LE VOYAGE A BRAZZAVILLE 2017

LE VOYAGE A BRAZZAVILLE 2017


  LE MARCHE DE NOË

DE  ST BENOIT SUR LOIRE


Le 16 décembre  après midi

  Le  17 décembre toute la journée


Les AMIS DE BRAZZAVILLE AURONT LEUR STAND ET VOUS PRÉSENTERONT LES OBJETS RAPPORTÉS   DE BRAZZAVILLE


PROCHAINE COLLECTE POUR LES DONS DE LIVRES

LE SAMEDI 6 JANVIER

VOIR (LES LIVRES)

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LE VOYAGE 2017


DE PHILIPPE ET PASCAL

a  eu lieu du  10 AU 23 NOVEMBRE



Le Déroulé de ce voyage:


ILS SONT DE RETOUR

Bonjour à tous

     Un petit post pour vous dire que nous sommes bien arrivés. Le vol AF était vide et l'avion ayant décollé en avance, nous sommes arrivés à Roissy avec un petit quart d'heure plus tôt nous permettant d'éviter les bouchons à Paris et ainsi de ne mettre que trois heures pour rentrer chez nous. Il fait 14 degrés sur le périphérique soit 24 degrés de moins qu'au Congo. Ce décalage thermique est épuisant pour le corps, nous sommes homéothermes et il va falloir plusieurs jours au thermostat de notre corps pour retrouver une bonne activité métabolique.

Nos envies de viandes et de légumes verts sont bien présentes, ras le bol des nouilles, du riz, et des frites. Les mangues, ananas, papaye et bananes vont nous manquer par contre.                                                  La reprise du travail pour lundi nous laisse trois jours pour se réacclimater.

Nous quittons le Congo avec beaucoup d'inquiétudes. Le pays va mal, le monde des affaires est bloqué, les créances n'étant plus payées depuis un an. Imaginez nos retraités sans pension pendant 11 mois. Bref, je ne pouvais pas vous l'écrire, mais la situation est « pénurique » pour l'essence, certaines denrées, et le travail semble manquer pour certains, les obligeant à quitter leurs logements par défaut de paiement des loyers. Vous l'avez compris, si le FMI n'aide pas un peu ce pays en annulant sa dette, je ne sais pas comment cela va se finir.                                                     Pour autant, nos amis congolais sont toujours aussi empathiques avec nous. Nous avons réussi grâce à l'association à lancer l'activité obstétricale du deuxième dispensaire, en achetant une table d'accouchement. La rentrée d'argent du centre va leur permettre d'améliorer les conditions de fonctionnement du centre. La complicité des deux chefs de centre Pascaline, et Patrice sans jalousie, est un moment délicieux à partager. Carmel a un cœur énorme et se bat pour la réussite des équipes. Le Dr Kamal soigne avec beaucoup d'humanisme les indigents du quartier. Bref, quelle leçon de vie ce séjour!

Nous avons pu ramener quelques objets pour le marché de Noël de Saint Benoit sur Loire, ou nous pourrons échanger sur ce séjour avec vous tous.

Merci de nous avoir suivis encore cette année.

Philippe et Pascal

MAJ le 24/11/2017  17h45



Ils sont bien arrivés comme prévu mais complètement exténués.

Nous attendons un petit mot ...    peut-être ce soir ?

le 24/11/2017 12h00


J + 12

Bonsoir à tous
Ça y est, nous avons franchi toutes les étapes et nous sommes dans la salle d'embarquement
Il a fait du très mauvais temps le jour de notre départ avec de la pluie. C'est incroyable.
Départ 22h45
À demain pour le récit du retour


Philippe

   

J + 11 / - 1 avant le retour.

Tout a une fin, et ce matin nous partons pour faire nos adieux, moment douloureux pour les congolais que les adieux.
Nous partons pile poil à l'heure avec Karl, et traversons une dernière fois la ville. Nous sommes attendus au dispensaire pour une nouvelle journée de dépistage beaucoup mieux organisée qu'hier. La foule abonde et entre deux prises de tension nous avons un petit mot gentil pour tout le monde. Notre départ les attriste, l'énergie va repartir du dispensaire me dira Marcel du COSA. Nous lui demandons de perpétuer notre présence en veillant au jardin tout l'année. Infirmières, sage-femme y vont de leur demande de selfies, nous sommes sur un Facebook du dispensaire, bref de vraies stars.
Pascal finalise les derniers travaux avec Ceris notre électricien.
Les adieux avec Elisabeth dite Bibiche sont interminables. Cette Ide qui vaccine les enfants bat tous les records d'activité. Quand elle est malade, il y a un vrai chômage technique pour la consultation pré scolaire.
Le chauffeur de Carmel vient nous chercher à midi pour nous emmener dans un hôtel au nord de la ville où elle est en séminaire pendant 4 jours. Nous y allons avec Alex le superviseur, Pascaline et Patrice les deux chefs de centre et Roger notre chauffeur . Cette équipée est très sympa et nous allons à une vingtaine de KM au nord de BRZ. Nous utilisons une superbe route, construite par les chinois, qui longe le fleuve, route construite sur pilotis........avec très peu de circulation. Il fait 33 degrés et nous sommes heureux d'être dans une voiture climatisée. L'humeur est joyeuse en chanson et Carmel nous accueille dans restaurant ou nous serons tous les 7 à manger une brochette pour les caucasiens et de la carpe pour les congolais. Ici le poisson se mange entier avec la tête dans l'assiette, jamais en filet, sinon les congolais pensent qu'il n'est pas frais.
Nous refaisons un peu le séjour et sommes très touchés quand Carmel  nous offre une tenue congolaise traditionnelle avec sandalette et un cartable en cuir personnalisé. Quelle gentillesse........ils sont touchés par le fait que l'association ait équipé le centre de TERRYKYO d'une table d'accouchement leur permettant de lancer une activité obstétricale dans ce centre .
Carmel nous promet de communiquer plus avec nous durant l'année, nous nous quittons et rentrons sur Brazzaville en fin d'après-midi.
Demain journée de repos et préparation des valises pour le retour en France
🇫🇷
avec le vol d'AF du soir à 22H45 pour une arrivée à 6H20.

