BIENVENUE AUX AMIS DE BRAZZA

BIENVENUE AUX AMIS DE BRAZZA

 LA MASCOTTE DU VOYAGE



BIENVENUE SUR NOTRE SITE OU VOUS POURREZ SUIVRE NOS ACTIONS, LES VOYAGES ET NOS MANIFESTATIONS EN FAVEUR DE 2 ORPHELINATS ET D'UN DISPENSAIRE AU CONGO BRAZZAVILLE.


Nous venons de dépasser

 les 20.000 visites du site

MAJ le 15/11/2016




DEPART POUR LE CONGO


SUIVONS LES, JOUR APRES JOUR.



Nous vous présentons


 LE PLAN DES DISPENSAIRES


Cliquez ici pour voir son film " Organisation du district et plan du quartier avec la géolocalisation des dispensaires" !   




ILS SONT DE RETOUR

le 24/11/2106


 LE RETOUR

Un petit mail ce soir pour vous dire que nous sommes bien arrivés. Quel choc thermique!! Hier après-midi il faisait 33 degrés pour une température ressentie de 38 et ce matin à 6H30 à Roissy 9 petit degrés. Evidemment nous avons chaud et il va falloir quelques jours pour nous ré-acclimater. 

Notre départ a été un peu mouvementé avec un embouteillage à 800 mètres de l'aéroport sans doute une mise en bouche avant ceux du périphérique de ce matin. Puis sous un aérogare privé de climatisation ou nous sommes en eau (imaginez d'être habillé dans un sauna) une fouille intempestive de nos bagages de façon arbitraire pour récupérer des cfa car le scanner des bagages a détecté du bois. Il faut payer La taxe sur les objets d'art, comme ils disent pour nos porte-clés et bibelots, est un grand mot. Quelle férocité, les uns et les autres étant traités de façon discriminatoire et le tout faisant une mauvaise publicité au final pour le pays. Il serait tellement plus simple de la payer à l'artisan grrrrr……!!!

Les conditions de sécurité se sont renforcés avec une nouvelle fouille au départ de l'avion, ce qui est bien rassurant et nous prendrons du retard car une personne est refoulée par l'émigration et son bagage doit être retiré de l'avion, ce qui au final est rassurant. Nous aurons un contrôle de nos passeports par la PAF à la porte de l'avion à l'arrivée à Roissy, ce qui au final est encore plus rassurant. 

Bref, nous rentrons et avons besoin de nous mettre un peu au vert pendant deux ou trois jours avant la reprise du travail. La saison des pluies tire sur l'organisme et j'avoue avoir encore une douleur à la pliure des deux genoux liée à l'encombrement réduit de la place arrière droite de la bolorette !! Nous sommes franchement épuisés physiquement mais en pleine forme moralement avec une zenitude cérébrale qui va nous permettre de récupérer vite chez nous et c'est ce qui compte.

Quel clin d'œil du ciel cette voiture!!! Nous avons vécu une pénurie d'essence (et de gaz) pendant notre séjour dans ce pays producteur de pétrole en crise à cause du prix du baril qui est passé à 45$ depuis un an et incroyablement Karl hérite d''une des 15 bolorettes offert par notre célèbre homme d'affaire .Nous n'oublierons jamais les visages des piétons aux sons des criquets. L'électrification de l'Afrique est une idée géniale pour l'Afrique (fondation Borloo), c'est pourquoi nous avons beaucoup travaillé avec Pascal pour la réussite de notre projet d'ESF (rappelez-vous de nos deux amis Philippe et Georges) pour la solarisation (est ce français??) du ou des  dispensaires du district de Kinsoundi pour le rendre indépendant sur le plan énergétique et empêcher les enfants de naître dans l'obscurité de la bougie ou de la lampe à pétrole.

Bien sûr, nous n'oublierons pas la gentillesse du personnel du dispensaire et nous sommes ravis que l'association ait pu, encore cette année, leur fournir une aide logistique pour améliorer la prise en charge des patients.

C'est le dernier post, merci pour votre fidélité et venez nous rencontrer au Marché de Noel de saint benoit sur Loire en décembre.

 

Philippe et Pascal





JOUR 12

 

C'est notre dernier jour et nous partons le cœur gros vers l'hôpital de Kinsoundi ou nous devons rencontrer Carmel et le grand directeur pour la remise du rapport à ESF.
Nous prenons donc le volumineux 4X4 de l'hôpital pour faire 50 mètres et changer de bâtiment afin de voir le directeur (ce n'est pas un gag). Il nous fait un accueil très officiel et nous remet le rapport pour ESF.
Nous partons à Kinsoundi ou les regards sont tristes. On fait durer le plaisir mais c'est bien le dernier jour. Une giboulée tropicale tombe et nous permet de tester notre bâche à eau (souvenez-vous le captage d'eau sur le toit) Après une grand discussion sur le trop plein et les avis de tout le monde nous choisissons de faire confiance à Nestor notre maçon concepteur.
Patrice nous accueille à bras ouvert et nous embrasse suite à a mise en route du photocopieur; Carmel insiste auprès de lui pour instaurer une discipline pour les nettoyages, l'hygiène qui est son cheval de bataille. Il y a du boulot car de nombreuses mauvaises habitudes se sont installées.
Les artisans se font régler les dernières factures auprès de Pascal. on nous offre des fruits ramenés parfois des villages pour nous remercier, des ananas, mangues, et litchees sans compter un régime de bananes. Nous les remettrons à Karl pour lui et sa famille.
Nous organisons une remise de blouses aux chefs de service et Carmel nous offre deux tableaux pour nous remercier de notre engagement. Ce cadeau nous touche vraiment et nous offrons un jus à tout le monde en les réunissant dans la salle préscolaire. Le personnel surveille nos moindre faits et geste et cela sera une vraie sinécure pour prendre une photo souvenir de tout le monde.
Nous y arrivons et Panoramix ne lâche pas Pascal pour son massage. Evidemment je ne pourrais pas publier toutes les photos, mais quelle partie de rire........sans compter la migraine qui a pris le dessus par l'odeur que dégage Pascal avec l'alcool camphrée.
Nous partons avec des adieux émouvants et allons finaliser la réparation des tables d'examen. Nous finirons par notre passage à la mandarine manger une part de flan et un jus avec notre fidèle Karl qui réalise que ce sont les dernières minutes avec nous.
La bolorette nous a fait passer entre les mailles du filet de la pénurie d'essence et j'avoue que nous avons été séduits par ce véhicule, même si c'est au prix d'un lumbago pour Pascal par son étroitesse. Finis les criquets.....
Karl nous laisse à l'hôtel, nous sommes fatigués ce soir car la pluie a peu durer et il fait encore plus lourd.
Entre temps nous sommes retournés au marché du plateau pour essayer de finaliser nos achats. Nous y croisons des russes, des libanais, des italiens, ce petit marché d'art est vraiment pittoresque et un vrai melting-pot de nationalités. Les statuettes sont souvent faites au Zaïre mais le copyright est secret.
Nous ramenons quelques « tintins » pouvant intéresser  les amateurs à notre prochain marché de noël à Saint Benoit les 17 18 décembre, où nous aurons le plaisir d'échanger sur notre voyage avec vous tous.
Voilà, demain soir nous prenons le vol retour Air France (4 vols par semaine) à 22heures 25 pour arriver à 6H30 le lendemain matin. Nous vous raconterons en fin de semaine nos péripéties de retour..... et ferons un petit bilan.
J'espère que nos récits vous ont captivés cette année. Grand merci à Valérie et à Annick qui ont mis en forme notre post quotidien

 
Philippe et Pascal



Cliquez ici pour voir son film "The D day !!" !   



