutume d'abord construit en bois) et que les défrichages des terres d'autour du château furent exécutés donnant ainsi naissance au « village de Breuilhamenon » que nous appelons aujourd'hui « Brouillamnon »(20).
On apprend également que ce défrichement et cette exploitation d'une partie des terres de la seigneurie de Breuilhamenon par l'abbaye saint Sulpice de Bourges, aurait été mise en œuvre par la famille du serf Foulque Champeaux et poursuivi par ses descendants. Cette famille et sa descendance appartenaient au seigneur de Chârost.
Nous pouvons donc en déduire que si les terres composant la nouvelle seigneurie de Breuilhamenon passèrent de la propriété vassalique du seigneur de Chârost à celle du nouveau seigneur de Breuilhamenon installé par Amenon d'Issoudun, il n'en fut pas de même des serfs de Champeau et Grosbois, qui eux étaient restés la propriété du seigneur de Chârost lorsque les terres des lieux lui furent fieffées par le seigneur de Breuilhamenon.
Les premiers documents écrits en latin nous font connaître en 1030 « Aimo Carrofiensis » ou « Aimon 1er » (21) comme le premier seigneur connu de Chârost qui fut à la tête de cette seigneurie jusqu'en 1105.
Mais les recoupements à partir de diverses sources, établissent que c'est très vraisemblablement sous la gouvernance conjointe de « Gauthier 1er de Chârost »(22) et de son frère « Guillebaud » (entre 1114 à 1134), que vécu le serf Foulque Champeaux qui avait œuvré au défrichement des terres qui portent son nom sur la seigneurie de Breuilhamenon pour le compte de l'abbaye de saint Sulpice de Bourges.
Lorsque plus tard, « Gauthier II »(23) et son épouse « Isabeau ou aussi « Isabelle de Courtenay »(24), donnèrent les serfs attachés aux terres de Champeaux de la seigneurie de Breuilhamenon à l'abbaye de saint Sulpice, on dénombre alors 3 familles descendantes de Foulque Champeaux.
En voici les patronymes :
1°) - La famille « Licard » (Licardum). Qui se compose de « Jehan » (Johannem) et de son épouse nommée « Remborgra » (Remborgram) ainsi que tous leurs enfants étant et à venir. Tous les frères de « jehan » font partie de cette famille (la chartre n'en indique ni le nombre, ni les noms).
2°) -La famille « Humbert » (Humbertum) qui comprend « Ernaud » ou « Arnaud » (Ermaudum) et son épouse nommée « Ernestina » ou « Ernestine » ainsi que tous leurs enfants étant ou à venir.
3°) -La famille « Hudierne » (Hudiernum) qui est formée par « Bernard » (Berdardum) et son frère « André » (Andream).
Ces trois familles furent données avec leurs demeures et leurs biens.
Pour résumer, et à ce stade des connaissances que fait ressortir ce travail de recherches, il est raisonnable d'admettre que la construction du premier château de bois sur motte de terre, de  la seigneurie de Breuilhamenon fut réalisée vers l'an 1000, simultanément avec l'essartage de la surface où s'implante le village de Breuilhamenon aujourd'hui appelé Brouillamnon.
Il est également raisonnable de penser que c'est vers 1105 qu'est mis en œuvre par l'abbaye de saint Sulpice de Bourges et par la volonté du seigneur de Breuilhamenon qui lui en concède l'usufruit, le second essartage qui donne naissance aux terres de Champeau.
Il n'en est pas moins vrai, et nous l'avons vu antérieurement dans cet ouvrage, que ces installations humaines et agricoles de Champeau et de Breuilhamenon, bien que très anciennes, ne sont pas les premières à apparaître sur ces terres. Il y eut très probablement un habitat primitif néolithique au long du ru qui coule derrière l'église, puis un village gaulois évoluant vers une villa gallo romaine(25)au lieu dit les « masures » à l'endroit même où se trouve le cimetière actuel avant que ce dernier ne quitte le pâtis consacré qui entourait l'église saint Pierre de Plou.
Le fait que l'église saint Pierre de Plou ne s'est jamais trouvée sur la seigneurie de Breuilhamenon, fixe l'implantation d'un lieu de culte : chapelle ou église, avant l'an 1000 et qu'elle fut nécessitée pour la sauvegarde des âmes du village qui se trouvait au lieu dit aujourd'hui les « Masures ».
Ce serait lors de la délimitation de la seigneurie de Breuilhamenon par le seigneur Amenon d'Issoudun, que l'église de la paroisse saint Pierre de Plou resta, elle, sur la seigneurie de Chârost.
Voilà ce qui éclaire le mystère d'une église élevée aujourd'hui au milieu de rien, mais qui en ces temps reculés était un lieu central d'une vie paroissiale et sociale.

Abandon du village primitif de Plou situé aux « Masures » au profit de celui près du château de Breuilhamenon
L'abandon de ce village primaire de la paroisse de Plou, (qui se serait situé au lieu dit aujourd'hui les « Masures »), serait dû, en partie, à l'attrait que pouvait exercer sur ses habitants, une nouvelle installation à proximité du château garantissant une certaine sécurité contre les attaques guerrières et brigandes. Le gros de l'exode de la population de ce village, vers le village de Breuilhamenon, serait alors survenu vers l'an 1050 soit environ un demi siècle après la création de la seigneurie par Amenon d'Issoudun.

