INSERT command denied to user 'extads_blog'@'10.22.104.219' for table 'log'UPDATE command denied to user 'extads_blog'@'10.22.104.219' for table 'log' Plou en Berry : histoires des lieux et des hommes

L'Antiquité

 
Sommaire

* Epoque gallo-romaine
*Histoire de l'apparition du nominatif « PLOU ».
* Lien entre la paroisse de Plou et la légende arthurienne.


* Epoque gallo-romaine

Introduction
Dire que la Gaule est devenue gallo-romaine après sa conquête par « César », sous entend que le peuple gaulois se serait mélangé avec celui de ses conquérants venant de Rome. Cette interprétation est profondément inexacte.
Dans l'expression « gallo romain » il faut entendre que le peuple gaulois fut administré par des fonctionnaires romains. Il faut y voir aussi une appropriation par de riches familles romaines des terres gauloises ainsi que la romanisation de la grande noblesse gauloise.
Bien sur, il y eut des mariages entre Gaulois et Romains, mais ces alliances très minoritaires qui impliquaient les classes élevées des deux nations, n'ont jamais eu une importance telle qu'elles puissent prétendre avoir engendré une mixité de ses deux peuples.
Après des soubresauts de révolte contre l'occupant romain, de moins 52 à moins 49 av. J.C., la noblesse gauloise Biturige comprit qu'elle aura plus à gagner et moins à perdre, en bénéficiant des apports civilisationnels que leur amenait l'administration romaine.
Devant cet exemple, mais aussi par soumission, d'abord obligée, puis progressivement acceptée, le peuple Biturige suivit l'exemple donné par ses chefs.

Organisation de la Gaule Gallo-romaine
C'est en 27 av. J. C. que l'empereur « Octave Auguste » organise administrativement la Gaule en la découpant en quatre entités : « la Belgique », « la Lyonnaise », « la Narbonnaise » et « l'Aquitaine ».
L'Aquitaine sera, au troisième siècle, elle même divisée par « Honorius » en trois territoires :
- La « Novempopulanie » (entre les Pyrénées et la Garonne) dont la capitale est « Elusa » (Eauze).
- « L'Aquitaine seconde » (Bordelais, Charente et Poitou) dont la capitale est « Burdigala » (Bordeaux).
- Et « l'Aquitaine première » (Massif central et Berry) qui a pour capitale « Biturigum » (Bourges).
Les terres de Plou vont alors faire partie de cette Aquitaine Première.
Administration gallo-romaine des terres de Plou
 Les terres de Plou auront successivement, comme administrateurs entre le deuxième siècle et le quatrième siècle :
- Un certain « Lucius » fils de « Zenebrun » premier Celte (Gaulois) reconnu par « César » comme sénateur d'Aquitaine,
- Puis son fils « Locadius » ou « Leocade » qui, après avoir été converti au christianisme par saint Ursin, deviendra « saint Leocade ». Nommé par l'empereur Tibère, Leocade se maria avec « Suzanne » fille de « Manlius Corentus » gouverneur de Biturigum (Bourges). Ce Leocade serait le fondateur du « Vicus Dolensis » appelé au Moyen Âge « Bourg Dieu » connu de nos jours sous le nom de « Déols » près de « Châteauroux ».
  - Et enfin son petit fils « Lucilus » ou « Lusor » qui deviendra « saint Ludre » (1)

Christianisation et persécutions
Il s'établit peu à peu une longue période de relative tranquillité appelée « la paix romaine » qui va s'étendre de moins 29 av. J.C. à 180 après J.C. pour certains historiens (jusqu'à la mort de « Marc Aurèle ») de 70 à 258 – 285 pour d'autres (jusqu'au partage de l'Empire à la mort de « Théodose ») (2). Période de paix qui verra quand même, de 177 à 275, la persécution des chrétiens.
Pour ce qui concerne les terre de Plou, pour un historien,(3) les persécutions de chrétiens les plus proches sont celles qui eurent lieu à « Uxellodunum » (Issoudun) entre 300 et 350; pour un autre,(4)  vers l'an 474 sur les personnes du sénateur « Thalasius » et de l'archiprêtre « Baius ».
Dans le premier cas ces persécutions seraient d'origine romaine, dans le second elles seraient attribuées aux occupants Wisigoths d' « Evaric » appelé aussi « Euric ».
C'est sans doute le second cas qui est à retenir, car pour martyriser un archiprêtre tel que l'était Baius, on doit admettre que la chrétienté devait déjà bien organisée et structurée, et cet état ne peut être identifié que sous l'occupation wisigothe (5).