JOUR 11

Je ne vais pas être original mais le ciel ne s'est toujours pas cassé, comme disent les congolais, et il n'a toujours pas plu. Quelle galère, j'ai l'impression de vivre dans un sauna.
Hier soir, nous avons invité nos deux complices congolais avec leur copine respective, Tendresse et Sandy. Nous avons passé un délicieux moment en terrasse dans le centre-ville et mangé un demi poulet bicyclette sur le grill (comprenez congolais avec pas beaucoup de blanc sur les cuisses; sur le mien je le cherche toujours........) et quelques frites. Impossible de les emmener au chinois et nous avons fui une rôtisserie ou le poulet était laqué tellement il avait tourné dans la rôtissoire (sans doute 2 jours)
Grosse partie de rigolade et nous avons un peu caricaturé nos deux amis auprès de leur copine pour que les rides du front ne se reposent pas comme ils disent.
Nous faisons la séance photo et un peu de théâtre, il faut dire que nous sommes les deux seuls moundélés* (blancs*) sur la place. Nous ne rentrons pas trop tard à l'hôtel car ce matin nous partons dès 9 heures pour les derniers travaux et compléter notre dossier ESF suite à un Skype avec eux la veille dans la pénombre de notre chambre (plus de courant électrique).
Direction, le centre-ville pour trouver un photocopieur. c'est une vraie galère et Patrice nous l'a demandé avec insistance car cet objet est vraiment nécessaire pour le centre. De plus il pourra demander une petite obole 100 cfa  aux patients qui permettra au final de changer la cartouche laser. Nous galérons dans un magasin habituel indien (souvenez vous " Sonic"); avec deux de tension, et au bout de trente minutes de négociation nous découvrons avec stupeur que l'appareil ne fonctionne pas grrrrrrrrr...........!!!!!!nous traversons le trottoir et concluons chez un malien mais au moment de l'essai plus d'électricité Grrrrrrrrrr.............!!! Il branche un groupe électrogène et nous essayons le lecteur dvd et Edison (sans doute copie chinoise) qui fonctionnent. Il a fait un bon prix compte tenu le fait que notre pays a sauvé le sien il y a quelques mois ; yes enfin un truc positif...........!!!
Nous partons au Plateau car notre statuette tintin pour le marché de noël ne tient pas debout. Le vendeur malien  la pose sur un tabouret bancal et miracle elle tient tout droit grrrrrr.....!!!!! Il va quand même la rééquilibrer...
Nous arrivons donc un peu tard au dispensaire ou Pascal lance les derniers travaux. L'eau fonctionne mais les bondes, n'ayant pas servies depuis plusieurs années, sont percées et c'est un peu Versailles. Clotaire s'affaire à revoir l'installation. Pas d'eau dans notre bonbonne depuis qu'elle est installée, c'est un comble et les enfants du quartier se sont amusés à y mettre des inscriptions ; Pascal prend la truelle pour effacer les loves du quartier......
Patrice nous embrasse, la bureautique va lui faciliter la vie. Tout le personnel est un peu nostalgique; notre départ est proche. le cosa nous remet des témoignages émouvants pour ESF.
Nous passons un peu de temps avec l'équipe de Babeth dite "Bibiche". Nous leur offrons un croissant et un jus car elles n'ont rien pu manger le matin, prenant le transport très tôt, vue les pénuries de carburant. Panoramix se joint à nous et ne lâche pas Pascal pour le massage, ce sera pour demain........évidemment je vous ferai vivre ça en détail.
Par précaution, je lui donne un petit billet pour acheter de l'alcool camphrée et lui dit surtout de montrer le flacon bouché (rappeler vous du crotale et des extraits de singe)
Nous partons à l'orphelinat dire au revoir aux enfants et à la sœur Marie lourdes. Sur le chemin, nous croisons Ismallet qui est mutique. Elle part avec une brouette broyer du fou fou au bout du quartier; Karl lui demande de rebrousser chemin et, arrivés à l'orphelinat, tous les enfants sont mutiques sous le regard sévère de la sœur. Aucun dialogue constructif n'est possible et nous ne cherchons pas le conflit. La sœur a des orientations d'éducation qui nuisent au bon équilibre des enfants et nous décidons de mettre fin à notre collaboration devant son attitude, certes chaleureuse avec nous, mais avec des enfants terrorisés . Quelle tristesse! Nous lui disons que nous rendrons visite aux enfants de toute façon mais que son comportement n'est plus tolérable.
Nous partons directement rencontré sœur Virginie (l'ancienne sœur directrice de Batignole) qui s'occupe maintenant d'une école et aide sa sœur Clarisse Pasteur, directrice d'un vrai orphelinat.
Nous les rencontrons toutes les deux et visitons la structure qui est propre, avec des enfants de 2 ans à 21 ans, mais qui font des études dans une vraie école ou à la faculté. Elle nous donne les statuts de la structure, et elles sont prêtes à recueillir les enfants de Marie Lourdes (Ismallet et Rose en priorité) et de trouver des solutions pour les autres, en cas de cessation de la sœur Marie Lourdes, que nous espérons rapides; nous sommes un peu démunis mais demain nous rencontrons une personnalité du ministère et allons lui en toucher un mot. Quel gâchis!! Bien sûr nous ne regrettons rien si nous avons donné 100 et que les enfants ont eu 80 c'est déjà ça. Mais la sœur a changé depuis 15 ans ou, avec Pascal Loko, nous l'avons rencontrée après la guerre . Cette femme était venu demandé de l'aide avec ses orphelins à bout de bras. Elle bénéficie d'aides extérieures et donc nous n'avons pas de scrupules cette année à arrêter.
Sœur Virginie est française élevée en France et s'engage à nous écrire par mail pour nous tenir au courant . Il est dommage que les choses se soient mises en place en fin de séjour, mais cette clarification avec Kinsoundi était nécessaire
Nous partons chez Guenin mettre à profit notre chaîne alimentaire avec sœur Virginie et rentrons tard ce soir à l'hôtel.
Je dois dire que nous sommes éreintés et , en plus, le courant est coupé bloquant le wifi.
Demain matin, nous allons rejoindre Carmel car un officiel du ministère de la santé veut nous rencontrer, ayant eu vent de notre action au dispensaire et du projet ESF.
Après nous distribuerons les layettes et les colis médicaux au dispensaire en inaugurant tous les travaux
Bref une grande dernière journée avant la préparation de notre départ........



