Le Monde de l'Edition

La recherche d'un Éditeur est un véritable chemin de croix pour l'Auteur. Au-delà de la recherche proprement dite (on ne connait pas toujours toutes les bonnes adresses),  il faut encore être bien au clair avec les différents statuts:


* Éditeurs à compte d'Éditeurs
* Éditeurs à risques partagés
* Éditeurs à compte d'Auteurs
* Auto-édition.


Éditeurs à compte d'Éditeurs


Le plus avantageux reste bien sûr le premier cas mais il faut cumuler chance, talent et patience. La première chose à regarder c'est la pertinence de la ligne éditoriale avec votre production. Inutile d'envoyer un tapuscrit de genre policier à une maison spécialisée dans le fantasy. Certaines maisons d'éditions imposent même le postulat suivant : pour envoyer un manuscrit chez nous, il faut être lecteur de nos productions. Ce genre de démarche est un peu excessif.


Une fois que vous vous serez assuré que votre ouvrage correspond à la ligne éditoriale, renseignez-vous sur les exigences particulières d'envois (malheureusement, trop souvent encore, les éditeurs exigent un envoi papier, ce qui est plus aisé pour eux mais demeure un geste très contestable d'un point de vue écologique) : mise en page,  synopsis, biographie, marges, interligne (souvent le 1,5 ou le 2),… Le premier regard est primordial.


Ensuite, gardez en tête que certains éditeurs reçoivent près d'une centaine  de manuscrits par jour ! Le votre, votre « bébé » ne sera qu'un de plus sur la pile. Evitez au maximum les « fioritures » (textes couleurs, plusieurs polices,…). La sobriété sera un gage de sérieux.

Afin de passer le premier écrémage, un résumé aboutit est important. En quelques lignes vous devez arriver à donner envie au lecteur d'aller plus loin, de découvrir plus. Soyez au clair avec le fait que, la majeure partie des manuscrits ne passera même pas cette étape.


Nombreuses maisons d'éditions ont recours à des lecteurs extérieurs ce qui m'amène à penser qu'un refus n » doit pas être vécu comme définitif. Retentez votre chance un peu plus tard, le lecteur suivant aura peut-être plus de sensibilité pour votre travail.

Bien souvent les refus sont accompagnés d'une lettre type mais ne sont pas argumentés. Essayez d'en savoir plus, demandez des précisions afin d'éventuellement pouvoir rectifier le tir et proposer quelque chose qui sera plus en accord avec ce que recherche les éditeurs (attention, je ne vous demande pas ici de vous trahir en retravaillant l'intégral de votre ouvrage).


Si vous avez réussi à intéresser un lecteur, vous n'êtes pas sortis de l'auberge pour autant. Le lecteur appuiera votre ouvrage au Comité de lecture. C'est là encore une épreuve du feu et si vous la franchissez, attendez-vous à ce que l'on vous demande de remodeler certaines choses. Là, il convient à vous, et à vous seul, de placer la limite entre ce que vous acceptez de changer ou pas. Personnellement, j'ai refusé des propositions d'éditeurs intéressantes car on me demandait de trancher dans des propos qui représentaient mes convictions et que je me refusais de renier.


Enfin, gardez à l'esprit qu'un refus n'est pas définitif, persévérez, diversifiez vos envois, n'attendez pas une réponse avant de démarchez ailleurs.  Trouver un éditeur c'est comme chercher un emploi, il faut sans cesse recommencer et  s'acharner jusqu'à satisfaction.


La suite prochainement …………………




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