Configuration des implantations agricoles à l'époque féodale
Ensuite, d'autres essartages dégageant des terres agricoles ont été réalisés, parsemant la forêt couvrant la seigneurie, d'autant de clairières qui seront aussi appelées « les campagnes ».
Et même s'il n'est pas possible d'en connaître l'ordre de mise en œuvre, on peut situer leur réalisation entre l134 et 1200.
On peut aussi et les nommer, comme il était d'usage en ces temps, du nom de ceux qui les avaient défrichées. « Les Moreaux », « Les Brissards(26) , « Les Tribets » (aujourd'hui la Tribeterie) « Les Gittons » (aujourd'hui la Gitonnerie).
Enfin il faut préciser que « Cumel » puis « Coquereau » puis « Coqu » aujourd'hui « les Cocuas », « Le souchet », le château de « Font-Moreau » et ses bois ainsi que l'abbaye de « Manzay » faisaient partie de la seigneurie de Chârost.

Les terres de Plou dans le domaine royal
En 1200, la seigneurie de Breuilhamenon et tous les fiefs dépendants de la grosse tour d'Issoudun firent partie de la dote de « Blanche de Castille » nièce du roi d'Angleterre « Richard Cœur de Lion », lors de son mariage avec « Louis de France » (futur Louis VIII) fils héritier du roi « Philippe Auguste »(27).
En 1217, la seigneurie de Breuilhamenon, tout comme celles de « Lazenay », « Migny », « Sainte-Lizaigne », « Poisieux », tomba sous la suzeraineté directe du roi de France et firent partie intégrante du domaine royal.
En 1220, ces mêmes seigneuries de Lazenay, Migny, Sainte-Lizaigne, Poisieux, quittaient la suzeraineté du roi pour passer à celle d' « Etienne de Saint Palais » seigneur de Vatan.
Seule la seigneurie de Breuilhamenon resta d'obédience royale(28).
En voici l'explication :
Lorsqu'en 1217, « Mahaut » Dame d' Issoudun, décéda sans enfant, son héritage fut partagé en trois lots:
- Un pour son neveu Etienne de Saint-Palais seigneur de Vatan,
- Un pour ses neveux «Hélie », « Claude » et « Guillaume de Culan » alors sous la tutelle de « Raoul de Culan » prieur de Vatan,
- Et un troisième pour le roi « Philippe Auguste » qui, obtient l'obligation de succession en sa faveur et celle de sa descendance en cas de décès des autres héritiers.
En 1220, les dits héritiers se réunirent pour remembrer leurs biens par trop morcelés. Philippe Auguste - pour des raisons géopolitiques découlant des menaces d'annexion du Bas Berry envisagées par feu le roi anglais Richard Cœur de Lion et reprises par son descendant Henri III -  souhaitait fortement posséder la totalité de la seigneurie d'Issoudun. Dans ce but, il obtint des autres héritiers qu'ils lui cèdent leurs parts sur la seigneurie d'Issoudun en échange de compensations.
C'est ainsi que Etienne de saint Palais seigneur de Vatan reçut en 1220 comme compensation de ce qu'il cédait au roi de ses héritages d'Issoudun, les terres à Lazenay, Migny, Sainte-Lizaigne, Poisieux et la portion du roi en « la métairie de Poncé » , à « Paudy ».
Il en fut de même en 1221 pour les héritiers de Culan qui se virent attribuer par le roi en compensation de leurs héritages d'Issoudun, un tiers de la seigneurie de Châteauneuf sur Cher et la seigneurie de Mareuil ainsi qu'une somme d'argent de plus de 1000 livres parisis.
A partir de 1223, la reine Blanche de Castille fut la suzeraine de la seigneurie de Breuilhamenon. Ce fut en 1240 qu'elle abandonna cette suzeraineté seigneuriale à son fils Saint Louis (Louis IX).

Résumer des apports de cette recherche pour cette période
Ainsi pour résumer, on peut dire :
- Que le fief ou la seigneurie de Breuilhamenon fut bien créée par le seigneur Amenon d'Issoudun entre 984 et l'an 1000, et que le territoire de cette seigneurie de Breuilhamenon fut établi en empiétant pour une partie sur le fief de Chârost.
- Que cette seigneurie de Breuilhamenon s'est créée en englobant partiellement (sauf le lieu de culte chrétien) la paroisse de Plou qui existait déjà.
- Que c'est vers l'an 1000 que fut élevé sur motte, un premier château médiéval construit en bois.
- Que cette implantation, à l'endroit où se trouve l'actuel château de « Castelnau », a provoqué vers 1050, l'exode de la population du premier village de Plou situé au lieu-dit aujourd'hui les « Masures » près de l'actuel cimetière, vers le village de Breuilhamenon établit proche du château.
- Que c'est vers 1105 que fut réalisé l'essartage de Champeau qui porte le nom du serf qui l'a réalisé
- Que la réalisation des autres essartages portant les noms des serfs qui les ont mis en œuvre, s'est faite entre 1130 et 1200.
- Que la seigneurie de Breuilhamenon fut en 1200 sous la suzeraineté de Blanche de Castille qui l'avait en dot lors de son mariage avec Louis VIII, puis passa sous celle de Saint Louis lorsque sa mère lui céda en 1240.