Philippe et Pascal


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 JOUR 10

                        

Aujourd'hui nous restons dans notre hôtel congolais pour reprendre un peu de vigueur avant notre début de semaine qui sera intensif car nous repartons mercredi soir.
Le temps est lourd et orageux avec des éclairs mais il ne pleut toujours pas. Nous n'avons pas le courage de faire une marche sous ce sauna naturel.
Il y a des rafales de vents qui décrochent çà et là les noix de coco des palmiers et les régimes de bananes et il ne vaut mieux pas se trouver en dessous.
Nous en profitons pour trier et ranger nos achats du plateau.
Bon dimanche à tous et régalez-vous de quelques photos originales qui vont suivre
Philippe et Pascal


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JOUR 9 


Le temps file. L'orage est passé sur le Zaïre et nous a épargné, le temps est donc encore plus rude ce matin. Nous partons ce matin au marché du plateau pour fournir notre marché de Noël de l'association qui aura lieu les 17 et 18 décembre à saint Benoit sur Loire cette année. (Venez nombreux!!)
Nous y resterons presque trois heures à négocier pour le prix le plus bas. Ils nous connaissent et redoutent car nous ne nous  laissons pas faire mais c'est la règle.
Chargé comme des bourriques à en remplir le micro coffre de la bolorette nous repartons à l'hôtel déposer nos achats
Nous faisons une après-midi crêpes, nous avons demandé à la cuisinière de l'hôtel de les préparer après lui avoir acheté le nécessaire et moyennant une petite contribution. Elle est ravie et nous irons dans une petite échoppe malienne acheter la pâte chocolatée à tartiner, le miel les petits jus, les bonbons, et quelques gâteaux. (J'ai oublié ........pascal a géré la logistique d'une centaine de crêpes au Congo .....un vrai défi)
Je suis une fois de plus déçu, car Ismallet que nous croisons part au Catéchisme, la guigne, mais je dis à la sœur que je passerai la voir lundi à la sortie de l'école à 16 heures. Les enfants sont réunis et c'est un véritable festin qui nous ravit. Nous leur faisons vraiment plaisir. Les enfants sont propres, et nous réclament les uns après les autres un lecteur de DVD. Nous leur promettons pour lundi, il faut dire que c'est le seul moyen de distraction de voir des DVD quand il pleut nous leur promettons vraiment comme on dit au Congo!
Nous allons programmer les dernières grosses actions pour lundi en nous reposant vraiment dimanche car nous sommes cuits.
Nous avons eu un dialogue peu constructif avec la sœur qui reçoit semble-t-il de l'aide par ailleurs. Un répétiteur (comprenez un adulte qui encadre les devoirs) fait réviser les petits après le goûter. C'est un bon point positif.
La petite Sarah aveugle est attendrissante et les enfants l'encadrent pour remplacer ses yeux. Elle est très propre et ne semble pas souffrir de son handicap. Il y a une autre petite fille qui souffre de la polio. On s'interroge sur la charge supplémentaire de travail que la sœur a pris en accueillant ses enfants déficitaires qui requièrent particulièrement de l'attention mais c'est un sujet que nous ne préférons pas aborder.
Sœur Marie Lourdes est ravie de notre passage.
Nous quittons l'orphelinat pour le dispensaire pour saluer Alice notre sage-femme préférée, pleine de bon sens et d'humanisme. Il y'a deux jeunes accouchées dont une de 22 ans bloquée depuis 10 jours. Elle n'a pas l'argent 15000 cfa pour payer l'accouchement et les soins, et donc le dispensaire la garde en otage. Imaginez en France si les hôpitaux nous gardaient. Le père est inconnu et la famille est trop pauvre pour payer. Bref, nous sommes touchés car Alice nous présente les faits et la souffrance de cette femme et nous décidons de régler les 20 euros pour elle. Cette jeune maman s'en va sur le champ.
Alice est ravie comme vous le verrez sur la photo.
Nous quittons sous la fournaise le quartier avec Karl qui nous parle pour la première fois de son enfant décédé. Il est toujours touché par notre soutien depuis la France l'année dernière.
Demain dimanche nous irons faire une balade rapide avant de nous reposer un peu pour le lundi qui s'annonce chargé; nous aurons le temps de checker les derniers travaux
Bon we à tous

Philippe et Pascal


Cliquez ici pour voir son film "journée crèpes!" !   



JOUR 8


Ce matin nous partons, l'orage n'ayant pas eu lieu je vous laisse imaginer la chaleur et l'humidité; un vrai sauna.
Nous partons direct à l'hôpital retrouvé Carmel la directrice qui va nous emmener dans un énorme 4x4 faire la tournée des 7 dispensaires de quartier disséminés dans des coins très défavorisés. A chaque fois nous sommes très bien accueillis  par le chef de centre et le membre du Cosa. Nous découvrons des endroits très différents et en particulier un, où je me verrai tout à fait, pour y travailler, loin du tumulte de la ville. Certains sont bien équipés d'autre moins mais personne se plaint pour assurer des consultations parfois gratuites.
Nous longeons le Djoué, la rivière qui se jette dans le fleuve Congo et j'apprends avec stupeur le décès de l'hippopotame, mascotte  de Brazzaville. Il était visité par tout le monde et on jouait pour le faire  sortir de l'eau. Il est rare de voir un animal de ce type en pleine ville, et ce sont probablement les rapides qui l'ont entraîné jusque-là.
Nous souffrons un peu du trajet, souvent tumultueux, et sortirons avec un bon lumbago mais tant pis.
Nous finirons par la léproserie dirigée par une sœur polonaise et la fondation Raoul Follereau. L'endroit est très propre et la lèpre est en recul dans le Congo.
Les centres sont en ce moment peu fréquentés en raison de la crise économique, on mange avant de se soigner.
Ce soir j'enverrai une petite série de photo des dispensaires de ville, limite brousse, et vous verrez la diversité des structures et leur richesse ou non sur le plan médical.
Nous partons à la fin à Kinsoundi avec notre directrice. Les choses filent droit avec elle. Les travaux de la cuve se terminent et nous attendons avec impatience l'orage pour qu'elle se remplisse.
Nous offrons des jus et improvisons une petite réunion avec le Cosa. Les papys sont à fond dans le dispensaire et sont ravis de notre énergie. Nous leur montrons l'étalonnage du produit d'entretien et c'est un plaisir d'apprendre les rudiments de l'hygiène. L'hygiène empêche la maladie faut-il que cela fasse partie d'une procédure ?. Culturellement la procédure n'est pas efficace si elle n'est pas participative. Patrice va devoir un peu batailler pour maintenir celle-ci dans le temps.
Nous quittons les lieux avec nos deux complices qui nous ont rejoint et sommes pris dans les embouteillages de 5 heures. Il faut dire que le marché s'est rapproché de l'artère principale, sur le trottoir, imaginez un marché le long du périphérique à Paris. Bref, le transport est long et nous nous arrêtons  à mi-parcours, au magasin médical, pour faire le point. Nous sommes dans un bureau face à deux technocrates et en attendant le technicien qui n'en finit pas d'arriver, nous piquons du nez dans cette ambiance climatisée.