Bonne nuit à tous

Philippe et Pascal

http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d153392404k7213973o2l1/dernier-jour



J + 10 / - 2 avant le retour

Journée de folie au dispensaire

 Ce matin, nous rejoignons le dispensaire avec un peu de retard (nous sommes à l'heure congolaise, donc en retard) où une foule importante est massée, nous attendant comme le messie. Il s'agir de prendre la tension artérielle à une centaine de personnes et d'écarter les hypertendus pour les soigner avec des médicaments qui sont peu chers.

Cela s'appelle de la santé primaire, le but étant d'éviter la survenue de problèmes cardiaques ou des accidents vasculaires cérébraux ici dramatiques à traiter.
Les papis du Cosa s'emmêlent les pinceaux pour le rythme du passage et je leur demande de multiplier par deux les procédures, sinon nous allons y passer la journée.
   Il faut imposer un peu de silence car le public est sidéré de voir deux moundélés, et le bouche à oreilles va très vite ici. Les administratifs sont débordés et je demande à Pascal de les aider à remplir les fiches. Le rythme est soutenu (notre rythme) ce qui est inhabituel, et rapidement Alex le superviseur qui avait tout prévu, improvise quand je dépiste des urgences.

Nous  passons un formidable moment nous sentant utile à la population et les mamans et papas sont ravis. La direction de l'hôpital s'est déplacée pour cette action de 4 jours (eh oui ! nous remettons ça demain); ce soir une voiture passe dans le quartier avec un « mégatonne » (terme africain) pour prévenir la population.
Il fait une chaleur torride et l'effet des 2 ventilateurs est rapidement étouffé par la chaleur humaine. Je suis trempé et nous irons nous isoler avec pascal dans le bureau climatisé du chef de centre, avec un jus.

Quand je dépiste les hypertendus je les envoie à un jeune médecin Rachelvie (son prénom) médecin généraliste prêt à venir travailler en France (à bon entendeur!) qui initialise le traitement et assurera le suivi des patients; Il est efficace avec une grande humanité et toujours joyeux. Nous échangeons sur les histoires difficiles, la problématique étant l'observance au long terme du traitement souvent arrêté à cause de son coût.

Une petite pause nous permet de voir que le jardin bio des moundeles a germé alors que dans le jardin congolais.........rien n'a poussé .........quelle victoire pour Pascal......
Les fleurs de l'école Jeanne d'arc sont plantées.
Carmel se rend compte que des visiteurs sont dans les chambres des nouveaux nés.....son autorité naturelle remet rapidement de l'ordre les visites étant interdites le matin.
Nous finissons à 13 heures et Alex souhaite un débriefing pour demain soit un sans faute. Nous assistons à une réunion qui met en exergue notre efficacité dans la rapidité .....à méditer

Emmanuelle est venue à notre rencontre pour nous parler de la situation de l'orphelinat. Je laisse Pascal et karl la rencontrer seule, je préfère ne pas rester ayant peur que je la bloque. Elle nous annonce des choses édifiantes que je vous expliquerai à mon retour. Demain l'assistante sociale démarre son enquête. Enfin....
Nous partons à Terrykyo voir la finition des travaux et retrouver notre joyeuse Pascaline. Demain, nous devons nous retrouver avec les deux chefs de centre et Carmel dans un endroit ??? Pour passer un moment ensemble; le chauffeur de Carmel devant passer nous prendre au dispensaire. Surprise !!

Nous allons acheter un otoscope chez notre Claude (fournitures médicales) qui n'est pas là. Nous connaissons bien son équipe ; monsieur PEMBAAAA......, monsieur NGAKAAAAAA.......... et sa secrétaire MASSOLOLA. ......causez.......causez  (elle donne l'impression de dormir tout le temps......il lui dit causez......) ce compatriote qui vit au Congo est dans un bureau vitrine climatisé sur un fauteuil de bureau sur roulettes, les appelle de vive voix ............cela donne une très bonne ambiance ........qu'évidement nous avons vite singé.

Ce soir pas de mandarine, nous invitons nos deux compères congolais à dîner. Nous leur avons réservé une petite surprise. Fini le poulet 🍗 bicyclette (il marche tellement qu'il n'a plus de chair autour des os) avec des frites sur la place centrale de BZV, nous allons les emmener dans ce qu'il redoute le plus ici, un restaurant chinois en face de l'hôtel. Leur angoisse de manger du chat ou du chien, nous avons souvent joué avec, mais franchement nous allons manger des Nems et sans doute un poulet 🍗 à l'ananas ou à la mangue avec une bière chinoise (sans goût mais sûre) mais avec des baguettes 🥁. Un bon moment de rigolade...............

Demain journée des adieux ..............

  Philippe et Pascal

http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d153076591k6736724o2l1/journée-de-folie-au-dispensaire

http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d1c153136792k4212519o2

J+9

Dimanche, J-3 avant le départ

         Nous nous reposons aujourd'hui sans réveil ce matin même si le lever de soleil inonde de lumière notre chambre dès 5h30. Christian nous a rejoints pour prendre son petit déjeuner avec nous, nous faisons un vrai repas le matin et sautons le repas de midi. Pour lui, ce n'est pas habituel, il prend un vrai repas seulement le soir, et ce changement d'habitude va quelque peu perturber son transit, nous en reparlerons.

         Nous sommes heureux de passer un peu de temps avec lui, Christian est passé dans la classe moyenne congolaise en travaillant et nous ne le voyons guère en semaine.