Transformation de l'habitat gaulois des « Masures » en Villa gallo-romaine
C'est à l'époque à laquelle ont existé les personnages dont nous venons de parler, que certains indices peuvent faire supposer que le village primitif gaulois établi aux Masures sur les terres de Plou se serait soit progressivement transformé en « Villa » gallo romaine, soit aurait vu s'établir dans sa proximité une de ces mêmes « Villa » (6).
Cette époque nous est connue au travers notamment des écrits de « Grégoire de Tours » (entre le deuxième siècle et quatrième siècle),
Le premier indice de cette transformation se trouve dans l'étude de la toponymie d'un lieu qui se situe près des Masures, qui se nomme « Les Brissards ». Ce nom nous semble découler de « Brissiacim ». Il est souvent employé pour nommer le lieu ou les alentours des domaines gallo-romains. Jusqu'à ce jour, on admettait que le hameau Les Brissards de la commune de Plou, venait du nom de la famille qui avait essarté le lieu au Moyen Âge. Mais il pourrait s'avérer que ce soit le lieu, déjà nommé à cette époque, qui soit à l'origine du nom donné à la famille.
Le second de ces indices est la vue satellite du lieu-dit les Masures. Elle fait apparaître, non loin des sites identifiés comme vestiges du village primitif, des traces représentant une figure dont les contours sont très géométriques et très ordonnés assez caractéristiques aux traces d'implantations gallo romaines.
Là aussi, sur ces sites, il serait très utile d'effectuer quelques recherches afin d'essayer de retrouver des vestiges pouvant transformer ce qui n'est qu'une forte probabilité d'implantation gallo romaine, en certitude.
 Le troisième indice réside dans la profusion des vestiges gallo romains aux alentours proches des « terres de Plou » :
- A « Ernodurum » (Saint-Ambroix) qui est traversé par la voie romaine (chaussée de César) venant de « Biturigum » (Bourges) allant à « Argentomagus » (Argenton). On a trouvé en ce lieu, des vestiges funéraires gallo-romains sur la rive gauche de l'Arnon près de cette voie romaine (7).
- Près du domaine de « la Buissonnière » on trouve des restes de murailles romaines de petit appareil.
- A « Lunarie » (Lunery), c'est une belle et importante mosaïque qui est trouvée en 1866 lors de la construction d'une maison à quelques mètres au sud-ouest de l'église (8).
- L'ouverture d'une carrière en avril 1866 au lieu dit « la Coudraie » à l'Ouest du « Grand Malleray » sur la commune de Primelles, a permis de mettre à jour plusieurs sépultures romaines (9).

Vue satellite
 

Croquis de superposition des traces révélées par la vue satellite


- Et enfin, plus près des terres de Plou à «Villanova super Carum » (Villeneuve) où au Nord Est du bourg, dans un champ nommé l' « Ardillère » dépendant de la ferme de « la Moutière » se trouve les vestiges d'une villa romaine (10) et au Sud Est sur la rive droite du Cher se trouve le « Vicus des Sables » (11).   
En résumé, nous pouvons dire qu'entre le deuxième et troisième siècle, il est donc fort probable que l'habitat gaulois biturige établit au lieu-dit les Masures sur les terres de Plou, se soit transformé progressivement en implantation gallo romaine, de type « Villa », ou qu'il ait vu l'addition d'une nouvelle construction gallo romaine de type « Villa ».

Les invasions germaines et scandinaves
En Gaule gallo romaine, les années 405 et 410 ont vu les incursions guerrières venant du nord, des « Vandales », des « Suèves », des « Alains » et des « Burgondes » sur tout le « Biturienci » (Berry). Sans doute, nos ancêtres gallo romains installés sur les terres de Plou ont eu à pâtir des pillages et des brigandages de ces hordes d'envahisseurs.
Au sud, un autre peuple - que les Romains et les Grecs appelaient péjorativement « les barbares » - exerçait depuis bien longtemps une pression conquérante. Ce peuple était celui des Wisigoths.
Les Wisigoths s'étaient établis en Aquitaine seconde et en Novempopulanie. L'Empereur romain d'Occident « Flavius Honorius » (12), contraint et forcé par le rapport de force défavorable, leur en avait même octroyé la possession en 418.
Mais l'Aquitaine première qui comprenait l'Auvergne, le Berry, et une partie de la Touraine n'était pas comprise dans cette possession, ce qui empêchait ainsi les Wisigoths d'accéder à la Loire, et de là, lancer d'éventuels raides conquérants sur les territoires gallo romains du nord.
Arrêtons-nous un peu sur cette période de l'histoire gallo-romaine qui est très importante pour le lieu qui est l'objet de ce travail, c'est-à-dire, les terres de Plou. En effet, c'est à cette époque que va apparaître pour la première fois le nominatif de « Plou » qui va d'abord désigner la paroisse, puis après la Révolution de 1789, la commune.

Histoire de l'apparition du nominatif « PLOU ».
Ce nominatif va dorénavant désigner le village implanté au lieu-dit aujourd'hui « les Masures » en tant que paroisse ainsi que les terres environnantes qui l'entourent.
Examinons tout d'abord la toponymie et étymologie du nom de  PLOU.
A juste titre, on peut s'étonner que le nom de « Plou » désigne une commune située en pleine champagne berrichonne.
En dehors de la Bretagne, où il est souvent préfixe dans la désignation d'un village, ce nom de « Plou » n'est pas répandu sur le reste du territoire Français.
L'origine en est assurément Celtique, mais ce serait emprunter un raccourci réducteur que de se contenter d'admettre que « Plou » veut simplement dire village en langue Celtique. On resterait alors dans une généralité incapable de nous indiquer son origine ethnique, et de là, d'en fixer la date d'apparition en Berry.
Car en effet, il n'y avait pas qu'une seule langue Celtique parlée sur les très anciens territoires gaulois qui ont formé la France d'aujourd'hui.
En fait, il y avait un groupe de langues Celtiques qui se divisait lui-même en deux langages distincts : « la langue Celtique continentale » et « la langue Celtique insulaire » (13).
C'est « la langue Celtique continentale » qui était celle de nos ancêtres les Celtes Gaulois bituriges installés sur le territoire que nous appelons aujourd'hui les terres de Plou, et c'est de cette langue celtique continentale que nous viennent bons nombres d'étymologies des noms des lieux, villes, villages, et hameaux.
Dans la langue des Celtes Gaulois Bituriges qui habitaient les terres de Plou (le celtique continental) la notion de village ou de fondation était nommée « Bona » et la notion de population et de peuple « teuta » ou « touta ».
On peut donc en déduire que ce ne sont pas eux qui ont donné le nom de « Plou » au village primitif qui était établi au lieu-dit d'aujourd'hui les Masures.
Le nominatif « Plou » est d'origine Celtique insulaire
A cause des migrations des « Celtes des îles » au quatrième siècle, ce langage Celtique continental eut à subir, l'influence des langues Celtiques insulaires. En particulier, pour ce qui nous intéresse, l'influence linguistique Celtique « brittonique » (14).
La langue qui résulta de cette interaction, fut usitée en « Armorique » (actuelle Bretagne) et construisit progressivement « la langue bretonne », qui est la seule langue celtique parlée encore de nos jours sur le territoire national.
Pour résumer, « Plou » nous vient bien de la langue celtique certes, mais du langage celtique insulaire brittonique qui était parlé par les Celtes Gaulois d'Armorique qui avaient émigrés de la Grande Ile de Bretagne.