Il est temps de rentrer; ce soir nous sommes vraiment épuisés.
Nous rentrons à l'hôtel, ce soir il faut que nous mangions des pâtes (ras le bol du riz, des pommes de terre).


A demain

    
  Philippe et Pascal


Cliquez ici pour voir son film "visites et Kinsoundi" !   





JOUR  7


Nous accusons un peu le coup sur le plan fatigue ce matin avec la chaleur étouffante le jour et l'orage le soir. Nous sommes dans l'hémisphère sud juste au-dessous de l'équateur et l'attraction terrestre, qui pour nous a changé, commence à se faire ressentir sur nos organismes. Nous avons de sérieux coups de pompe qui durent peu de temps et nous repartons très vite sans pour autant dormir mais le sommeil est peu réparateur car difficile à trouver le soir.
Notre bolorette est à l'heure, nous avons l'impression de prendre le métro avec un bruit de criquets. Nous partons en centre-ville prospecter pour du matériel médical chez un autre fournisseur et, auparavant,  acheter du matériel pour nettoyer les tables avec un désinfectant (saphonos) que nous devrons apprendre à diluer avant utilisation.
Nous allons au marché de Moungali, dans le nord de la ville où on trouve tout. Ce marché est pittoresque par le panachage de tous les africains (malien, sud-africain sénégalais tchadien). Toute l'Afrique est ici présente dans ce marché.
Karl veille sur nous à distance rapprochée, la perte de son enfant l'affecte encore mais a consolidé, entre nous trois, une solide amitié.
Christian est malade ce matin, et nous rejoindra au dispensaire; il fait 26 degrés ce matin mais froid pour eux.
Nous arrivons au dispensaire après avoir trouvé un nouveau pèse bébé et des tubes à essai pour notre centrifugeuse. Les travaux ont bien avancé, la cuve est reliée au toit, elle va être protégée. Nestor avance vite avec une bonne humeur et une jovialité emballantes. Sirice met en place un ventilateur.
Elisabeth vaccine à tout va et Panoramix nous guette (nous nous défilons encore!). Vous verrez sur une photo ses potions magiques, c'est redoutable !! Nous distribuons quelques sucettes qui font le bonheur des enfants malades.
La nouvelle table d'examen a été livrée et installée. Les infirmières et sage-femme sont ravies . (Vous verrez l'état de l'ancienne table, sans commentaires....) La réhabilitation, l'an dernier, avec la peinture a rendu salubre ce petit espace de consultation pour les futures parturientes.
Demain matin, nous avons rendez-vous avec la directrice qui va nous emmener avec son grand 4X4 dans les 6 autres dispensaires disséminés un peu partout dans le quartier, certains étant en bord de brousse. Nous appréhendons un peu le périple avec la chaleur mais content de voir des structures différentes dont une léproserie. La lèpre est ici une maladie terrible et dévastatrice. Ce bacille de Hansen donne une maladie infectieuse chronique mais guérissable, qui touche la peau et les nerfs périphériques, donnant des infirmités sévères. Ce sont des antibiotiques qui traitent la maladie mais le nerf de la guerre réside dans les appareillages et prothèses qui corrigent les infirmités. Nous sommes souvent confrontés en ville à des gens qui se traînent par terre à défaut de béquilles ou fauteuil roulant.
Bref, cette visite risque d'être assez spéciale mais nous voulons aussi récolter des informations pour nos deux amis d'ESF qui pourraient équiper aussi ces centres de panneaux solaires. Chaque centre semble avoir un particularisme.
Cette visite effraie un peu le COSA qui a peur que nous les laissons tomber, évidemment les liens sont ici trop forts et nous les rassurons.
Il commence à faire tard et nous rentrons tranquillement pris dans un convoi funéraire. Ici la mort est une fête et le deuil dure une semaine avec des veillées et des danses traditionnelles; le convoi roule à vive allure avec des sirènes d'ambulance et un cameraman filme les gens entassés dans les camions et les taxis. Il double à vive allure évidement chassant les voitures sur les côtés. Les gens portent des tee shirts  à l'effigie du mort. Les cimetières sont des petites stèles sans clôtures. Le convoi est très long.
Nous nous arrêtons avec Karl à la mandarine boire notre jus et acheter les pains au raisin  à Karl, Christian étant parti se reposer. La mandarine est devant la mairie dans le centre-ville. Des camelots vendent la presse française récupérée après le nettoyage des vols air France (3 vols par semaine); les congolais s'intéressent beaucoup à nos élections françaises et nous questionnent, ayant des positions très tranchées sur les candidats.
Les photocopieurs sont sur le trottoir, avec  les marchands de cigarette à l'unité et de cartes téléphoniques. Les vendeurs à la sauvette vous proposent un peu tout, mais surtout des chinoiseries toujours plus originales (et souvent inutiles) Bref, la ville est vivante et offre un spectacle permanent.
Nous rentrons un peu plus tôt pour prendre un peu de repos avant notre journée matinale de vendredi.
Le ciel se brouille avec des nuages très hauts, il va faire orage ce soir.
Bonne nuit à tous
Philippe et Pascal

   

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JOUR 6   

 

Comme prévu, l'orage est arrivé cette nuit avec une pluie tonitruante ce matin rendant la circulation difficile. Nous partons à l'heure et tant bien que mal, à travers les flaques, arrivons à Kinsoundi ou nous allons ouvrir les colis d' AVSF faits avec amour par toute l'équipe de l'association.
La directrice nous a rejoint avec le gestionnaire. Intelligemment, un inventaire va être fait et permettra de redistribuer les doublons ou matériels spécifiques à des spécialités médicales de l'hôpital. Les blouses font toujours un effet "bœuf", et les divers pansements collectés par les infirmières sont très appréciés.
Carmel, la directrice est très énergique et surtout a mis le patient défavorisé au centre de son action. Les médicaments qui ont une date de péremption rapide doivent être donnés gratuitement au patient. Elle veut des procédures de contrôle pour éviter les gaspillages et surtout elle veut sécuriser le centre, compte tenu le matériel que nous avons acheté, en le fermant par un portail.

Nous donnons le microscope offert par Caroline Faure du laboratoire de Sully, c'est un don du ciel qui ravit notre biologiste à qui nous remettons la centrifugeuse. Nous sommes des pères Noël.