Esquisse sociologique des terres de Plou à cette époque
Avec les données historiques, archéologiques et sociologiques que cette recherche a mises en lumière, il nous est possible d'ébaucher une image de ce que pouvait être la configuration topographique et l'aspect les terres de Plou du fief de Breuilhamenon vers 1185. (Voir carte « seigneurie de Breuilhamenon vers 1150 »)

Carte II


Ces mêmes données, ajoutées aux réalités foncières et sociologiques en cours à cette époque, peuvent permettre d'ébaucher l'image de ce que devait être l'organisation foncière et la vie quotidienne des habitants de cette « seigneurie de Breuilhamenon » vers 1185.
Mais cette approche doit être effectuée avec toute la prudence qu'on se doit de faire preuve lorsque les sources écrites se sont raréfiées à mesure des pillages et des grands incendies des lieux où elles étaient archivées. De ces fléaux, notre région et le Cher en particulier, furent loin d'en être épargnée.
Le résultat des recherches sociologiques que nous avons entreprises pour élaborer la description de ce que pouvait être les conditions de vie et les organisations foncières sociétales sur les campagnes de Plou de la seigneurie de Breuilhamenon aux 11ème, 12ème, 13ème siècles, fait l'objet d'un autre écrit complémentaire à celui-ci (29).

Certitude de l'existence des premiers seigneurs de Breuilhamenon
Comme nous l'avons déjà dit plus avant, de la création de la seigneurie de Breuilhamenon (entre 984 et l'an 1000) à l'année 1381, les archives connues à ce jour ne permettent pas malheureusement d'identifier les seigneurs d'épée qui se sont succédés sur ce fief, pendant cette période.
Ce dont nous sommes sur, c'est qu'ils ont existés !
Cette certitude est induite par ce qu'est l'essence même du système féodal, dont l'organisation sociétale est base exclusivement sur une cascade de relations de fidélité de personne à personne. Il ne peut pas y avoir de seigneurie ou de fief sans seigneur, tout comme il ne peut pas y avoir de seigneur sans fief ou seigneurie.
Nous avons déjà indiqué qu'en 1149, le village de Poisieux fut complètement ruiné par les guerres défensives menées par Raoul II d'Issoudun et de ses prédécesseurs(30). Nous en avons déduit que ce fait guerrier confirmait que la seigneurie de Breuilhamenon, de par sa position frontalière entre l'Aquitaine (qui s'arrêtait sur la rive gauche de la rivière Cher) et le domaine royal de Francie (qui lui commençait sur sa rive droite), avait bien une importance stratégique justifiant son établissement.
Voyons maintenant qu'elle était la teneur des implantations militaires qui composaient la ligne défensive de cette partie de la frontière.

Implantations défensives médiévales des terres de Plou
Si le premier château fort, élevé d'abord en bois entre 984 et l'an 1000, puis en pierre au 12ème siècle, fut celui de Breuilhamenon, il n'en n'est pas moins vrai qu'il existe dans les bois de Font-Moreau (qui faisait partie de la seigneurie de Chârost) un lieu appelé « château Ferrou » où il existe une ruine dont la base fondatrice circulaire en moellon d'environ 35 mètres de diamètre, laisse supposer l'existence d'une tour.
Non loin de ce lieu, dans la coupe qui porte le nom de cette ruine, près du bois de la « Provenchère », on trouve des vestiges d'habitations en pierres de taille.
Ces sites déjà répertoriés par « Louis Cartier de Saint René » en 1879, sont ignorés par « Alphonse Louis Marie Buhot de Kersers » en 1885 lors de l'édition de son « Histoire et statistique monumentale du département du Cher » car aucune trace de ces ruines n'est conservée aux archives de Bourges. Ces deux sites, qui mériteraient attention, se situent près d'un ancien étang dit « Pré-Goulet »(31).
Le château de Font Moreau, toujours d'après Cartier de Saint René et Buhot de Kersers, daterait du 14ème siècle ce qui à notre avis est une erreur. En effet, « le vicomte de Maussabré »(32) semble attribuer la construction du château de Font-Moreau à Gauthier II de Chârost afin d'être l'apanage de son frère « Roger de Chârost » époux d' « Aglantine de Jussy » (1158 – 1164) puis de leur fils « Roger » dont le nom apparaît en 1209 – 1211 – 1221 – 1225 – 1231(33).
Lorsqu'on regarde la carte (carte II) où se trouvent ces trois châteaux, on constate qu'ils sont presque parallèles à la rivière Cher, et séparés les uns des autres par des distances sensiblement égales assurant ainsi une parfaite défense de la limite Nord Est de la principauté d'Issoudun.


Après son divorce d'avec le roi de France Louis VII, le second mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri duc d'Anjou et de Normandie qu'il allait aussi devenir roi d'Angleterre, replaça par le jeu des vassalités la principauté d'Issoudun, donc la seigneurie de Breuilhamenon, sous l'obédience Aquitaine. Ce qui déclencha une certaine tension.
A partir de 1185, près de deux siècles de guérillas entre Français et Aquitains voire Anglais vont s'écouler avant que de nouveau les terres de Plou - devenues avec la principauté d'Issoudun domaine royal en baillage en 1221 (sous le règne du roi de France Philippe Auguste), puis domaine ducal en baillage en 1360 (sous l'apanage du duc Jean de Berry) - soient plus précisément éclairée par l'histoire.
Nous sommes alors au seuil d'un conflit Franco Anglais qui sera appelé la guerre de cent ans.
Au début de cette guerre dite de 100 ans, la France comptait alors environ 15 millions d'habitants.