         Nous allons donc ce dimanche matin voir sa petite famille dans le quartier du marché Total à Bas Congo. Ce grand marché d'Afrique centrale déborde de partout et se fait à même le sol. Vous trouvez de tout, de tout dans un brouhaha terrible au milieu de l'allée centrale parsemée de petits bus qui amènent pour une somme modique (100cfa) les gens des villages.

         Christian habite un petit nid douillet, équipé à l'européenne, avec Tendresse sa femme et ses deux enfants Pascal et Philippe. Cela fait vraiment drôle pour nous et nous les gâtons avec pas mal de choses ramenées de France. Tendresse nous a préparé une petite collation et un jus de mangue, bref nous passons un moment délicieux au sien de cette petite famille. Nous voyons MADAME Loko, la maman de Christian qui prépare du poisson à l'extérieur.


         Nous décidons de faire une marche sur le chantier de la route le long du fleuve, environ 7 km, confié à l'entreprise française de Christian. Le soleil tape dur et nous assistons en direct au tabassage d'un énorme serpent qui semble résister à de nombreux coups de bâton. Grrrrrr..........
         Nous ferons attention où nous mettons les pieds, les congolais jardinent le long du fleuve, les petits se baignent dans des marigots, l'orage passe au loin. Nous avons vraiment très chaud, et nous passons le long de la case de Gaulle, lieu de résidence de notre ambassadeur. C'est le lieu mythique où le général déclara Brazzaville capitale de la France libre .Dedans, vous y découvrez une pépite d'or offert au général et son lit construit pour sa grande taille.
         Nous traversons le pont qui s'éclaire le soir au couleur du drapeau du Congo avant d'arriver à la Mandarine. Christian est pressé, il sent le ventre qui chauffe, je vous passerai les détails, mais il nous dit que le petit déjeuner a tout déréglé.
Voilà notre dimanche sous l'équateur, le temps a filé et demain nous devons être en forme pour cette grande journée de dépistage et la fin des travaux.
        

         Nous vous raconterons demain soir.

 

Philippe et Pascal
http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d152827726k7135440o2l1/dimanche-j-3-avant-le-départ


J+8

Le marché du samedi

         La semaine a été rude et ce matin nous partons vers 10 heures au marché du Plateau pour faire nos achats pour le marché de Noël à Saint Benoît. Ce petit marché d'artisans d'Afrique centrale est sous un amas de tôle avec un sauna garanti. Nous y resterons plus de trois heures, nous faisant alpaguer de part et d'autre. Nous faisons baisser les prix mais en période de disettes le commerce est rude et nous avons beaucoup de fil à retordre. Nous essayons de faire au mieux et au meilleur coût. Quelle galère!!

         Nous prenons un coca pour nous régénérer mais le coca n'est sans doute pas homologué, sirop de coca? Hier soir, nous sommes allés à deux pas de l'hôtel manger une pizza (congolaise). Nous  nous sommes armés d'ercefuryl et nous n'avons pas traînés sur le chemin du retour. (Sans commentaire !!)
         Avant hier soir, c'était une restaurant malien avec du TIEP (riz malien) agneau pour moi servi en premier et Pascal a dû attendre 30 minutes avant d'avoir le sien avec du poulet (son TIEP étant du riz à la sauce tomate). Le TIEP est très épicé
🌶 et nous demande un peu plus de chaleur à produire pour le digérer. Notre précédent dîner était chinois, je ne sais pas bien ce que nous avons mangé, la restauratrice ne parlant pas un mot de français et la carte étant en chinois !! Nous avons renoncé aux missalas (écrevisses du fleuve), le restaurant ayant brulé. Ce soir, nous allons improviser car il semble vouloir pleuvoir je dis bien il semble car les nuages retiennent la pluie comme disent les congolais.

         En début d'après-midi nous avons équipé de lunettes quelques nécessiteux, ici cela coûte une fortune et certains congolais se prosternent une fois qu'ils ont les lunettes : quel bonheur de retrouver la vue après avoir passé des années sans pouvoir lire !
Nous rentrons de bonne heure à l'hôtel, les moustiques sont voraces ce soir. Demain dimanche  nous irons faire une marche avec nos 2 compères et nous allons nous reposer. Nous sommes éreintés de fatigue en cette fin de semaine.

Bon dimanche à tous.

Philippe et Pascal


J+7


Distribution des colis médicaux


                   Ce matin, il fait à nouveau très lourd, 38 degré et nous partons avec Karl directement à l'hôpital préparer la distribution des colis d'AVSF.
                   Nous partons direction la pharmacie de l'hôpital de Makelekele où Christian nous attend avec les colis. Dans un espace clos, sous l'œil effaré de deux pharmaciens, nous déballons les cartons pour partager à bon escient les médicaments en trois, (Terrykyo, kinsoundi, et le service de chirurgie). Nous leur donnerons les lunettes récupérées par tous et par Caroline Llonch, notre opticienne.
Carmel ayant été appelé en urgence chez la ministre de la santé, nous partons avec Roger son chauffeur,  Romain son assistant et Doulcia sa secrétaire qui feront un reportage officiel. La remise à Kinsoundi fait des heureux. Nous faisons fonctionner le baby Doppler à nouveau devant tout le monde et le jardin est la fierté de tous. L'émotion est palpable et il nous dise avec pudeur le dicton congolais « vous ne verrez jamais un poisson pleurer dans l'eau » ........Christian est avec nous libéré du travail mais malheureusement rappelé rapidement par son chef. Il est très impliqué dans son job et nous sommes heureux pour lui. Le grillage du jardin est en cours de pose et tout le monde va voir l'état de la germination des graines......Quelle bonne idée des enfants de l'école Jeanne d'arc! Les graines de fleurs seront plantées par Pascal lundi. Nous installons les lits repeints avec les nouveaux matelas et moustiquaires.