Signification et évolution de « Plou » et ses variantes « Pleu », « Plo », « Plé », « Pla »
Dans ce langage, « plou », « pleu » ou « plo », « plé » « pla » traduit la notion de clan, de groupe humain, de peuple, qui s'organise autour d'un patriarche ou d'un « druide » ou plus tard, après la christianisation, qui se regroupe autour d'un prêtre voire d'un Saint.
Puis « Plou » et ses variantes furent latinisées lors de la romanisation de la Grande Ile de Bretagne et de la Gaule armoricaine et devint en latin « Plebem ».
Lors de la pénétration du christianisme, dont le vecteur principal fut l'oralité latine, le mot Plebem introduisit dans sa signification toponymique et étymologique le concept d'appartenance religieuse (15).
Les « Celtes Bretons » émigrants du VIe siècle, venant de la Grande île de Bretagne et de ses îles environnantes, étaient déjà christianisés lorsqu'ils s'installèrent en Armorique. Ils formaient autour d'un prêtre, de petites communautés indépendantes désignées par le mot latin Plebem qui indiquait alors un « groupe humain croyant en Dieu » ou un « peuple croyant en Dieu ».
Ce mot Plebem et sa nouvelle signification furent alors, en Armorique « Celtisée » ou « Bretonnisée » en donnant au mot « Plou » et à ses variantes (« Pleu », « Plo », « Plé », « Pla »), le sens de « paroisse ».
Les différents sens de « Plou » dépendent du contexte décrit par la phrase
En Armorique où était parlée la langue Celtique brittonique, Plou et ses variantes, ont d'abord signifié « peuple », puis « village » et enfin « paroisse ».
Mais ces trois désignations étant extrêmement liées, voire indissociables, Plou et ses variantes, employés comme mots ou comme préfixes, peuvent être entendus indifféremment dans le sens de « peuple », de « village » et de « paroisse ».
Ainsi, par exemple « Plougastel » peut designer le « peuple du château » mais aussi le « village du château » ou encore la « paroisse du château ».
De nos jours, la laïcité républicaine lui donnerait plutôt le sens de la « commune du château ».
Le sens de « Plou » est alors donné par le contexte que veut signifier la phrase.
Exemples :
- Lorsqu'il est dit : « les gens s'assemblèrent au centre de « Plougastel ». « Plougastel » est ici entendu comme « peuple du château ».
- Lorsqu'il est dit : « Plougastel » s'étend au pourtour du château ». « Plougastel » signifie ici « le village du château ».
- Lorsqu'il est dit : « La procession religieuse se dirige vers « Plougastel ». « Plougastel » a alors le sens de « paroisse du château ».
- Enfin lorsqu'il est dit : « Les élections eurent lieu à la Mairie de « Plougastel ». « Plougastel » a là, le sens de « commune du château ».
Le sens de « Plou » et de ses variantes dépend donc de la nature de l'objet que le langage décrit.
Dans le cas de notre « Plou » en Berry, le nom de Plou signifie au sens littéral et sans ambiguïté « Paroisse »
Nous avons vu que le nominatif de « Plou » n'avait pas pu être donné au village primitif par nos ancêtres les Celtes Gaulois Bituriges qui y vivaient, car ils ne parlaient que le langage celtique continental.
Nous avons aussi déterminé que le nominatif « Plou » ne se retrouve que dans la langue celtique insulaire brittonique et que seul des Celtes Gaulois d'origine d'Armorique (Bretagne) ou de « Grande Bretagne » (Angleterre) ont pu désigner ce village primitif par le mot « Plou ».
Il nous reste donc à rechercher dans l'histoire quand eut lieu un contact entre nos ancêtres Celtes Gaulois Bituriges qui habitaient le village primitif du lieu-dit que nous appelons aujourd'hui encore les Masures situé sur les terres de Plou avec les Celtes brittoniques venant d'Armorique ou de la Grande Ile de Bretagne qui appelèrent la paroisse qu'ils créèrent et le village existant aux Masures « Plou ».