* Au temps de la guerre dite de cent ans

Occupation anglaise
Cet éclairage nous provient dans un premier temps, des affirmations d'Alphonse Louis Marie Buhot de Kersers (34) qui nous disent que la seigneurie de Breuilhamenon et son château étaient occupés par les Anglais avant 1360 date du « traité de Brétigny »(35).
Ces affirmations sont vagues, mais les recoupements de dates et de sources différentes, amènent à penser que l'occupation anglaise dont il est question ici, est la conséquence et le prolongement de l'offensive anglo-gascogne de l'année 1356, menée par le  « Prince Noir »(36) et son armée en Berry.
Contrairement à ce que certains historiens ont affirmés, à partir d'une idée toutefois assez partisane, cette campagne militaire du « Prince Noir » n'avait rien d'une chevauchée d'intrusion en terres de France dans le but de terroriser, sur son itinéraire, les populations par des rapines violentes et destructrices, même si cela fut le cas. (37)
On ne peut guère parler ici, de chevauchée et d'attaques éclaires comme l'avait été celle de 1355 dans l'Agenais, le Quercy et le Languedoc, lorsqu'on sait que le Prince Noir était parti de Bordeaux vers le 6 juillet 1356, avec une troupe de plus de 7000 hommes de guerre.
Non, cette manœuvre de 1356, du Prince Noir, entrait dans la mise en œuvre d'une grande offensive anglaise.
Pour le Prince Noir, le réel but de cette campagne était :
- Dans un premier temps de créer un deuxième front qui obligerait le roi de France à diviser sa force militaire qui tenait en échec la progression de l'offensive  anglo-navarraise en Normandie, commandée par duc de Lancastre, Philippe de Navarre et Godefroy de Harcourt ; donnant ainsi à ces derniers, la possibilité continuer leur marche vers la Loire(38).
- Puis dans un second temps d'opérer une jonction(39) de ses propres troupes anglo-gasconnes avec celles anglo-navarraises de 2400 hommes de Lancastre, Navarre et Harcourt afin de contrôler toutes la rive droite la Loire et livrer une grande bataille contre le roi de France Jean II le bon. 
En fait, ce qui pressait le Prince Noir dans son mouvement en Berry n'était point la résultante d'une tactique de guérillas, mais bien d'arriver à franchir la Loire avant les troupes du roi de France dont l'arrière ban se rassemblaient à Chartres depuis le 28 août et dont déjà, une partie faisait route pour contrôler tous les point de passages possibles sur la Loire, à savoir Orléans, Meung, Blois et Tours.(40)
On comprend mieux pourquoi, alors qu'il disposait de 7000 hommes, que le Prince Noir ne mit pas le siège devant Bourges, Issoudun et Château Raoul (Châteauroux). Pris par le temps, il se contenta d'en piller et brûlé les faubourgs. La Ferté, Reuilly, Vierzon furent eux investis par l'Anglais et seront occupés jusqu'en 1370(41).  
Les massacres, les exactions, les rapines et les brigandages envers les populations locales qui ravageront, d'août à septembre, tous les coteaux du Cher et de l'Arnon ne sont que des réactions de dépit des Anglais qui, pressés à gagner les bords de Loire, devaient subir ces refus berrichons de reddition. Il n'y a là pas d'autre raison à ce périple du Prince Noir en Berry.
Les Français arrivèrent les premiers sur la Loire et en contrôlèrent les rives d'Orléans à Tours. Bien que chacun puisse voir les feux de camps de l'autre de chaque coté de la Loire, au alentour de Tours, la jonction tant espérée des troupes du Prince Noir et celle de son frère le duc de Lancastre ne put avoir lieu car les Français s'était habilement insérés entre-elles.
Cet échec de jonction des deux armées anglaises, ajouté à la présence de l'ost du roi Jean de France à Amboise, obligèrent le Prince noir à faire mouvement vers le sud ouest pour échapper à un débordement de l'ennemi sur son flan gauche. Après une série de manœuvres d'un coté comme de l'autre, les deux armées se rencontrèrent à Nouaillé - Maupertuis près de Poitiers le 19 septembre.
La défaite incompréhensible des Français pourtant plus nombreux, résulta de ces combats.
Il est donc pratiquement certain que le château et la seigneurie de Breuilhamenon furent attaqués puis occupés par les Anglais d'août 1356 jusqu'en 1370, année ou les troupes de Bertrand Du Guesclin viennent les déloger du Château de la Fierté, de Reuilly et de Lury sur Arnon et de leurs environs.
Tout comme il est certain aussi que les habitants des terres de Plou furent touchés par les épidémies de peste de 1346 et de 1353 qui à elles seules décimèrent plus d'un quart de la population du Berry(42).
Par les actes que relève « Thaumas de la Thaumassière » dans son Histoire du Berry de 1689, on peut affirmer que le Souchet, qui était de la seigneurie de Chârost, était un sous fief fieffé au bénéfice d'une importante famille de magistrats et fonctionnaires d'Issoudun les « Dorsanne » que l'on suit comme seigneurs du lieu de 1399 à 1650. Ainsi on trouve comme Lieutenant Générale d'Issoudun « Antoine Dorsanne » de 1552 à 1573 suivit de « Claude Dorsanne » fils du précédant de 1573 à 1584. (43)

* «Marie » Dame de Breuilhamenon et des terres de Plou 1381

Ce même éclairage provient également, d'un acte en date du 23 avril 1381, qui nous dit qu'une certaine « Marie Dame de Breuilhamenon » en produit l'aveu(44) au duc Jean de Berry(45). La même source nous affirme aussi qu'après la possession de la seigneurie de Breuilhamenon par Dame Marie « On trouve ensuite une branche de la famille de Fonte- nay ». Ce qui est exacte !
La première question qui se pose alors est de savoir si Marie Dame de Breuilhamenon est une « Fontenay » de nom ou d'alliance ou bien si elle est d'une toute autre lignée.
Nos recherches nous mènent vers trois pistes identitaires possibles.