                   Patrice, le chef de centre est fier mais inquiet de notre aide pour l'autre orphelinat. Nous le rassurons, Kinsoundi est le bébé numéro 1.
Toute l'équipe part à Terrykyo où Pascaline chef de centre nous accueille avec les officiels. Nous  inaugurons le bloc d'accouchement  avec la table d'accouchement achetée par l'association et les lits équipés avec des moustiquaires. Le ménage a été fait comme nous l'avions réclamé. Nous faisons nos photos de groupe en faisant un peu les clowns, la bonne humeur étant très communicative et le congolais très joueur.
                   Il fait chaud, j'ai le « toit ouvrant » comme ils disent (la calvitie) bouillant et nous sommes en eau malgré nos petites bouteilles d'eau Mayo qui nous suivent dans nos sacs isothermes. C'est une eau de source qui vient de la forêt du Mayombe du sud du Congo, l'eau du robinet n'étant pas pour nous potable sans la filtrer à cause du risque d'amibiase.
                   Nous quittons tout le monde avec notre fidèle Karl qui nous dit sans cesse qu'il nous mettra toujours en sécurité .........la bolorette semble toujours indisponible et son taxi antique semble toujours tenir le coup.

                   Nous partons au bout de la ville chez Sœur Virginie lui apporter un grand sac de vêtements et donner le Dalloz de Manon à Sonia qui est en master de droit.
Sœur Virginie veut lui trouver une bourse pour qu'elle se forme au Maroc ou au Sénégal pour devenir avocate .Nous l'encourageons, souvenez-vous de Sonia que nous avons connu il y a 14 ans à l'orphelinat avec la sœur Berthe. Quelle galère, nous l'avions encouragé à suivre Sœur Virginie avec un autre grand garçon. Quelle chance pour elle car les nouvelles de Batignolles ne sont pas très réjouissantes.
                   Nous discutons un long moment dans la cours, par moment je suis comme Pascal dans un sommeil vigile car nous sommes épuisés. Il suffirait de fermer les yeux pour dormir et heureusement mes lunettes de soleil cachent ma fermeture palpébrale car je lutte pour ne pas m'écrouler de sommeil tellement il fait chaud. Le rayon du soleil est perpendiculaire et même l'ombre du mur ne nous isole pas.

                   Alex, l'organisateur de la journée de santé publique, lundi au dispensaire veut nous voir pour nous expliquer le fonctionnement. Cela va durer 4 jours et 1000 personnes sont attendues pour le dépistage. Nous serons 5 à prendre la tension artérielle et tout patient hypertendu sera mis sous Bêta bloqueur  pour faire baisser la tension. Nous ferons une conférence aussi à la population. Je ne sais pas dans quoi nous nous engageons car le quartier est au courant de l'action des « moundeles » dans leur dispensaire et je crains une journée épuisante.

                   Nous faisons un stop à la Mandarine où Karl mange un schouarma façon congolaise et nous un coconut (un petit gâteau à la noix de coco) avec nos jus. Alex et toute l'équipe de l'hôpital sont ravis de nous voir à nouveau. Nous avons retraversé toute la ville et l'équipe de carmel veut que nous leur racontions notre matinée. Nous sentons une vraie fraternité avec cette équipe, une vraie complicité.
                   Il est tard et nous repartons vers l'hôtel sous un ciel tendu, menaçant, non sans avoir tenté sur le chemin de trouver une pépinière d'ananas.
Nous projetons avec Karl et Christian une marche sur la corniche dimanche matin , le sport comme ils disent.........Histoire de passer un peu de temps avec eux et de voir Johan Philippe , Pascal et le petit de Karl qui a trois mois (je ne me souviens plus de son nom?)
                   Voilà une journée de plus.........ce soir rassurez-vous la climatisation nous a régénérés.
A demain
Philippe et pascal

http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d152422507k7772211o2l1/distribution-des-colis-médicaux


 




J+6


Enfin la pluie !!!!

 

      « L'orage a craqué » comme disent les congolais avec une pluie incessante toute la nuit et le matin.
        Nous avons froid, il faut le dire, avec 24 degrés nous sommes gelés pas au point de mettre des pulls, mais ici c'est l'hiver.
         
Nous partons direct à kinsoundi, la pluie désorganise tout et est une excuse pour ne pas travailler. Vous imaginez chez nous......!!!La chaussée étant tellement inondée que nous faisons tours et détours pour éviter les trous d'eau et le risque d'enlisement. Attention aux fausses informations, le but étant de coincer le taxi dans un trou d'eau pour que des petits viennent pousser la voiture moyennant un petit « matabiche » (pourboire) pour la dégager.Karl veille sur nous et nous veillons sur l'état de santé de son taxi qui semble très précaire. Nous calons sans arrêt mais il repart tout de même sans dépasser les 50 km/h.

        Nous arrivons à Kinsoundi où Pascal plante les haricots sous la pluie avec Marcel. 6 graines dans le trou ce n'est pas assez et 7 graines c'est trop!!!! Quid de la plantation?
Le jardin est magnifique et assez inouï dans le parc du dispensaire. Comme nous dit Marcel président du COSA, c'est « pilote ».
        Nous donnons avec beaucoup de plaisir les petites layettes tricotées par l'équipe de bénévoles de Jeanine Rousselet de l'EPADH de Sully sur Loire et par Evelyne SANCHEZ de Bray. Nous nous rendons compte que les mensurations européennes sont un peu justes pour les crânes et pieds congolais. Mais les mamans sont ravies.
           Nous prenons une maman enceinte de 6 mois pour expliquer à tous le fonctionnement du Baby Doppler. Entendre le cœur battre est un vrai bonheur pour les mamans. Tout le monde est formé et nous faisons de même pour les thermomètres frontaux achetés avant notre départ. Je fais cette petite formation pendant que Pascal et Karl vont à l'orphelinat pour apporter un sac de vêtements donnés par l'association d'Air France. En l'absence de la sœur il mène une petite enquête qui confirme qu'Ismallet a bien un enfant de 6 mois qui semble dénutrit. Nous confierons ces informations à Carmel pour l'assistante sociale. Encore une désillusion de plus!
         Le dispensaire vit au ralenti quand il pleut. Nous rendons à la laborantine sa centrifugeuse réparée, et demain son microscope.
         Enfin, après le retour de Pascal, nous regardons la rénovation des lits métalliques dans un triste état. Les matelas seront remplacés par des neufs.
           