 Patrice est ravi du Vidal, dictionnaire de médicaments qui lui faisait défaut. J'assiste à quelques consultations; une maman a un lumbago à qui je préconise des anti-inflammatoires par la bouche lui disant que, si ça ne va pas mieux, je lui donnerai des injectables lundi. Elle me dit que toute façon que ça aille mieux ou non elle reviendra lundi pour une piqure........bref, l'objectivité a disparu.

Une maman amène un enfant de trois ans qui a un retard de langage et qui pense que c'est le frein du filet de la langue qui est trop court et qui lui donne un trouble orthophonique. Je suis circonspect car le crâne de cet enfant a une forme anormal et j oriente patrice pour qu'il demande un avis neuro-pediatrique. Ces problèmes de langues sont fréquents en Afrique et il suffit de couper le frein avec un bistouri pour que la  langue retrouve une mobilité normale. 

Patrice pratique des circoncisions de propreté à l'américaine car le pays reste très catholique. Les maladies tropicales sont principales ainsi que les rhumes appelés ici communément grippe.

 Pascal est aux travaux, il se débat avec le réseau mikado d'eau et les artisans. Tout le monde a un point de vue bien sûr et il faut trancher. Le blanc doit se faire une opinion et décider sans se tromper car il est observé. Coup de bol, l'eau est revenu et coule dans les canalisations, dans tous les lavabos secs du dispensaire secs depuis un an, Pascal a gagné le respect de ses artisans.
Son fidèle électricien («Sirice" quel drôle de prénom!! ) le suit partout et fait un état des lieux électrique pour ESF. Il va rajouter quelques ventilateurs utiles pour les sages-femmes.
  Nous avons réceptionné la cuve de 1000 litres et Nelson, fidèle maçon et homme à tout faire, est en train de faire la gouttière pour récupérer l'eau. Il est au garde à vous devant Pascal pour bien faire. Nous leur donnons les bleus de notre lingère Bénédicte de l'hôpital et de la société Antartic. Ils sont ravis de travailler pour l'association.

Elisabeth, drapée dans une de mes anciennes blouses est dans un mauvais jour car la pluie a bloqué les gens chez eux. Elle n'aime pas l'inactivité, et elle en profite pour réquisitionner Pascal pour lui parler des problèmes de fuite d'eau dans sa salle qui est tenue au carré. J'observe de loin le débat car elle sait être convaincante avec son autorité naturelle, n'hésitant pas à hausser les décibels pour avoir le dernier mot. 
Panoramix nous sollicite pour un massage mais nous résistons un jour de plus. Il faut dire que nous redoutons ses produits naturels (à base de crotale, plantes et bouillie de singe et j'en passe, je ne préfère pas savoir vu l'odeur.....) appliqués sur nos peaux d'européens .........bref, nous échappons  mais il va falloir céder pour ne pas la froisser.

Nous partons en début après-midi pour prendre nouvelles des tables gynécologiques que nous faisons réparer.
En quittant le dispensaire, nous rencontrant Ismallet  souriante qui rentre vers l'orphelinat avec qui nous discutons un peu.

Nous allons après aux marchés des artisans du Plateau, chiner les objets montrer notre nez pour commencer la tractation pour faire baisser les prix lors d'un deuxième ou troisième passage. Évidemment tout le monde nous connaît mais c'est le jeu, et nous sommes de bons comédiens. Nous irons dans un deuxième endroit ou les sculpteurs travaillent au bord de la route.

  Voilà ce soir nous allons dans un restaurant congolais Puis nous allons offrir à manger à nos deux acolytes dans une pâtisserie tenue par une russe à forte personnalité. Tant bien que mal, Karl finit par choisir une portion de pizza et un croissant au fromage pour Christian au lieu des traditionnels pains au chocolat.
Malgré tout, nous leur offrons car ils pensent toujours à ramener pour leur enfant une viennoiserie.

 Nous les invitons dimanche soir à manger avec nous et leur proposons de manger chinois. "Ils blanchissent"  (réellement) et nous disent que "ça va dérailler" comprenez "leur esprit va dire non". En effet ils ont la certitude que les chinois servent et mangent du chien et du chat et ils ont peur de ça. Évidemment nous sommes joueurs et ne démentons pas cette information. Il nous supplie pour le poulet bicyclette avec du manioc (leur pomme de terre). Bref, nous vous raconterons le prochain épisode...Ce soir nous allons manger des "missalas" avec du riz blanc. Les missalas sont des écrevisses du fleuve, c'est un pari digestif mais ça nous change du libanais.


 
Merci pour votre lecture


Philippe et Pascal


Cliquez ici pour voir son film "de l'eau et des cadeaux" !   




JOUR 5

 