1°) En cas d'origine berrichonne de Dame Marie

La première piste nous fait découvrir que cette Dame Marie pourrait être l'épouse d'un certain « Pierre de Fontenay »(46) dont la lignée a ses origines au fief de la forteresse Fontenay près de « Nérondes » dans le Cher. Ce château, aujourd'hui détruit, était à cette époque, l'une des plus redoutables fortifications du Haut Berry(47).
Marie aurait alors possédé en bien propre la seigneurie de Breuilhamenon qu'elle transmet à son fils « Colin de Fontenay » (bien qu'attestée par des ouvrages, la vie de ce fils Colin est un peu floue, et les dates sont confuses) vers 1415.
A son tour Colin de Fontenay la transmet à son fils « Geoffroy de Fontenay » avant 1457.
Enfin Geoffroy de Fontenay la transmet à son fils « Jacquet ou Jean de Fontenay », de 1457 à 1468.

2°) En cas d'origine bretonne de Dame Marie

Une première piste bretonne nous mène à une Marie de Fontenay, morte en 1385, qui descendait d'une ancienne baronnie bretonne du XII ème siècle. Cette branche serait d'origine de Chartres-de-Bretagne près de Rennes(48).
Dans ce cas, il pourrait être envisagé que cette Dame Marie soit de la descendance d'un premier seigneur breton des troupes du roi Riothame installé sur la seigneurie de Breuilhamenon par le seigneur Amenon d'Issoudun.
3°) En cas d'origine bretonne de Dame Marie.
Une seconde piste prend en considération le fait historique reconnu qu'en 1369, pour libérer le Berry de l'occupation anglaise, le roi de France « Charles V le Sage » avait fait appel à des troupes bretonnes(49) commandées par le connétable Bertrand Du Guesclin.
Dans ce cas, Marie Dame de Breuilhamenon, qui fait aveu au duc Jean de Berry, s'appellerait « Marie de Plédran » et ne serait autre que l'épouse de « Thomas de Fontenay » mort en 1379 qui se serait vu confier, par le duc Jean de Berry ou par Du Guesclin, la libération et la défense de la seigneurie de Breuilhamenon.
De cette union serait né « Amaury de Fontenay » dont on retrouve la trace en 1417. On pourrait donc envisager la chronologie suivante après Marie de Breuilhamenon :
- Il y aurait d'abord Amaury de Fontenay vers 1417,
- Puis Geoffroy de Fontenay qui a été seigneur de Breuilhamenon jusqu'en 1457
- Puis son fils Jacquet ou Jean de Fontenay qui a été seigneur de Breuilhamenon de 1457 à 1468.
Laquelle de ces trois pistes nous mène vers la réalité historique ?
Bien malin qui pourrait le dire !

Peut-être aucune, la vérité étant ailleurs. Mais comme l'étude sérieuse de l'histoire n'admet aucun rejet d'hypothèse, il nous faut donc aussi exposer et envisager comme possibles toutes les directions.
Dès lors (même si pour certains il nous sera difficile de connaître leur vie) il nous sera possible d'identifier tous les seigneurs et Dames de la seigneurie de Breuilhamenon des terres de Plou, ainsi que tous les marquis et marquises de Castelnau des terres de Plou.
Nous venons de voir l'incertitude concernant l'origine de cette maison seigneuriale. Elle peut être d'origine berrichonne, mais aussi d'origine bretonne. Aucune de ces deux possibilités n'est certifiée par des documents.
Par contre, ce qui est absolument certain, c'est l'identité des « de Fontenay » qui ont été seigneurs de Breuilhamenon des terres de Plou.

* La lignée des « de Fontenay » seigneurs de Breuilhamenon des terres de Plou de vers 1381 à 1457.

Il est donc établi que le lignage des « de Fontenay » seigneurs de Breuilhamenon d'environ 1381 à 1457, peut être issu soit d'une souche berrichonne, soit d'une souche bretonne.
Il est aussi établi que dans ces deux possibilités d'origines, le dernier de Fontenay seigneur de Breuilhamenon nommé Jacquet ou jean était le fils de Geoffroy de Fontenay et de « Loïse de Chazlus ».

Contexte socio-politique de cette époque

Il nous faut aussi souligner, qu'à l'époque ou Jacquet ou Jean de Fontenay était seigneur de Breuilhamenon, le duc de Berry n'était autre que « Charles de France » frère du roi Louis XI.
Charles de France duc de Berry employait son énergie à encouragé les grands du royaume à se révolter contre le roi.
Quand la conspiration fut à maturité et que la rébellion éclata aux yeux de tous, Charles cru pouvoir compter dans son camp, l'ensemble des seigneurs du Berry. Il n'en fut rien. Une partie des seigneurs de son entourage le suivirent mais d'autres, surtout en Bas Berry(50) restèrent fidèles au roi Louis.
Il y eut donc sur les territoires des seigneuries de Mareuil, de Chârost, d'Issoudun et de Breuilhamenon quelques troubles causés par les troupes ducales et royalistes.
C'est en récompense de cette loyauté que le roi mit une garnison pour protéger Chârost.

Mutations fieffées sur les terres de Plou à cette époque.