          Nous partons à Terrykyo où Pascaline a réceptionné avec Carmel la table d'accouchement. L'équipe est joyeuse et nous nous prêtons a des photos après avoir réorganise la salle à notre idée. Évidemment nous faisons un peu de théâtre, le rire est facile ici.
           Les ventilateurs déjà installés amènent un confort incroyable, nous rénoveront aussi quelques lits. L'équipe est heureuse de notre soutien, Pascaline pétille de bonne humeur.
Demain matin avec carmel nous partageons nos 20 cartons de matériels médicaux et nous iront les distribuer.
            

           Nous allons chez la sœur de Xavier au bout de la ville lui remettre du courrier avec un sac de 25 kg de riz et des cartons de viandes de chez Guenin grâce à l'association. Cela n'est pas un secret de polichinelle mais les retraites ne sont pas payées depuis 11 mois. La famille est nombreuse et nous sommes ravis de les retrouver. Malgré la dureté de la vie, et une veillée d'un proche (la veillée est une semaine de pleurs avant de récupéré la personne décédée de l'enterrer et de faire la fête), il nous accueille avec beaucoup de gentillesse et nous passons un délicieux moment. Nous offrons aux deux jumeaux en master de droit deux livres de droit donnés par Manon Neyrolles, ils sont heureux, aux anges. Nous faisons quelques photos pour Xavier.
Nous partons avec la sœur de Xavier, la maman comme dise les africains que nous déposons à la veillée.
               

           Nous voilà en route pour le marché du plateau. Les tractations sont dures, une heure et demie pour acheter des « tintins »mais nous devrons y revenir, ils sont terribles......infatigables et ne lâchent rien sauf quand nous menaçons de partir.
            Retour à la Mandarine pour se réhydrater ......Le libanais nous faisant remarquer que nous sommes plus tard. Il faut dire que le temps a filé, filé.......Il est 17 heures 30 et il fait déjà nuit.....Les crapauds (et oui pas les cigales....)se réveillent avec l'humidité (merci le stilnox pour dormir sans avoir l'impression qu'ils sont dans la chambre.......C'est épuisant la pollution sonore.......Perroquets à 5h30, les pintades du voisin à 6h......Et d'autres bestioles non identifiées.......Toute la nuit !!!!
Bonne nuit à tous.........
Philippe et Pascal
 

 

  http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d152232811k4587640o2l1/enfin-la-pluie-



J+5

 

déjà…


Bonsoir à tous
       Eh oui le temps file et en plus il fait de plus en plus chaud : minimum 38 degrés aujourd'hui et dans un taxi sans climatisation......La chaleur est torride nous épuise rapidement et l'expression se mettre à l'ombre a ici toute sa valeur pour baisser de quelques degrés l'ambiance étouffante...De mémoire, je pense que ce sont les pires conditions climatiques que nous ayons vécu.
Nous partons finaliser la négociation chez notre ami Claude pour l'achat des deux tables ...Pas une mince affaire, il n'est pas facile à la négociation mais le fait d'avoir des espèces sonnantes va rapidement le ramener à notre raison......
      Nous partons à Terrykyo réceptionner la table et voir l'avancement des travaux. Vous imaginez l'examen dans un espace non aéré, clos, rempli d'enfants avec de la fièvre, de parturientes très enceintes ou simplement d'enfants malades. La pose de ventilateur est nécessaire pour améliorer simplement les conditions d'examen. Pascaline est ravie et à l'écoute de nos conseils pour améliorer le fonctionnement du centre.
      Il est temps de partir à l'hôpital du district de Makekele rencontre Carmel la directrice et son staff. Elle nous présente un jeune médecin congolais (formé au zaïre et à Limoges) responsable des urgences (je tente vainement de le débaucher pour venir travailler dans notre campagne sullyloise où la démographie médicale est devenue catastrophique). Elle nous informe de la mobilisation de tous pour le dépistage de santé primaire de l'HTA au dispensaire (je crains de prendre la tension à tous les habitants du quartier) et enfin nous amène chez le directeur de l'hôpital qui nous explique qu'il n'a plus de matériel de réanimation et d'oxygène à disposition. Il nous implore de trouver du matériel d'intubation en France, la mortalité étant exponentielle par manque de soins ....quel drame!!!
      Nous solliciterons à notre retour les hôpitaux de Gien et d'Orléans pour tenter de récupérer du vieux matériel.
      Nous rencontrons Eliane l'assistante sociale et lui expliquons la situation d'Ismallet. Elle va faire une enquête de voisinage, une enquête interne et enfin déclarer aux autorités cette situation qui ne la surprend guère. Il semble que certaines  structures échappent aux réglementations ou détournent leur fonction première.
       Demain Christian et Pascal iront porter des vêtements aux enfants et tâcheront de cerner la situation pendant que je ferais quelques consultations avec Patrice.
Enfin nous travaillons le rapport de nos deux amis ESF.
      Christian nous rejoint et Pascal plante un carré bio (que dis-je une pépinière) avec les graines offertes par l'école Jeanne d'arc et les Ets Briais. Beaucoup de bonne humeur autour de cette plantation traditionnelle de radis, tomates, salades, oignons, avec l'eau qui s'évapore quasiment instantanément au contact de la terre. Ils recouvrent la plantation de paille pour éviter que les graines ne grillent. Les anciens font un carré avec engrais et nous verrons quel morceau a germé en premier. Pascal frise l'insolation, il fait un vrai cagnat et notre Christian international confond les salades avec les choux. Bref, une bonne ambiance et une première. La vente ou la consommation directe va rendre services au dispensaire. Quelle bonne idée ! Nous commandons deux ananassiers (1 euros 50) pour nous deux que nous mettrons sur le lopin de terre demain.
      Nos jardiniers traditionnels sont formidables et inépuisables, nous leur achetons des bottes car il travaille pied nus .......à boire et à manger......la terre est dure comme un roc...
Il est temps de partir, la journée a filé et nous allons tous les 4 à la Mandarine boire un jus. Cette pâtisserie libanaise n'a plus l'affluence d'autrefois.
Ce soir, le ciel ne craque pas mais nous sommes épuisés.