Rencontre entre les Bituriges gallo-romains des « Masures » et les Celtes brittoniques
C'est dans l'étude de l'histoire de la gaule gallo romaine que cette recherche nous a permis d'identifier une rencontre entre les Celtes Gaulois Bituriges romanisés et les Celtes brittoniques d'Armorique et de la Grande Ile de Bretagne.
Cette rencontre s'est produite au début du cinquième siècle aux alentours du « Vicus Dolensis » appelé au moyen Âge « Bourg-Dieu » ou « Bourgdieu » devenu aujourd'hui « Déols ».
L'appellation de l'habitat primitif établit aux Masures « Plou » et la création de la paroisse nommée du même nom, est l'aboutissement d'une belle histoire vraie, digne des épopées chevaleresques.
Voici cette histoire véridique :
En 425, là bas, sur la Grande Ile de Bretagne (Angleterre) le duc « Coel-hen »(16) venait de mourir.
Il y avait deux prétendants à sa succession, un dénommé « Vitalinus » (17) (18) appelé aussi « Vortigern » et un dénommé « Ambrosius Aurelianus » (19) (20) ou « Ambroise Aurèle ».
Des deux, se fut Vortigern qui fut proclamé duc de la Grande Ile de Bretagne.
Ambroise Aurèle et son frère « Uther », suivis de quelques fidèles, furent bannis de leur pays et ils durent se contraindre à vivre en exile en Gaule gallo romaine, à Avaricum (Bourges) dans le pays des Bituriges Cubi (le Berry).
En 456, soit 31 ans plus tard, les agissements et les tristes alliances que Vortigern avait contractées avec les « barbares »(21) faisaient de leur roi « Hengist »(22) le maître de la Grande Ile de Bretagne.
Les nationalistes britton-romains ne reconnaissant plus Vortigern comme roi, proclamèrent alors « Mortimer » ou « Vortimer »(23) premier fils de Vortigern, roi de « la Grande Ile de Bretagne ».
Mortimer remporta quelques succès militaires qui ne purent l'empêcher de se voir infliger la cinglante défaite de « Crayford », bataille où mourut le second fils de Vortigern.
Réfugié à Londres, Mortimer meure empoisonné sur ordre de l'épouse de son propre père.
Ce qui restait des Nationalistes britton-romains n'acceptèrent pas cette situation et firent appel à Ambroise Aurèle pour les aider à jeter les barbares de Hengis hors de la grande Ile de Bretagne et destituer Vortigern.
Ambroise Aurèle, son frère Uther, et quelques fidèles qui étaient en exile avec lui, partirent du « Biturienci » (Berry), levèrent une armée en Armorique et débarquèrent sur la Grande Ile de Bretagne à « Portus Adurni » (Portsmouth) où les attendaient ce qui restait des troupes nationalistes britton-romaines.
Ambroise Aurèle fut alors proclamé par les nationalistes britton-romains, duc de la Grande Ile de Bretagne et de l'Armorique sous le nom de « Riothame »(24).
Le roi Riothame s'empresse alors de nommer son frère Uther général en chef de toute la cavalerie de son armée sous le nom de « Uther Pendragon »(25) (26).
Le roi Riothame et son frère Uther Pendragon, à la tête de leurs guerriers bretons d'Armorique et des forces nationalistes britton-romaines, combattirent pour reconquérir les territoires que l'inconséquence de Vortigern avait placés sous le contrôle de Hengis roi des barbares. Ils mirent en déroute les troupes de Vortigern et de Hengis, et se rendirent maîtres de toute la Grande Ile de Bretagne.
Vortigern mourut dans l'incendie de la forteresse où il s'était réfugié avec son troisième fils « Catigern ». Fait prisonnier, Catigern fut épargné en contrepartie d'un serment d'allégeance au roi Riothame.
Sous le règne du roi Riothame le calme revint donc sur les territoires de la Grande Ile de Bretagne.
Fin 457, Uther Pendragon eut une relation adultère avec « Ygerne »(27) épouse de « Gorlois de Tintagel »(28) et de cette relation lui naît un fils qui sera appelé « Arthur ».
En 469, l'Empereur romain d'occident qui s'appelait alors                « Procopius Anthemius »(29) fait appel au roi Riothame afin de l'aider à contenir les Wisigoths(30) dont le roi « Euric »(31) voulaient s'approprier l'Aquitaine première donc le Berry, l'Auvergne et une partie de la Touraine.
Le roi Riothame qui connaissait bien le Berry pour y avoir vécu, accepta d'aider l'Empereur romain Anthemius.
Il laissa la régence de son royaume de la Grande Ile de Bretagne à son frère Uther Pendragon, et s'embarqua pour l'Armorique où il rassembla 12 000 guerriers Bretons avec lesquels il prit le chemin du Vicus Dolensis (aujourd'hui Déols près de Châteauroux), en attente d'une jonction avec les troupes gallo romaines du comte « Paul »(32).
Suite à la trahison du préfet des Gaules « Arvandus »(33) qui avait prévenu Euric le roi Wisigoth de ce rassemblement, les Wisigoths attaquèrent les Bretons de Riothame au Vicus Dolensis (Déols) avant leur regroupement avec les troupes gallo romaines et remportèrent la victoire.
Ainsi, les « Wisigoths » deviennent maîtres de toute l'Aquitaine première, sauf de l'Auvergne et du Velay.
La débandade à partir du Vicus Dolensis (Déols) des guerriers rescapés de l'armée bretonne se fait un peu dans toutes les directions.
Le roi « Riothame » et une partie des survivants se dirigent vers l'Est pour rejoindre la « Burgondie » (aujourd'hui la Bourgogne).
Une autre partie des défaits se dirige elle, vers le Nord Ouest, en direction de leur patrie, l'Armorique (aujourd'hui la Bretagne).
Enfin un autre groupe décide de se fondre dans la population locale sur les territoires situés entre le Vicus Dolensis (Déols) et Avaricum (Bourges) et au delà, afin de résister et mener une stratégie de guérillas.
Ainsi, bien que les Wisigoths soient victorieux, une partie de ces rescapés Bretons vont, sur place, mettre en œuvre une résistance telle que le Biturienci (Berry) ne sera jamais complètement soumis à l'autorité du vainqueur.