Aujourd'hui nous partons direct à Kinsoundi pour voir le début des travaux. Après un orage tropical à deux heures du matin, l'ambiance est humide et les routes sont inondées nous obligeant à contourner les flaques d'eau au risque de ne pas griller dans notre voiture électrique.
Nous sommes attendus et la tranchée est  faite avec des outils préhistoriques et pieds nus. Clotaire fait travailler deux jeunes qui ne comptent pas leur effort. L'installation d'eau par le toit est nécessaire et urgente; l'eau est toujours coupée.
Nous partons à l'hôpital de Makelele car nous avons rendez-vous avec la directrice du district, Carmel médecin chef, à 11 heures. Nous n'avons pas trop de scrupules à arriver 5 minutes en retard (souvenez-vous " vous les blancs vous avez les montres, nous les congolais nous avons le temps")
En fait nous nous retrouvons dans une vaste salle de réunion avec toute la direction et l'accueil est très chaleureux. Je réalise avec stupeur que nous sommes en shorts; tenue tropicale de rigueur pour supporter la chaleur ici sans compter le sauna permanent dans notre Bolorette qui n'est pas climatisée.
Nous sommes venus lui expliquer notre partenariat dans le dispensaire depuis quelques années. Elle est au courant car le personnel a vanté nos actions. Nous sommes surtout là pour le projet d'Electriciens sans frontière qui prévoient d'équiper de capteurs solaire le centre pour le rendre autonome sur le plan électrique. Elle est conquise et va tout mettre en œuvre pour que le projet se fasse. Elle va nous faire visiter les 7 autres centres vendredi  matin qui pourraient être aussi équipés et qui, ainsi, nous permettront d'avoir une idée sur le fonctionnement de la santé dans le quartier. Nous échangeons et complétons le dossier de nos amis Georges et Philippe.
Elle doit nous organiser une rencontre avec le ministère de la santé; ici on peut facilement voir un officiel.
Il nous offre une petite assiette chacun de gâteaux salés avec un jus (comprenez un soda) en cocktail de bienvenue.
Nous leur donnons quelques idées pour améliorer l'hygiène, mettre en place des procédures copiées sur notre hôpital sullylois. La directrice prend des notes  et nous sommes ravis d'avoir eu ce dialogue constructif.
Le matériel médical étant livré, nous repartons au dispensaire où Pascal doit trancher pour les raccords de plomberie au risque de se trouver avec un mikado congolais de tuyauterie.
Patrice se livre un peu chaque jour, et la réciprocité est bonne, il s'investit pour ce poste chèrement acquis; il faut dire qu'au Congo, pour intégrer la fonction publique il faut ruser et passer des concours. En tant qu'infirmier, il a du faire une grande période de bénévolat, passer quatre concours de spécialités qu'il a réussi, mais sans poste de libre et finir par celui de santé publique (les statistiques) pour avoir ce poste de chef de centre il y a 4 mois à 56 ans. Ouf !!!! car ici la retraite est à 60 ans; au total il aura été fonctionnaire pendant 4 ans dans sa vie active. Quel sacrifice!!
Nous devons acheter la réserve d'eau et partons vers 15 heures au nord de la ville, à l'autre bout. Les réactions des gens à notre bruit de criquets est hilarante; Karl nous teste car la batterie est en dessous de 50% et nous annonce une conduite économique (déjà que nous dépassons pas les 60 km / heures; ça promet....)
Nous allons dans une entreprise sud-africaine près du port dirigée par un anglais qui nous vend à un très bon prix la réserve.
Surprise, sœur virginie nous rappelle et nous allons la voir. Elle n'a pas changé, elle s'occupe d'une école catholique et élève les enfants de Batignolle qui n'ont pas voulu rester, quand l'évêque lui a demandé de partir, avec sœur Berthe. La situation dans l'orphelinat s'est dégradée depuis son départ. Nous retrouvons les enfants qui l'ont suivi et font des études brillantes à l'université. Ils sont heureux de nous revoir.
Sœur Virginie est entière et sa franchise nous fait du bien; nous lui racontons notre déception avec Sœur Marie Lourdes.
Pascal va organiser une après-midi crêpe avec les enfants de kinsoundi samedi après-midi.
Nous la quittons et partons dans une pâtisserie offrir des chaussons aux pommes à nos deux acolytes, (ils refusent les sandwichs) préférant les viennoiseries pour leurs petits-enfants. Il nous ramène à l'hôtel, il est déjà 18 heures, la journée a filé.
Ce soir, nous allons manger dans un restaurant Marotico libanais un plat consistant notre petit déjeuner étant loin.
Nous ne pouvons pas prendre le risque de prendre un taxi et partir trop loin, ici la pluie bloque tout, le trafic, les travailleurs, et c'est une vraie galère pour circuler le soir.
L'orage gronde et je vais jongler avec le wifi pour envoyer les photos. Je tiens à remercier Valérie et Annick qui me corrigent et publient le post.
Demain journée de déballage de nos 17 cartons et triage avant distribution.
Bonne soirée à tous, sous les coups de tonnerre tropicaux.


Philippe et Pascal



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JOUR 4

 

Grosse journée aujourd'hui ou comme dirait notre complice Christian Loko, nous allons retrouver tous les acteurs 2016!!
Nous avons rendez à 9 heures tapantes avec notre Karl, (souvenez vous du delco de Samedi matin) et là nous tombons sur les fesses...........il arrive avec Christian à la bonne heure mais avec une bolorette électrique. Nous rentrons avec un chausse pied dans cette petite voiture qui ne fait aucun bruit. Elle fait partie d'un don de voitures par notre industriel pour les jeux pan africains l'an dernier sous l'impulsion de Jean Louis Borloo. Karl a été sélectionné pour conduire cette quinzaine de voitures électriques qui sont la curiosité de Brazzaville (nous n'avions pas besoin de ça pour nous faire remarquer....)
La cerise sur le gâteau et vous allez rire, cette voiture silencieuse fait un bruit de criquets pour ne pas effrayer les passants (ce qui a l'effet inverse....) et encore mieux nous partons avec une batterie à 100 % qui rapidement baisse à 68 et encore plus quand Christian recharge tous ses appareils électriques (téléphone, camera...)...........Quelle aventure !!!
Nous arrivons au dispensaire ou tout le personnel présent nous fait un accueil plus que chaleureux, les retrouvailles sont émouvantes et attendues. Bien sûr je ne reviendrais pas sur les remarques acerbes sur notre bien portance particulièrement abdominale.......(la ceinture se relâche un peu plus tous les ans ) et encore moins  sur "mon toit ouvrant (ma calvitie) qui semble t-il s'est aggravée cette année, mais faites confiance au congolais pour mettre le doigt sur nos défauts physiques 2016.
Nous nous réunissons officiellement avec les COSA et Patrice pour faire le point sur les réalisations, les besoins et le dossier d'électricité sans frontières.
Ils sont assidus et attentifs.
Panoramix veut nous masser, elle n'a pas changé; le dispensaire est propre rangé organisé. Une ONG missionnée par le ministère de la santé a mis en place des indicateurs (recueil des données sur un registre) pour fixer la dotation financière de l'état (un peu comme pour les hôpitaux français) ce qui motive le personnel (pas comme chez nous!!). L'arrivée du nouveau chef de centre favorise la réorganisation.
Nous projetons de capter l'eau du toit dans une réserve de 1000 litres pour combler les coupures d'eau (la dernière à duré 3 semaines)
Les artisans vont aussi capter l'eau sur une grosse canalisation de la rue principale mais il faut trouver le tuyau. Sous un cagnat de 34 degrés ils vont creuser et au bout d'un certain temps  le trouver car personne n'est d'accord sur l'emplacement. Évidemment nous sommes un peu pris en otage avant de commander des travaux comme vous le verrez sur le plan.
Les tables d'examen des femmes enceintes s'effondrent et nous prévoyons d'en remplacer une sur les deux ainsi que d'acheter un aspirateur pour les bébés qui inhalent du liquide amniotique lors de la naissance avec un ambu, matériel de réanimation qui manquent. Il faut du liquide désinfectant, un tensiomètre et une lampe pour réaliser les examens gynécologiques.
Nous passerons donc négocier la réparation des deux tables  (étriers cassés) encore sous garantie contre l'achat de ce matériel à bon prix.
Les anciens cherchent un moteur sur la voiture électrique qui a décidément du succès.
Elisabeth l'infirmière est en forme, elle vaccine 500 personnes par mois. Son autorité naturelle renforcé par son potiche et un maquillage un peu strict, fait que c'est un personnage respecté avec une grande conscience professionnelle. Elle est entourée de jeunes stagiaires bénévoles, et les jeunes mamans attendent sagement leur tour pour vacciner leurs bébés selon un programme qui est identique au nôtre.
Patrice, officier de santé reçoit essentiellement les jeunes enfants atteints de paludisme mais aussi grippés (le rhume congolais)
Les sage femmes et IDE visitent les femmes enceintes qui sont souvent des jeunes femmes du quartier. Ce dispensaire rayonne pour les 13500 habitants du quartier (la taille du canton de sully). Les prix sont abordables pour la population déshéritée.
Les gens du quartier sont d'ailleurs au courant de notre venue .
Nous donnons les photos développées de l'an dernier, elles seront exposées demain pour que tout le monde les voit.
Nous prenons RDV demain matin à 11 heures avec le directeur de l'hôpital responsable du dispensaire pour compléter le projet d'ESF de nos amis Georges et Philippe.  Elle s'appelle Carmel et est charmante au téléphone. Nous vous raconterons demain.
Il est 15 heures, pascal a finalisé les devis avec Clotaire le plombier, Nestor le maçon, et Brice ( de Nice!!) le charpentier. (Les prénoms ne s'inventent pas...), nous partons avec nos complices au magasin médical.
Claude, le patron congolais rentre ce soir avec le vol AF en France retrouver sa famille à Sartrouville, du coup les négociations sont d'emblée intéressantes. Nous achetons le matériel demandé (une table d'examen gynécologue, un aspirateur insufflateur pédiatrique, un tensiomètre, du liquide désinfectant, et une lampe psychédélique).
Nous quittons l'endroit; la livraison se faisant demain matin pour la mandarine nourrir un peu nos amis congolais qui sont à jeun depuis le matin à coup de pains au chocolat. Pascal a pris une tartelette coco et moi une madeleine cuite à la margarine pour les accompagner.
Ce soir, jour de grande lune sur l'équateur l'orage tropical gronde et il devrait pleuvoir cette nuit. Les fouroux  (puces sauteuses congolaises) se régalent de notre sang caucasien, nous laissant de multiples traces rouges très prurigineuses sur les membres inférieurs.
Les anophèles femelles vectrices du paludisme sortiront un peu plus tard  au coucher du soleil pour se régaler de notre sang riche (rappelez-vous de notre morphotype) et nous inoculer avec leur salive le parasite du paludisme (le plasmodium falsiparum) que nous combattrons avec la malarone (médicament pris tous les matins)........
Bref, je préfère arrêter là et fermer le toit ouvrant . ........