Pendant ces temps troublés, des mutations de biens fieffés ont eu lieu sur la seigneurie de Breuilhamenon.
Ainsi, pour la période qui se situe entre le 12 octobre 1405 jusqu'à 1452, (51) on retrouve des actes qui établissent que ce sont les « Le Roy »(52) seigneurs de Saint Florent qui firent aveu et dénombrement des terres de Champeau et du Grosbois aux seigneurs de Chârost « Pierre de Vendôme »(53) et « Geoffroy de Rochechouart »(54).
Comment ces deux terres sont elles passées de la jouissance de l'abbaye de Saint Sulpice de Bourges, à celle de la seigneurie de Saint Florent ?
Mystère !
Quoi qu'il en soit, un acte du roi Louis XI en date du 18 Août 1468 rétablissait l'usufruit de l'abbaye de Saint Sulpice sur ces deux territoires lors de l'aveu de dénombrement fait par « Loïse de Chazlus » (Louise de Chalus) et sa sœur « Marguerite de Chazlus » (Marguerite Chalus) Dames de Breuilhamenon.

Etat des lieux des terres de Plou à la fin du Moyen-Âge
Ainsi le Moyen Âge sera passé sur les terres de Plou !
- Il aura vu la création de la seigneurie de Breuilhamenon par le seigneur Amenon d'Issoudun entre 984 et l'an 1000, en empiétant pour une partie sur le fief de Chârost et en englobant partiellement (sauf le lieu de culte chrétien) la paroisse de Plou qui existait déjà.
- Il aura vu aussi, vers l'an 1000, s'élever sur motte, un premier château médiéval de Breuilhamenon construit en bois, à l'endroit où se trouve l'actuel château de Castelnau.
- Il aura assisté à l'exode de la population du premier village de Plou situé au lieu-dit aujourd'hui les « Masures » près de l'actuel cimetière, vers un nouveau village qui s'établit près de ce château de Breuilhamenon et qui fut nommé du même nom.
- Il aura vu encore s'ouvrir l'essartage de Champeau qui porte le nom de la famille du serf qui l'a réalisé. Ainsi que, entre 1130 et 1200, les réalisations des autres essartages portant les noms des serfs qui les ont mis en œuvre.
- Il aura vu également en 1200, « la seigneurie de Breuilhamenon » sous la suzeraineté de Blanche de Castille, puis en 1240 sous celle de son fils Louis IX.
- Il aura vu enfin entre août 1356 et mai1360, la triste occupation des terres de Plou et de la seigneurie de Breuilhamenon par les Anglais lors de la guerre dite de 100 ans.

 Mais au bout de tout cela, c'est le visage de Marie Dame de Breuilhamenon qui apparaît dans la lumière de l'histoire, puis ceux des Fontenay.
Il nous reste juste qu'à suivre le fil du temps qui part de Marie pour découvrir l'histoire de Plou à la Renaissance.