Intégration des guerriers bretons du roi Riothame à la population Biturige gallo-romaine des « Masures » après la défaite gallo-romaine du Vicus Dolensis (Déols).
C'est ce dernier groupe de rescapés Bretons qui nous intéresse et qui est à notre sens, à l'origine de notre « Plou » en « Champagne berrichonne ».
Avons-nous la preuve de leur présence sur les territoires berrichons précités ?
La réponse à cette question fondamentale est Oui !
Non seulement nous avons la preuve de leur présence, mais nous avons aussi la preuve de leur installation et de leur intégration en Biturienci (Berry).
Cette preuve se trouve dans une lettre de « Sidoine Apollinaire »(34) en date de 470 - donc un an après la défaite bretonne de « Déols » - qu'il adresse au roi Riothame qui se trouve à cette époque en Burgondie (il s'y est réfugié après sa défaite de Déols).
Dans cette lettre(35), Sidoine Apollinaire demande au roi Riothame d'intervenir de son autorité pour que les soldats bretons restés en Berry arrêtent d'inciter les esclaves des propriétaires gallo romains -alors sous l'autorité wisigothe- à la désobéissance.
Pour confirmer cette preuve, dans l'œuvre anonyme moyenâgeuse du « roman de Lancelot du Lac » (15ème siècle), il est dit que les Bretons ont continué la guerre contre l'occupant Wisigoth et qu'il était attesté de leur présence autour de « Charroc » (Chârost) et « Essoldung » (Issoudun) (36) (37).
Ils sont donc là ces « Bretons » et leurs descendants qui parle la langue Celtes insulaire brittonique, qui après la défaite de Déols, sont certainement à l'origine du nom de « Plou » qui désignait hier la paroisse et les terres des alentours ainsi que le village primitif des Masures, et qui désigne aujourd'hui toute une commune de la Champagne Berrichonne.
Toutefois, un doute pourrait subsister si seul, le nom de Plou attestait de cette présence bretonne dans cette partie du Berry.
Ce n'est pas le cas, car de cette résistance bretonne, dont nous parle Sidoine Apollinaire naîtront, deux autres nouveaux villages « Britonia » aujourd'hui « Bretagne » ; « Britonoria » aujourd'hui « La Berthenoux ».
Mais comment se réalisa l'installation des rescapés bretons de l'armée du roi « Riothame » après leur défaite de « Déols » ?
Deux hypothèses apparaissent :
- Celle d'une installation purement bretonne où seuls les bretons entre eux fondent une communauté,
- Ou celle d'une installation mixte où les bretons vont s'intégrer à la population locale.
La première hypothèse ne paraît pas plausible même si bien sûr, ces rescapés étaient en capacité d'établir une colonie purement bretonne. Car comme toutes les armées de ce temps là, l'armée bretonne était suivie par toute une population non combattante qui assurait l'intendance et le bien être des guerriers. Il y avait là, des femmes et des enfants, des prêtres, des marchands, des artisans forgerons, charrons, etc., mais aussi des détrousseurs de cadavres, des larrons et des truands. Bref tout ce qu'il faut pour fonder en « Berry » une colonie Bretonne.
Mais c'est la deuxième hypothèse, celle de l'intégration qui semble correspondre à la réalité. En effet, nous avons vu qu'il est presque certain que l'habitat humain primitif situé au lieu-dit les Masures sur les terres de Plou fut fondé par l'homme du néolithique, puis qu'il a pris la forme d'un village sous les migrations des Celtes Gaulois et enfin qu'il fut peu à peu transformé par la romanisation de la Gaule après sa conquête par « César ».
Nos rescapés bretons en arrivant sur le lieu, y ont donc trouvé les habitants gallo romains et ont dû faire avec.
Un deuxième argument renforce l'hypothèse d'une installation mixte intégrative, c'est le fait qu'après cette défaite de Déols, les rescapés bretons cherchaient surtout à être discrets et à ne pas se faire repérer par les Wisigoths, et ce n'est pas en se regroupant en un même lieu qu'ils se donnaient toutes des chances d'y parvenir.
Pour résumer, il y a de très fortes probabilités pour que se fût l'installation mixte par l'intégration qui eut lieu entre d'une part, les rescapés bretons de l'armée du roi Riothame et d'autre part, la communauté gallo romaine qui existait déjà sur les terres de Plou, christianisée ou en voie de l'être.
Cette communauté pouvait avoir la forme d'un village ouvert que César appelle dans ses « commentaires de la guerre des Gaules » en 51 av. J.C. « Vici » ou celle d'une ferme aristocratique gauloise que ce même César dans ce même ouvrage appelle « aedificia » qui deviendra sous l'occupation romaine la « Villa ».
On peut raisonnablement penser que les Bretons de l'armée défaite du roi Riothame se sont doucement intégrés dans le village ou la villa gallo romaine primitive situé au lieu-dit les Masures à partir de 470 le nommant « Plou » et créant ainsi la paroisse qui portera le même nom.
Mais cette découverte des origines de la création de la paroisse de Plou en cache une autre aussi prodigieuse, qui rattache notre Plou en Berry à l'épopée d'un roi britton-romain qui donna naissance à l'extraordinaire légende arthurienne.