A demain


Philippe et Pascal 
  

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JOUR 3

 

Nous décidons de faire une marche dans la ville depuis notre hôtel ; le jour du dimanche étant ici réellement chômé. Comme d'habitude, nous partons à la rencontre des gens sans trop nous éloigner du centre-ville et cette année nous décidons de prendre la corniche, grande route que dis-je autoroute en construction le long du fleuve Congo et se dirigeant vers le sud.
Une partie du chantier a été faite par les chinois et une autre par les français, ce chantier étant financé par l'Europe.
C'est l'hiver ce matin 29 degrés avec un ciel brumeux bas. La chaleur est vite étouffante, mais nous faisons suivre une réserve d'eau "mayombe" venant d'une source minérale de la forêt tropicale du sud du Congo. Cette eau est un peu salée en raison de la proximité de l'Atlantique.
La ville est calme mais les chantiers de constructions des chinois qui travaillent nuit et jour sont en pleine effervescence.
Il y a 350000 chinois dans ce pays de 2 millions d'habitants et nous découvrons avec stupeur des marchés chinois exclusivement pour eux.
Nous arrivons au bord du fleuve qui est très gros en raison de la saison des pluies et drainent des troncs d'arbres et bout de végétation.
Le long de la rivière des jardins  donnent de magnifiques cultures de légumes qui poussent en escalier à la chinoise. La route en chantier est une promenade, la piste est rouge comme la latérite de la brousse, et elle démarre au pied de la case de Gaulle comme vous le verrez sur les photos. Cette case qui a abrité notre général pendant la guerre est à l'origine de son premier appel à la France libre, et abrite désormais notre ambassadeur. A l'intérieur se trouve en exposition une magnifique pépite d'or offerte en cadeau de bienvenue à son prestigieux hôte et un grand lit historique.
Le chantier est vaste et a nécessité des expropriations pour prendre pied sur la falaise. Nous arrivons au rapide du Djoué, petite rivière qui se jette dans le fleuve et donne des rapides impressionnants ou il ne vaut mieux pas tomber.
Nous faisons une boucle par le centre-ville  après nous être régénérés par cette boisson universelle qui est le coca. Un vrai coup de barre mais la caféine et le sucre font un vrai miracle. Quel prodigieux médicament!!
La ville est surprenante, elle est propre mais le réseau électrique est pitoyable, certains congolais de la rue nous signifiant de faire attention pour ne pas nous électrocuter avec des lignes à haute tension Les photos sont assez démonstratives.
Les flamboyants sont en fleurs, et les premiers avocats arrivent. Nous mangeons des fruits à tous les repas, des mangues, de l'ananas, et de la papaye. Ces fruits sont excellents mais souvent "accélérateurs du transit", bref, je ne vous fais pas de dessins, il ne faut pas en abuser.
Nous rentrons pas trop tard afin de préparer notre journée de demain qui sera chargée. Pascal prépare les artisans de l'eau. Christian a récupéré 10 des 17 cartons d'AVSF, les douanes ne lui ayant pas facilité les choses. Il faudra peut-être aller l'aéroport.
Nous allons prendre nos contacts pour finaliser le dossier d'ESF en suivant toutes les recommandations de nos amis Philippe et Georges. Pour mémoire, nous projetons de rendre autonome en  électricité le dispensaire par des capteurs solaires. Nous devons donc rencontrer le directeur de cabinet du ministre de la santé, le maire, et le directeur de l'hôpital. Demain c'est la prise de RDV mais ce challenge est vraiment très intéressant.
Voilà pour ce soir les 20 km de marche et l'acclimatation ont eu raison de notre énergie vitale européenne. Nous sommes sous l'équateur et l'attraction terrestre commence à peser sur notre organisme.
A demain pour le vrai début de mission.
Nous avons hâte de retrouver tout le personnel du dispensaire, Babeth la chef infirmière....Da Silva les sages-femmes très typées "Barbara Gould", panoramix  (souvenez-vous la petite sorcière......), le biologiste Cyriaque dit JC Lopez, Gaston le gardien et homme à tout faire, le Cosa et bien sûr nos fidèles compères  et Christian qui nous réservent tous les ans des surprises.