Notes de références

(1) « Romulus Augustule », ou en latin « Flavius Romulus Augustus (vers 460 - peut-être 511), parfois appelé Romulus Augustulus, est le dernier empereur romain d'Occident. Il n'a régnait que 12 mois du 31 avril 475 au 4 septembre 476. Exilé au « Castellem Lucullanum » à Naples, il y meurt après 507.
(2) « Odoacre » (Odovacar) : D'origine germanique, il est né en Pannonie vers 435. C'est le fils d'Ederon, chef des Skires alliés aux Huns et ministre d'Attila. Allié aux Hérules, il destitue le dernier Empereur romain d'Occident, puis lutte contre les Wisigoths. Assiégé à Ravenne, il capitule en 493 et est assassiné quinze jours après cette reddition.
(3)
« Gontran » : Gunth Chramn en francique, Gunth (guerre) et Chramn (corbeau) « Corbeau de guerre ». Il est né en 525 à Soissons. Il meurt le 28 mars 592 à Chalon-sur-Saône. 
(4)
« Chilpéric Ier » : «  hilp ric » en francique « hilp » (aide secours) et « ric » (roi chef) en latin. Adjutor fortis. Il est né en 539. Il meurt en 584 à Chelles. Il est le fils d'Arnegonde et de Clotaire 1er, auquel il succède de 561 à 584, il est le deuxième roi de Soissons de la dynastie des Mérovingiens.
(5)
« Pépin le Bref » : Il est le Fils cadet de Charles Martel et de Rotrude de Trèves. Il doit son surnom de « Bref » à sa petite taille. Il est Né vers715 en Austrasie, il meurt le 24 septembre 768 à Saint Denis (au nord de Paris). Il est : maire du palais de Neustrie, (741-751), avec la Bourgogne et la Provence ; maire du palais d'Austrasie, (747-751) ; roi des Francs, (751-768) ; père de l'empereur Charlemagne, (vers 742-814).
(6)
« Hunald »ou « Hunaud », né vers 705 et mort en 774, est duc d'Aquitaine de 735 à 769.
(7)
« Waïfre » ou « Gaïfier » : Il est mort le 2 juin 768, prince mérovingien, il est le fils du duc Hunald d'Aquitaine à qui il succède quand ce dernier se retire au monastère de l'île de Ré en 745.
(8) « Ebbes I de Déols » : Le plus ancien document qui nous parle de lui le nomme « Ebbo Bituricus » ce qui veut dire Ebbes de Bourges. Nous savons que son grand-père avait des possessions terriennes aux alentours de Bourges. Ce seigneur avait pour frère l'archidiacre de Bourges et comme oncle « Geronce » archevêque de Bourges. Il est le fondateur de l'abbaye de Déols en 917. Il aura pour fils Raoul Ier de Déols fondateur de la cité de « Châtrau-Raoul » qui deviendra « Châteauroux ».
(9) « Amenon » ou « Emenon » : deuxième seigneur de la première maison des seigneurs et princes d'Issoudun, il eut pour épouse Adhenaure et il gouverna sa seigneurie conjointement avec son fils Foulques sous les règnes de Lothaire (954-986) et Hugues Capet (987-996). Il est le fondateur du fief de Breuilhamenon qui veut dire les bois (breuil) du seigneur Amenon.
(10)Les seigneurs d'Issoudun qui descendaient de la maison de Déols par Raoul III le prudent, s'intitulaient princes et appelaient principauté leur seigneurie vassale de celle de Déols.
(11) Thaumas de la Thaumassière écuyer seigneur de Puy Ferrand indique cette création de fief au chapitre 5 de son livre « Histoire du Berry » paru en 1689.
(12) Essartages : défrichements de zones boisées.
(13) En effet, la population du royaume de France en l'an 1000 se situe environ entre 7 et 9 millions d'habitants pour devenir vers 1250 de l'ordre de 20 millions d'habitants. (Michel GUY : « l'agriculture au fil du temps ».
(14) Les invasions normandes et Hongroises du Xe siècle avaient ravagées le Berry. Elles avaient semées une désorganisation foncière et un abandon des cultures sans précédant. Sur les 73 ans qui s'écoulent entre 907 et l'an 1000, 48 années ont été des années de famine. Les populations erraient dans les bois et forêts qui les protégeaient des exactions des pilleurs. L'an 1000 vit donc une renaissance organisationnelle des campagnes et une poussée démographique spécifique aux sorties de périodes guerrières. Ce fut l'époque du tracé des chemins de communication de village à village et de Château à Château et d'une recherche de profit de la part des seigneurs que les guerres défensives avaient si non ruinés du moins appauvris (DUBY Georges « l'économie rurale et la vie des campagnes dans l'occident médiéval »
(15) Cet endroit se nomme « Camp de Dureau ». Il se situe sur la colline qui domine la rive gauche du Cher, face au château de Villeneuve. (Clouet) « Invasion normandes dans le Berry » in Mémoires de la Société Historique de Cher.
(16) « Alexandre III » : (Rolando Bandinelli) Pape de 1159 à 1181.
(17) Archives de saint Sulpice, bulle d'Alexandre III, « Privilèges, liasse 1 ».
(18) « L'abbaye de saint Sulpice de Bourges » cette abbaye s'est substituée à l'ancien monastère « Notre Dame de la Nef » qui fut créée en 623 et dirigée par Sulpice évêque de Bourges en 647. Elle prit ce nom de Saint Sulpice à la mort de ce dernier fut crée vers 626.
(19) Archives de saint Sulpice, Plou et Breuilhamenon, I. I cote 1
(20) « Brouillamnon » : Ce nominatif est récent, (20ème siècle) en 1870, Monsieur Cartier de Saint René utilise celui de Breuilhamenon. Il en est de même pour Monsieur Buhot de Kersers qui lui utilise Breuilhamenon en 1885.
(21) « Aimon I » seigneur de Chârost, il vécu de 1030 à 1105. Il encouragea et contribua au financement de la fondation de l'abbaye de Chézal-Benoît par le père André de l'ordre de Saint Benoît dans un lieu sauvage appelé Chezal-Malin en forêt de Cheure.
(22) « Gauthier I » seigneur de Chârost, il promulgua une charte au bénéfice du prieuré d'Orsan en 1114. Puis une autre au bénéfice de l'abbaye d'Issoudun en 1134. Son nom figure aussi sur un acte destiné à Léthéric abbé de Notre Dame d'Issoudun ou il recommande au dit abbé un nommé Vincence Isambat.
(23) « Gauthier II » seigneur de Chârost, il eut comme épouse Isabelle ou Isabeau de Courtenay quatrième fille de Pierre de France fils du roi de France et d'Elisabeth de Courtenay. Il affranchit la cité de Chârost en 1194. Il participe en 1199, avec son suzerain Eudes III d'Issoudun à la rencontre de Philippe Auguste et de Richard Cœur de Lion pour les pourparlers de mariage de Louis dauphin de France fils de Philippe, et de Blanche de Castille, nièce de Richard.