Lien entre la paroisse de Plou et la légende arthurienne.
Comme nous l'avons vu, après la défaite de Déols en 469, le roi Riothame se réfugia en Burgondie, et fut absent plus d'un an de son royaume qu'il avait confié à son frère Uther.
Nous savons aussi qu'Uther fut nommé par le roi son frère, « Maître de la cavalerie bretonne » (magister équitum en latin). Depuis le bas empire romain, la cavalerie romaine avait comme emblème de sa cavalerie, le dragon monté sur une hampe. Cet emblème était aussi devenu celui de la cavalerie bretonne et Uther fut surnommé, en langue Celtique brittonique, « penn dragon » (Chef des dragons). Il devint alors pour tous Uther Pendragon.
Enfin nous savons également qu'en 457 Uther Pendragon avait eu un fils de sa liaison adultérine avec Ygerne et que cet enfant était appelé Arthur.
Lorsque de son retour sur la Grande Ile de Bretagne en 471, le roi Riothame meurt empoisonné par Catigern troisième fils de Vortigern qu'il avait épargné, ce fut Uther Pendragon qui devint Roi de Bretagne.
Le roi Uther Pendragon meurt lui aussi empoisonné le jour de la saint Martin en 472. Son fils « Arthur », alors âgé de 16 ans devient roi sous le nom de Arthur Pendragon.
Ce roi Arthur Pendragon est celui dont est née la légendaire histoire « arthurienne » avec « Escalibur », « Merlin l'enchanteur », « les Chevaliers de la table ronde », « Lancelot du Lac », « la reine Guenièvre », « la fée Viviane », la fée « Morgane » etc. etc.
Dans la réalité historique, Arthur Pendragon devint roi de la Grande Ile de Bretagne et de l'Armorique à la pentecôte 473.
Il choisit comme Chef de sa cavalerie (magister équitum en latin), un certain « Merlinus »(38) qui est un solide chevalier de 23 ans doué d'un remarquable sens stratégique de la guerre et qui n'a rien à voir avec le Merlin l'enchanteur de la légende.
Le 1er mai 474, le roi Arthur est victorieux lors de la bataille de « Carohaise ou Carthaix » en Bretagne armoricaine qui l'oppose aux Wisigoths du roi Euric. En fait, Carohaise est la cité de la paroisse de « Plouguer » (Plou – Ker) qui signifie « la paroisse du Château » et dont l'église, qui est dédiée à Saint Pierre, fixe le siège de la paroisse primitive. (Ça rappellera quelque chose, aux habitants de Plou en Berry).
C'est lors du banquet honorant cette victoire, que le roi Arthur voit pour la première fois la douce « Gwen Hyvar » ou « Guenièvre de Carohaise»(39). Et c'est ce même printemps 474 qui verra leurs fiançailles puis plus tard leur mariage à Londres.
En 486, le roi Arthur mena « la guerre aux Saines » dans les plaines de « Salisbury ».
De 487 à 496, il eut sans cesse à repousser les « barbares » qui tentaient d'envahir la Grande Ile de Bretagne.
Le roi Arthur eut à faire face à une guerre fratricide entre les Bretons sur lesquels il régnait. Ce conflit naquit du différent qu'il avait avec son neveu « Mordret » dont il avait fait son fils adoptif.
La confrontation armée entre les deux personnages eut lieu vers 529, à « Camiann ». Le roi Arthur qui y fut gravement blessé dès l'après midi du premier jour d'engagement, Il mourra en début d'après midi du second jour. Il avait alors aux alentours de 73 ans.
Son corps fut transporté à « Avallon » où il fut inhumé.
Voilà un lien entre la naissance de « Plou » en « Berry » et « le peuple Breton » assez extraordinaire, pour ne pas être ignoré.
Ainsi, Pour résumer, ce sont sans aucun doute les résistants Bretons du roi Riothame qui ont donné, vers 470, le nom de « Plou » à l'habitat gallo romain biturige, à la paroisse et aux terres qui l'environnent.
Ces résistants Bretons étaient du même peuple que ceux qui étaient les compagnons du roi Arthur Pendragon et qui ont construit sa légende.