Philippe et Pascal

 


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JOUR 2

 

Après une vraie bonne nuit de sommeil réparateur, et le réveil des oiseaux tropicaux à 5 heures du matin avec le soleil, nous avons pu récupérer un peu grâce au rythme européen.
Évidemment, notre ami Karl a noyé le taxi car il a plu toute la nuit et la ville est inondée partout. Nous partons donc avec un taxi qui nous amène au dispensaire, non sans constater une fois de plus les nombreux immeubles qui ont bourgeonné un peu partout avec les nombreux chantiers chinois qui travaillent jour et nuit.
Nous sommes accueillis à bras ouvert par Gilbert membre du COSA que notre fidèle Christian avait prévenu de notre arrivée.
La maternité est ouverte. L'établissement est propre et tel que nous l'avions laissé l'an dernier. Nous rendons visite aux parturientes et rapidement nous nous rendons compte que le manque d'eau rend difficile ici les conditions de vie. Pour que tous les quartiers aient un peu d'eau, la compagnie pratique des délestages et coupe l'eau alternativement. Quelle galère après un accouchement de devoir aller chercher à un robinet au bout de la rue un seau d'eau pour l'hygiène.
Nous décidons donc d'essayer de trouver des solutions et nous envisageons de capter l'eau du toit avec une gouttière dans de grosses citernes. Pascal va étudier la faisabilité du projet ainsi que celle de se raccorder à une autre arrivée d'eau dans la rue plus récente et qui a plus de débit.
Le centre a fermé mais tout le monde arrive pour nous saluer. Ainsi le nouveau chef de centre, Patrice, est ravi de nous voir. Ce gaillard de 56 ans (nous lui donnions 40 ans) père de 8 enfants a remplacé Mathias qui est parti à la retraite. Il est vraiment sympathique, c'est un infirmier diplômé d'état qui est devenu officier de santé c'est à dire intermédiaire entre l'infirmier et le médecin. Il est motivé et impliqué et nous sentons qu'il a envie d'avancer.
Nous sommes sidérés car je le répète le poids des âges n'a pas pris sur Patrice et nous pensions avoir à faire à un gamin comme vous le verrez sur les photos.
Nous les quittons, car le centre est fermé, et nous verrons toutes les équipes lundi matin.
Nous partons à pieds à l'orphelinat, Karl ayant mis le Delco de la voiture en réparation (ici on répare on ne change pas).
Nous voulons voir les enfants. La Sœur est pareille à elle-même mais reste très empathique. Ismallet et Rose sont tristes sous la tutelle des grands enfants comme à chaque fois. Elles ne sont pas bavardes, Rose a des soucis dentaires que nous décidons de prendre en charge et la Sœur me dit que 8 enfants ont du paludisme. J'irai chercher des antipaludéens lundi.
Les grands enfants cuisinent du poisson grâce à notre chaîne alimentaire que nous alimentons maintenant depuis plusieurs années.
Un éducateur apprend la musique aux enfants et nous essaieronS de vous envoyer une petite vidéo, le copyright avec Phil Collins et Rihanna l'a beaucoup aidé.
La Sœur a toujours ses velléités de camps de vacances dans le sud mais en mode retenu.
Elle a 42 enfants et accueille désormais des enfants handicapés, aveugles ou avec des amputations. L'ambiance est difficile à vous décrire, mais nous partons un peu déconcerté une fois de plus.
Nous quittons le quartier très calme, il pleut, c'est la saison des pluies avec des grosses chaleurs entre les gouttes et une hygrométrie à 96 %.
Nous ne pouvons rien faire car tout est fermé le samedi après-midi et il est déjà 16 heures, nous retrouverons notre fidèle Christian à "la Mandarine" (souvenez vous cette pâtisserie libanaise en plein centre-ville) ou nous buvons un Perrier (valeur sûre) avec un flan nature en guise de goûter. Christian a réussi depuis un an à rentrer dans une société française de BTP RAZED, en tant que gestionnaire qui lui permet de passer directement dans la classe moyenne et ne plus vivoter comme avant avec les petits boulots. Il a posé une semaine de congé pour être avec nous la semaine prochaine. Il est apaisé et radieux et nous véhicule sans arrêt sa bonne humeur.
Demain dimanche, il va récupérer les 17 colis préparés par tous.
Nous ne rentrons pas trop tard à l'hôtel car nous sentons la fatigue nous envahir. Demain, nous vous ferons découvrir un peu BZV avec une marche dans le centre-ville.


M'BOTE*


Philippe et Pascal


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JOUR 1

 

JOUR 1

Bonsoir à tous de Brazzaville

Ça y est, nous y sommes!!! Le voyage s'est bien passé malgré une météo turbulente mais nous nous sommes souvent assoupis dans l'avion et en définitive le voyage nous a paru court, bouclés à notre ceinture. L'avion était au deux tiers pleins ce qui reflète la situation du pays, les hommes d'affaires sont très attentistes des élections, du prix du pétrole qui s'est effondré et qui limite les échanges économiques.
Montre en main, cette année nous battons le record du passage des formalités puisqu'en moins de dix minutes, nous avons passé, les autorités sanitaires et les douanes. La dame m'a reconnu, quelle mémoire!! Et me branche sur la météo française qui tranche avec les 29 degrés lors de la descente d'avion et les 96% d'humidité.
Nous voilà au tapis et nos valises sortiront indemnes mais les dernières. Nous avons  deux 107 kg de bagages c'est un record.
Le chauffeur de l'hôtel nous attend avec une pancarte dans le hall et nous sommes ravis, après un dernier passage au scanner inattendu et un peu arbitraire!!, de lui confier nos valises.
Le peu de circulation en ville est frappant, la ville est bien entretenue; et notre arrivée à l'hôtel est sympathique par la chaleur des retrouvailles. Nous entendons des "bonne arrivée" de tout le monde, et oublions ainsi la fatigue du voyage.
Demain nous partons vers 10 heures pour voir le dispensaire (fermé aux consultations le samedi) et nous vous donnerons des nouvelles dans la soirée.


Philippe et Pascal

 

   



DEPART POUR LE CONGO



LE DEPART POUR BRAZZZAVILLE DE PHILIPPE MALLET et PASCAL MOTTEREAU, C'EST LE 11 NOVEMBRE N'OUBLIEZ PAS DE VENIR NOUS RETROUVER SUR LE SITE POUR SUIVRE LEURS ACTIONS SUR PLACE

  

Philippe et Pascal départ 11 novembre 10h45


DEMAIN GRAND DEPART.

 Les valises sont bouclées, les papiers  en règle et l'emploi du temps sur place bien défini, mais comme chaque année il y aura des imprévus !!!!

MAJ le 10/11/2016


Nous venons de dépasser

 les 20.000 visites du site

MAJ le 15/11/2016


ILS SONT ARRIVES ......


   

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ARRIVEE AEROPORT

ARRIVEE AEROPORT

Avec leur 107 kg  de bagages

 

     Récapitulatif des jours


JOUR 12     The day D

JOUR 11       Lundi de la 2°semaine

JOUR  10      Repos du guerrier

JOUR  9          Dèja samedi

Jour  8       Visite protocolaire des    dispensaires du district

Jour  7       Sous tension orageuse

Jour  6      " Chronique du dispensaire"

Jour  5.       Visite à l'hôpital de Makelekele

Jour  4      Tout démarre

Jour  3       Dimanche

Jour  2       Samedi

Jour  1        Départ



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