Philippe et Pascal   

http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d151928740k6523950o2l1/déjà


J+4


 Une vraie cocotte minute


         Imaginez une température ne descendant pas au-dessous de 30 degrés, un hammam extérieur , des vêtements humides collant à la peau et au moindre effort une petite suée qui provoque une montée en température, le tout s'intensifiant depuis 4 jours, et enfin vers 17 heures un ciel qui s'obscurcit, un discret courant d'air nous faisant implorer la venue de la pluie..........et bien non il a dû tomber trois gouttes d'eau et cet orage tonitruant est passé en dehors de la ville ne faisant qu'aggraver cette sensation de pesanteur qui  au final nous a épuisé........c'est le climat tropical et une saison des pluies qui n'arrivent pas à démarrer. Karl me dira que les chinois détournent les orages, et que nous les « moundélés » (les blancs) nous avons tout détraqué le climat.
         Ici, c'est jour de pénurie d'essence et en conséquence, nous nous déplaçons sans embouteillage. Karl met le point mort pour économiser l'énergie dans les descentes et nous ne dépassons pas le 50 Km/h. La bolorette n'est toujours pas libre mais nous ne désespérons pas.
         Notre Christian doit travailler, nous sommes tristes qu'il ne soit pas là mais nous sommes heureux qu'il travaille, quelle chance en cette période de disette pour sa famille.
         Nous partons dès ce matin aux établissements Guenin pour confirmer un an de plus notre chaîne alimentaire pour Sœur Virginie. Ensuite, nous partons chez notre commerçant indien toujours blasé mais qui au final nous fait un bon prix pour acheter un four électrique, une yaourtière et des balances. Les congélateurs vont pouvoir à nouveau être pleins.
         Toute négociation est longue ici, il faut faire du théâtre, du chantage, parler fort vérifier les produits souvent d'origine chinoise et surtout garder son sang-froid. Il n'y pas beaucoup de clients, nous sommes en position de force.
         Nous partons remettre nos achats à la sœur de sœur Virginie de l'orphelinat. Elle tombe sur une chaise quand nous lui donnons le four, elle n'en croit pas ses yeux et nous bénit pour nous remercier. Rappelez-vous elle fait des gâteaux qu'elle vend pour payer la scolarité des enfants, gâteaux cuits au feu de bois sans œuf et pour lesquels elle a les pires difficultés pour la cuisson. Quel bonheur de la voir heureuse........Nous traversons la ville pour aller au dispensaire de TERRYKIO, nous avons juste trois heures de retard, le temps a filé comme disent les congolais mais Ceris, notre fidèle électricien qui nous attend depuis 9 heures, ne nous en veut pas.
            Les travaux électriques vont démarrer, Pascal règle les derniers détails. Il y a eu trois accouchements dans des conditions difficiles : il est temps de leur amener la table obstétricale.
Il fait lourd et je patiente dehors avec Karl sous des manguiers devant un tribunal de conciliation qui se tient dehors et dont le jugement est  rendu par les anciens. On nous demande de ne pas photographier pour ne pas influencer les anciens ........Chose que nous respectons en même temps que nous nous faisons dévorer par les Fouroux plus facile à tuer sur une peau blanche selon karl........!!!! Ces petites puces sauteuses se gorgent de sang en nous piquant et en laissant une trace très prurigineuse, nous obligeant à nous gratter un long moment même si le fait de les écraser les fait « exploser » en libérant notre sang.
         Nous partons au dispensaire de Kinsoudi où le terrain est prêt. Nos deux jardiniers sont vraiment sympas, ils sont ravis de planter les graines demain avec Pascal. La terre est très fertile ici, tout pousse mais ils veulent de l'engrais. Grrrrr!!!
         Marcel, responsable du COSA orchestre les travaux du dispensaire avec sa bande de tontons macoutes, tous retraités et représentants du quartier au dispensaire......Ils sont rusés mais tellement attachants....Les missions confiées sont toujours exécutées en temps et en heure même s'il faut parfois un peu parlementer. Nous leur donnons les photos de l'année dernière à exposer au dispensaire, et nous remettons un thermomètre et des balances à Patrice le chef de centre.
         Après un détour au marché TOTALE, grand marché d'Afrique centrale où on trouve tout, nous allons chercher un peu d'engrais, et du matériel manquant pour le jardin. Il y a une effervescence incroyable, une cinquantaine de camions arrivent du Cameroun chargés d'oignons et les jeunes arrivent avec une brouette pour le décharger moyennant  20 centimes d'euros. Les étales de légumes ne trouvent pas beaucoup d'acheteurs, nous devons être les deux seuls moundélés du marché.
         Après avoir passé commandes des deux tables d'examens gynécologiques, nous partons à notre Mandarine offrir une part de flan et un jus à Karl, pour nous ce sera un gâteau coco......  Il fait lourd, lourd, et de plus en plus chaud, le tonnerre gronde au lointain et nous partons à l'hôtel ........Nous sommes cuits!!
A demain
Philippe et pascal
 