Notes de Références
(1) Société des études historiques : « revue des études historiques ». Publiée par Société des études historiques Paris. 1838. page 53
(2) Maurice Griffe : « L'Europe 50 siècles d'histoire de l'Antiquité à nos jours Les chronologies de Maurice Griffe » Publié par Tableaux synoptiques de l'histoire, TSH, 2007
(3) Armand Pérémé : « Recherches historiques et archéologiques sur la ville d'Issoudun » édité par la Société d'Antiquités, d'Histoire et de Statistiques du Cher. Paris, Issoudun, Châteauroux. 1847. in « Issoudun des origines à 1850 » Romain GUIGNARD. Editions Librairie Arts et Loisirs. Issoudun 1995.
(4) R P J Chevalier : « Histoire religieuse d'Issoudun depuis sa fondation jusqu'à nos jours » Editions Gaignault. Issoudun 1889. In « Issoudun des origines à 1850 » Romain GUIGNARD. Editions Librairie Arts et Loisirs. Issoudun 1995.
(5) Les wisigoths dont-il est fait état ici, sont des chrétiens de courant Arien. La différence dogmatique entre chrétiens romains et chrétien ariens, va donner lieu à des persécutions d'un côté comme de l'autre.
Abel Hugo : « France historique et monumentale: Histoire générale de France depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours ... » Editions H.L. Delloye, 1836 page 38
(6) La Villa : Le mot « Villa » de cette époque n'a rien à voir avec le sens que nous lui donnons aujourd'hui. - A l'époque gallo romaine, ce mot « Villa » désigne un habitat rural isolé et dont les habitations et leurs dépendances sont construites sur les terres mêmes que les habitants du lieu exploitent. - Ce qui caractérise ce type d'implantation rurale gallo romain est certes son organisation architecturelle, mais surtout son principe économique basé sur l'autarcie fonctionnelle et l'auto suffisance alimentaire.
(7) Ces fouilles effectuées par Mr. Dumoutet ont donné lieu à la rédaction de mémoires lus à la Sorbonne en 1863.
(8) Cette mosaïque de 3,75 à 4 m de largeur et de 5,75m de longueur, découverte à un mètre de profondeur, fut achetée par Mr Dumoutet qui la revendit à ses dires à un musée de Paris qui la déposa au musée de Cluny où aujourd'hui, il est impossible d'en découvrir la moindre trace. Par bonheur, un superbe dessin en avait été fait par Mr Boesvilwald et qui fut conservé aux Archives de la Commission des monuments historiques. Une description de cette mosaïque est faite par Mr Boyer dans les mémoires de la société du Berry réf : t. x, p.117.
(9) Ces sépultures ont été signalées par Mr Charot, puis fouillées par Mr de Beaurepaire alors secrétaire de la Société des Antiquaire du Centre réf : Mémoire de la Société des Antiquaires du Centre, t .II, p.29.
(10) Fouilles décrites par Mr des Meloizes dans un mémoire de la Société des Antiquaires du Centre. Réf : T. I, p. 83
(11) Provost. (Michel.). Chevrot. (Jean François.). Troadec. (Jacques.). : « Le Cher ». Editions M.S.H. 1992. 370 pages, page 187.
(12) Flavius Honorius : Né à Constantinople en 384, il est le fils de Théodose Ier et d'Aelia Flacilla et le frère cadet d'Arcadius. Il devint le premier monarque de l'Empire d'Occident en 395 à la mort de son père après que celui-ci eut partagé l'empire entre ses deux fils, partage qui sera, pour l'empire romain, définitif. Honorius n'a que 11 ans à la mort de son père. Honorius meurt le 15 août 423.
(13) BOPP. (Franz.). - traduction BREAL. (Michel Jules Alfred.). : « Grammaire comparée des langues indo-européennes » Imprimerie Impériale &Imprimerie Nationale, Paris 1866 -1874.
(14) ZEUSS. (Johann Kaspar.). « Gammatica Monumental Celtica » Edition Hermann Wiilhelm Ebel, Berlin, 1871.
(15) Hervé Abalain : « Destin des langues celtiques » Editions Ophrys. Paris 1989. 262 pages, p 190
(16) Coel Hen (Coel le Vieux ou l'Ancien) : Mort vers 440 est un roi semi légendaire de l'île de Bretagne, avant l'invasion saxonne.
(17) Vortigern (en gallois moderne Gwrtheyrn) : Il fut un roi de l'île de Bretagne du Ve siècle après J.-C. il est souverain de toute l'île, vers 425, ou roi des Brittons-romains du Kent (le Cantium antique), vers 450.
(18) Geoffroy de Monmouth : « Historia regum Britanniae », trad. Laurence Mathey-Maille, Les Belles lettres, coll. « La Roue à livres », Paris, 2004.
(19) Ambrosius Aurelianus, Ambroise Aurèle en français moderne (Emrys Wledic en gallois moderne) : Il est un chef de guerre breton du Haut Moyen Âge qu'il a grandement contribué à la défense de l'île de Bretagne, ainsi qu'à de nombreux événements sur le continent lors de son repli stratégique en Armorique et dans le domaine gallo-romain.
(20) Bruce, Christopher W : « Ambrosius Aurelianus » in The arthurian name dictionary. New York, Garland Publishing, Inc. 1999, p.19.
(21) « Barbares » : Ici le mot « barbares » désigne les peuples germains du nord des « Jutes » et des « Angles » qui sont riverains des rivages de la mer du Nord.
(22) Hengist (ou Hengest en vieil anglais) : Il est originaire du Jutland (Danemark) qui, selon la tradition, aurait mené leur peuple durant l'invasion de la (Grande-) Bretagne et fondé le premier royaume anglo-saxon sur l'île : le royaume de Kent, dans le sud-est de l'Angleterre. Ce roi est considéré comme semi légendaires. En langue germanique, Hengest signifie étalon.
(23) Vortimer ou Mortimer (400? - 450?) était un roi de Grande-Bretagne du début du VIe siècle. Il est dépeint par Geoffroy de Monmouth dans son Historia regum Britanniae comme l'un des grands roi légendaires de Grande-Bretagne. Il était le fils aîné de Vortigern. Vers 447, il se serait soulevé contre son père et lui aurait usurpé brièvement son titre. Vortigern le tua et récupéra son trône.