(24) « Isabeau » ou aussi « Isabelle de Courtenay » : Elle est autre que la petite fille du roi de France Louis VI le gros et la nièce de son successeur Louis VII le jeune.
(25) « Villa » : à prendre dans le sens mérovingien du terme il s'agit d'installations agricoles et artisanales vivant en autarcie.
(26) Concernant les Brissards, il y a de fortes probabilités pour que ce soit la proximité du lieu nommé « Brissiacum » à l'époque gallo-romaine qui ait donné son nom à la famille serve du Moyen Âge qui a défriché le lieu. 
(27) Voilà pourquoi la grosse tour d'Issoudun - mise en chantier par le chef des « Cottereaux » mercenaires de Richard Cœur de Lion « Mercadier » en 1195 et achevée par le roi Philippe Auguste en 1202 –  se serait appelée plus tard et est appelée encore de nos jours « la tour Blanche ».
(28) Armand Pérémé : « Recherches historiques et archéologiques sur la ville d'Issoudun » Editions Société d'Antiquités, d'Histoire et de Statistique du Cher. Paris Issoudun Châteauroux, Bourges 1881. Pages 117 et 118.
(29) JOHANNOT (René.). : « Etudes des organisations foncières et sociétales des terres de Plou vers 1185 ». In « Approche sociologique de la France médiévale entre 1180 et 1234 » Atelier Sant Johan, Plou, 2008. http://www.my-microsite.com/santjohan/Histoire-de-France/9802/
(30) Bibliothèque de l'école nationale des chartes : « Charte de donation entre le seigneur d'Issoudun et le Capitulaire de Sainte Croix d'Orléans » . Copie de Baluze p 72. Bibliothèque Nationale. Collection Moreau t 64 : 181 d'après le capitulaire f°247 v°.
(31) « Château Ferrou » et vestiges d'habitations » : leurs descriptions sont faites par L. Cartier de Saint René en 1879 pour l'écriture de son ouvrage « Histoire du duché – pairie de Chârost et de la seigneurie de Mareuil » édité par A. Chaix & Cie.
(32) Vicomte de Maussabré : « Mémoire de la Commission historique du Cher » Tome I, 2ème partie, page 1.
(33) Archives de l'Indre, fond de la Vernusse.
(34) « Alphonse Buhot de Kersers » est né à Bourges en 1835, le 7 mai.  Son père, François Marie Buhot était Ingénieur des Ponts et Chaussées. Sa mère était Marguerite Sallé, elle était issue d'une famille de magistrat. Buhot de Kersers était un homme de loi. Il sera aussi un archéologue, un numismate et un auteur de diverses études sur le département du Cher.
(35) Alphonse Marie Buhot de Kersers : « Histoire et statistique monumentale du département du Cher ». Edition du livre d'histoire. Paris 1996. page 154.
(36)
« Edouard ou Edward Plantagenêt », dit « Édouard de Woodstock Brackembury » : Il naît le15 juin 1330 et meurt le 8 juin 1376.Il sera appelé après sa mort le Prince noir (1330, Woodstock - 1376,Westminster), prince de Galles, comte de Chester, dux de Cornouaille et prince d'Aquitaine. Il était le fils aîné d'Edouard III d'Angleterre et de Philppa de Hainaut.
(37)
LINGARD : « Histoire d'Angleterre ». t1, p536. In MOISANT. (Joseph.). « Le Prince Noir en Aquitaine de 1353-1356—1362-1370 ». Editions BiblioBazaar LLC. 2009. 300 pages, p 48.
(38)
Lettre du Prince Noir à la municipalité de Londres. Edition H.O. Coxe, p 369.
Lettre de Barthélémy Burghersh à Jean Montagu. In MOISANT. (Joseph.). « Le Prince Noir en Aquitaine de 1353-1356—1362-1370 ». Editions BiblioBazaar LLC. 2009. 300 pages, p 49.
(39)
LE BAKER : pages 142. In MOISANT. (Joseph.). « Le Prince Noir en Aquitaine de 1353-1356—1362-1370 ». Editions BiblioBazaar LLC. 2009. 300 pages, p 48.
« Chronique des quatre premiers Valois ». Page 45. In MOISANT. (Joseph.). « Le Prince Noir en Aquitaine de 1353-1356—1362-1370 ». Editions BiblioBazaar LLC. 2009. 300 pages, p 48.
(40)
Archives Nationales. JJ. 84, n° 598. CF. « Cabinet historique ». Documents année 1878, page 262. In MOISANT. (Joseph.). « Le Prince Noir en Aquitaine de 1353-1356—1362-1370 ». Editions BiblioBazaar LLC. 2009. 300 pages, p 50.
(41) PALLET. (Félix.). : Nouvelle histoire du Berry…. ». Editions Monory. 1785. Original à la bibliothèque « Les Fontaines » à Lyon. Numérisé en mars 2010.
(42) Louis Raynal : « Histoire du Berry depuis les temps les plus anciens jusqu'en 1789 ». Publié par Librairie de Vermeil, 1844
(43) Berriat-Saint-Prix, Jacques Cujas : « Histoire du droit romain: suivie de l'histoire de Cujas » Publié par Fanjat, 1821. 620 pages, p 531.
(44)  « L'Aveu » : Le mot aveu vient du droit féodal, où il désigne la reconnaissance d'une vassalité. Pendant la cérémonie de l'hommage, le vassal prêtait serment de fidélité à son suzerain. Peu après, il déclarait par écrit quels biens et quels fiefs il avait reçus. L'aveu scellait donc l'alliance entre les deux seigneurs.
(45) Société française d'archéologie : « Compte rendu du Congrès archéologique de France » Publié par Société française d'archéologie, 1932.
(46) Albert Huchet : « Le Chartrier ancien de Fontmorigny ».Publié par Vrin, 1936. Page xxxi.
(47) Louis Hector Chaudrude Raynal : « Histoire du Berry: depuis les temps les plus anciens jusqu'en 1789 » Publié par Librairie de Vermeil, 1844. p 463.
(48) La nécropole familiale de cette branche bretonne des Fontenay se trouve dans la chapelle Saint François de l'église du couvent des Cordeliers de Rennes.
(49) Archives Nationale., JJ 148, n° 835, 1870.
(50) A cette époque, la rivière Cher était la limite entre le Haut et le Bas Berry.
(51) L. Cartier de Saint René : « Histoire du duché-pairie de Chârost »Edition Alice Lyner, Issoudun. 2009, 120 pages, p. 77 et 59
(52) « Le Roy » : maison seigneuriale de Saint Florent sur Cher de 1278 à après 1562
(53) « Pierre de Vendôme » : seigneur de Chârost en 1404 et 1406. Il est le fils de Jean de Vendôme et de Jeanne Dame de Chârost. Il meurt sans postérité et c'est alors sa sœur Marie qui lui succède instituant par son mariage avec Jean Brachet une nouvelle maison seigneuriale de Chârost.
(54)  « Geoffroy de Rochechouart » : Il est l'époux d'Isabeau de Chârost sœur et héritière de Marie de Chârost. Il fonde donc lui aussi une nouvelle maison seigneuriale de Chârost. Il est seigneur de Chârost en 1462, 1465, 1472, il meurt en 1481.

 

 

 

 

 


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