  
 

     http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d151696798k3757819o2l1/une-vraie-cocotte-minute


        

J+3

le grand démarrage


         Ça y est, nous sommes d'attaque !! Notre Karl est à peu près à l'heure ce matin et nous partons directement à Kinsoundi. Il y a très peu de circulation dans Brazzaville, les taximen étant peu sollicités à cause la crise monétaire. Nous arrivons donc au dispensaire où nous découvrons le jardin déjà bien avancé avec deux jeunes du quartier qui malgré un soleil de plomb ne comptent pas leurs efforts pour préparer cette terre tellement fertile. Nous planterons la pépinière demain mardi.
         Carmel, la directrice arrive dans son 4X4 climatisé et nous faisons le tour du dispensaire qui est de mieux en mieux équipé et propre. L'idée du jardin est géniale mais la vue de trois chèvres « clandestines » dans le terrain nous pousse à faire réaliser une petite clôture de fortune. Les légumes profiteront au personnel et aux parturientes : quelle bonne idée !
         Nous nous réunissons avec le COSA pour faire le point: il faut réparer la centrifugeuse, remplacer la lampe grillée du microscope, changer quelques ampoules LED et réparer un ventilateur. Ici pas de SAV « à la Darty », tout se répare, rien ne se change mais tout se négocie pour que ça remarche. Cela s'appelle le système D à la congolaise. Nous remplacerons une table d'examen gynécologique complètement détruite   par la vermine et  qui a fait son du temps.
         Carmel me demande d'animer lundi matin prochain une conférence de santé publique sur le dépistage de l'hypertension. Elle demande aux membres du COSA de faire venir les habitants du quartier en diffusant des annonces lors des messes et en sillonnant le quartier avec un mégaphone pour mobiliser tout le monde (il semble que ce soit celui-ci qui me servira de micro !). Elle veut mettre un barnum, j'espère qu'il n'y aura tout de même pas trop, trop de monde. Quelle histoire!! Quel guet-apens ! Bref.........Nous vous raconterons...
         Nous évoquons avec Carmel le problème d'Ismallet : elle va demander une enquête sociale par le biais de son assistante sociale. Il vaut mieux que le problème soit réglé en interne, nous dit-elle, avec une vérification de l'état civil ainsi qu'un examen de la maman et du bébé.
Nous ne sommes pas légitimes, mais la réalité est dure. Nous vous tiendrons au courant.
         Kinsoundi est désormais devenu un centre de référence. Sur la proposition de Carmel, nous décidons d'aider un autre des 7 dispensaires du quartier de kinsoundi situé plus près de Brazzaville. Il s'appelle TERRIKYO, du nom de la  mission japonaise qui l'a créé, il y a de nombreuses années. Ce dispensaire, tout en longueur, est dirigé par une femme médecin, Pascaline qui a beaucoup de charisme.
         Le bloc obstétrical vient d'ouvrir et il y a trente accouchements par mois. Vous le verrez sur les photos, trois lits dans un triste état, une table d'accouchement en voie de décomposition, mais beaucoup de bonne volonté de la part de Pascaline. Nous allons essayer, sur le modèle de Kinsoundi, d'aider ce dispensaire. Nous avons une certaine expérience et le personnel apprécie notre arrivée, étant déjà très au courant de nos actions depuis 10 ans.
         Nous faisons une photo officielle devant le dispensaire et partons offrir un jus à Carmel et à son équipe (ça sera FANTA orange pour tous avec des bouteilles congolaises de 75 cl du vrai carburant).
         Carmel est ravie du programme d'énergie solaire de nos amis d'ESF, Philippe et Georges. Elle nous pose beaucoup de questions sur l'état d'avancement : nous la rassurons bien sûr  en lui demandant de surtout garder le contact par mail.


Nous prenons congé jusqu'à mercredi matin où nous irons voir Carmel à l'hôpital de MAKELEKE. Nous partons rendre visite à Sœur Virginie. Elle est effarée par la situation d'Ismallet et nous confirme qu'il vaut mieux que cela se règle en interne par l'intermédiaire d'une assistante sociale. Les enfants de Batignole  sont ravis de nous voir, ils sont grands, tous étudiants. Je donnerai les livres de Manon Neyrolles à Clarisse étudiante en troisième année de droit qui est ravie. (Dalloz...)
Sa sœur a fait un gâteau sans œuf qu'elle vend pour payer les droits scolaires des enfants, des entremets et des yaourts. Elle nous sollicite pour une yaourtière. Nous lui donnerons des graines pour le jardin, des vêtements............Nous passons un moment délicieux dans la cours, le temps s'arrête ici et ces trois sœurs ont une vraie générosité de cœur.
          Nous rentrons très rapidement, en très peu de temps, il aurait fallu une heure et des embouteillages l'an dernier.
Voilà une journée bien remplie...........