(24) Riothame (Rigo-samos = Grand Roi= Chef suprême) connu aussi sous le nom d' « Ambroise Aurèle » avant qu'il soit proclamé duc ou roi de l'Ile de Bretagne (grande Bretagne) et de la Bretagne (Armorique). Il meurt empoisonné vers 471.
(25) Uther : Il est le frère du roi Breton « Riothame ». Il se voit confié la cavalerie de l'armée bretonne dont l'emblème est un dragon avec le titre de « Maître de la cavalerie » d'où lui vient son nom de « Uther Pendragon. Il succède au roi « Riothame » vers 471, et il meurt lui aussi empoisonné vers 473 ; laissant un fils de 16 ans « Arthur ».
(26) le nom Uther Pendragon résulte d'une lecture erronée de Petr Penndrogn, « parfait chef de troupe ». La penn était la lance des cavaliers, et le draco était l'étendard ou oriflamme de la cavalerie du bas empire romain, d'où le nom de « dragons » pour désigner les cavaliers. Le Penndrogn serait donc le magister equitum, à savoir le général, ou commandant, de la cavalerie. Cette interprétation est étayée par le fait qu'Uther est présenté comme le frère du roi Riothame alias Ambroise Aurèle et le chef de ses armées. Dragon se dit d'ailleurs aerouant en breton, langue proche du gallois, et non dragon.
(27) « Ygerne » ou Igerne en ancien français (Igraine en Angleterre) : Elle est mariée au duc de Cornouailles, Goloët de Tintagel, dont elle a plusieurs enfants, parmi lesquels Élaine, Morgause (Morcades) et Morgane (Morgain). Délaissée par son mari, Uther Pendragon la séduit et passe une nuit avec elle. De cette nuit naquit un garçon qui s'appellera Arthur. Après le décès de son mari, Ygerne épousa Uther Pendragon.
(28) « Gorlois de Tintagel », (aussi nommé Goloët ou Gorlais) : Duc de Cornouailles, il est l'époux d'Ygerne, la mère du roi Arthur. Il aurait été tué au cours d'une sortie du château de Dimiloc où il s'était réfugié, assiégé par les troupes d'Uther Pendragon.
(29) Procopius Anthemius (v. 420 - 11 juillet 472) : Il fut Empereur Romain d'Occident du 12 avril 467 au 11 juillet 472. C'est l'un des « empereurs d'ombre » du Ve siècle, il était certainement le dernier ayant les capacités nécessaires pour ce poste.
(30) « Les Wisigoths » : Les wisigoths de cette époque sont loin d'être les « barbares » qu'on nous dépeint dans les livres d'histoire. Ces Wisigoths conduits par « Euric »sont des Goths christianisés par « Ulfilas » évêque Goth dans la doctrine chrétienne de l'Arianisme qui fut déclarée hérétique au concile de Nicée en 325 pour ne pas reconnaître le mystère de la trinité. Ces Wisigoths sont très bien intégrés dans les populations gallo-romaines du sud de la Gaule.
(31) Euric : roi Wisigoth de 466 à 484, il règne sur les territoires qui vont du sud de l'Espagne au sud de la Loire exceptés le Limousin, la Touraine du sud, le Berry, le nord du Périgord, l'Auvergne et le Velay.
(32) Paul : dit le comte Paul (Paulus comes) était un officier militaire de la Gaule du Ve siècle. Beaucoup d'historiens ont pensé qu'il était un personnage important, peut-être le successeur d'Ægidius en Gaule du Nord avant Syagrius, ou bien le lieutenant de ce dernier sur la Loire, voire le nouveau magister militum de Gaule allié à Riothamus et Anthémius, notamment par le fait qu'il est dit être à la tête de Romains et de Francs et mener une lutte contre les Wisigoths, comme Ægidius.
(33) Arvandus : C'est un personnage de la Gaule du Ve siècle. Nommé Préfet du prétoire des Gaules en 464 par Libius Severus et Ricimer, il avait comme beaucoup d'autres avant lui déjà une position difficile entre les puissants royaumes barbares établis en Gaule et l'empire d'Occident réduit à l'Italie depuis la sécession d'Ægidius en 461. En 468 fut révélée une lettre dans laquelle il conseillait à Euric roi des Wisigoths de rejeter le nouvel empereur Anthémius imposé par Co nstantinople et d'attaquer les Bretons de l'autre côté de la Loire. Accusé à Rome même par des notables gaulois (dont Tonantius Ferreolus), il dut à l'intervention de ses amis (Sidoine Apollinaire, par lequel on connaît l'affaire : Ep. I, 7, 1-13) de ne pas être condamné à mort mais seulement exilé.
(34) Sidoine Apollinaire : (430 à Lyon – 486 à Clermont Ferrand). Il fut d'abord homme politique gallo-romain. Il fut fait comte par l'Empereur « Majorien » en 457. En 468 il fut nommé préfet de Rome par l'Empereur « Anthémius ». Il devient évêque de Clermont Ferrand en 471. Il sera fait Saint par l'Eglise Catholique.
(35) Sidoine Apollinaire : Traduit par LOYER. (A.). : « Lettres ».Tome II, Livre III. 29, page 223 et Tome II, Livre III. 9, page 249.
(36) Manuscrits de la Bibliothèque Nationale N° 6770 – 6777 – 6784 – 7585 – 6786 – 6787 – 6963 – 7172 – 7173 – 7177 – 7184 – 7185.
Œuvre imprimée : Jehan Dupré : « Lancelot du Lac ». Paris 1488. Bibliothèque Nationale. Paris.
(37) L. Cartier de Saint René : « Histoire de du duché-pairie de Chârost » Editions Alice Lyner. Issoudun 2009. 120 pages, p 31.
(38) « Merlinus » : Il est de 7 ans l'aîné du "Roi Arthur". C'est un militaire qui connaît bien son métier. Et comme tout général digne de ce nom, c'est quelqu'un qui est capable d'avoir une vision globale d'un champ de bataille.
(39) « Gwen Hyvar » (qui signifie ange blanc) ou Genièvre en vieux Français : Gwen Hyvar est la fille de « Léogan » roi de Carmelide. Elle devient l'épouse d'Arthur en 474. Après la mort d'Arthur, elle se fait nonne à Amesbury où elle mourut. Certains historiens pensent qu'elle est inhumée à Glastonbury non loin de la sépulture d'Arthur.



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