Philippe et Pascal 
     
  

 
http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d151495372k4544468o2l1/le-grand-démarrage


J+2

Promenade dominicale dans la capitale du Congo

 Ce matin, comme dans ce pays catholique traditionnel, le dimanche est un jour de repos consacré, nous allons faire une marche en boucle à pieds de 13 km à travers la ville. Le temps est menaçant et comme disent les africains, le petit crachin séquelle d'un gros orage tropical avoisinant, donne un brouillard très agréable pour supporter les 28 degrés.
Nous sommes stupéfaits, la ville est déserte pour la première année sans trafic. Un chantier chinois semble encore en action, mais les bars, boulangeries et commerces sont vides. Nous allons sur la corniche explorer la ville de l'autre côté du fleuve Congo, Kinshasa (« Kine la rebelle »), capitale du Zaïre ex Congo Belge devenue République démocratique du Congo, ou fourmillent 20 millions d'habitants. (Un tiers de la population française!) Cette giga pole est la capitale d'un état qui regorge de richesse naturelle (bois, minerais, diamant........) s'étendant de la région des grands lacs jusqu' au Congo qui lui ne compte que deux millions d'habitants. Cette vue depuis la corniche rend mystérieux ce grand pays.
Aucune voiture ne circule sur la corniche à notre grande surprise (La maire de Paris aurait elle fait des émules???) Non je ne crois pas..........
Nous faisons quelques repérages dans un ou deux magasins indiens ouverts (pour acheter des pèses personnes) et nous remarquons que les camelots ne sont pas très nombreux, ni même les marchandes de fruits. C'est le début de saison des ananas, des mangues, des avocats.........ici on achète pas deux
🍌 🍌 mais un régime de bananes 🍌 🍌 🍌 🍌 🍌 🍌 🍌 🍌 🍌 🍌
qu'il faut après distribuer pour faire des heureux.....Nous sentons bien qu'il y a un marasme économique très profond comme je vous l'ai expliqué hier. La situation semble figée, beaucoup de restaurants sont fermés. Notre Christian nous appelle et nous fixons un point de rencontre à l'école de peinture de POTO POTO qui désormais est fermée (quelle tristesse...). Il est jeune papa toujours avec sa bonne humeur communicative et heureux de nous retrouver. Il est papa d'un fiston de 9 ans « Pascal » et d'un bébé de trois mois « Philippe Johann » . Trouvez l'erreur......
Il est très ennuyé de la situation actuelle de son pays, par chance il travaille dans une entreprise française de TP, il est logisticien et donc pour le moment à l'abri des difficultés économiques.
Christian sera disponible à partir de mardi, il a posé des congés pour être avec nous. Nous lui offrons à manger (brochettes de bœufs avec de la banane plantain frite (mon dieu l'orthographe pas facile ..!!) Nous nous refaisons une santé au coca, nous sommes  seulement trois au restaurant.
Cela promet pour nous nourrir le soir, je crains que le choix soit limité (poulet poulet poulet poulet poulet..........). Heureusement  nous avons amené quelques pâtés améliorés dans nos valises confectionnés par nos amis Michèle et Gérard pour « améliorer » le quotidien dans notre chambre avant.
Il nous quitte pour aller chercher nos vingt colis à l'aéroport de Maya Maya. Et nous nous finissons notre boucle à pied vers l'hôtel. Le temps est lourd et nous sommes bien humides (je vous passe les détails) mais en forme.
Voilà pour notre dimanche! Comme je vous l'ai dit hier nous avons été secoués  lors de notre visite à l'orphelinat de Kinsoundi. Karl nous apprend une mauvaise nouvelle révélée par Emmanuelle, une jeune fille adulte aidante de l'orphelinat. Ismallet, 14 ans a eu un bébé dans des conditions très difficiles. Nous n'avons pas beaucoup de précisions pour le moment. Décontenancé par cette nouvelle, je reste de marbre devant Marie Lourde, assis à côté d'elle. Pascal est parti explorer   l'orphelinat et voit ce bébé dans une chambre malgré une tentative de dissimulation . Ismallet est troublée, Marie Lourdes m'affirmant qu'elle est bonne élève en troisième et qu'elle poursuit sa scolarité. Rose dit à Pascal que ce bébé a été déposé devant la porte quand il lui en demande l'origine.....
Quel drame, quelle détresse! Nous ne pouvons réagir à chaud, il faut réfléchir à froid.....Nous décidons de revoir Emmanuelle, d'informer Carmelle de cette maltraitance. Nous ne sommes pas souverains ici mais nous devons faire un signalement à Carmel qui fera le nécessaire pour cette situation inappropriée. Je sens une grande méfiance de tous à notre égard, sous l'œil intransigeant de cette femme âgée de 70 ans, même si spontanément les enfants nous ont accueilli avec beaucoup d'empathie, comme par le passé. Il n'y a pas beaucoup de grands. Sont ils partis ? Marie Lourde (je ne dirais plus Soeur) m'enfume avec des propos d'une grande banalité mais je suis anesthésié et les photos de Pascal que je verrai à l'extérieur finiront de m'achever.
Nous vous tiendrons au courant de la suite, nous allons prendre le temps d'avoir une réaction appropriée.
Je vous mets quelques photos ce soir pour vous faire vivre ce que nous avons dû absorber ce premier jour. Pour y avoir un peu réfléchi cet après-midi lors de notre marche, la vie dans un orphelinat, sans véritable structure de contrôle, dans une période difficile,  doit catalyser ces états de fait par la promiscuité et l'ennui qu'ils génèrent. Cette situation est d'autant plus exacerbée quand il n'y a plus de cadre de vie, de scolarité, d'encadrement, chacun étant livré à lui- même par le manque d'autorité. Quelle tristesse!
Demain, direction le dispensaire, rencontre avec Carmel et mise en route des travaux.

Bonne soirée à tous

Philippe et Pascal

http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d151287976k5138007o2l1/un-dimanche-à-brazzaville



 J+1

Premier Contact

Après une bonne nuit et un premier réveil par les perroquets nous nous armons d'un copieux petit déjeuner (nous ne mangeons pas à midi), vous me direz que nous avons une réserve pondérale suffisante, nous happons un taxi qui nous emmène au marché du plateau, marché ou nous allons commencer la longue tractation d'achats pour notre marché de NOËL à saint Benoit sur Loire.
Nous retrouvons nos marchands habituels; et nous faisons des repérages comme vous le verrez sur les photos.
Les tractations commencent pour faire baisser les prix, parfois même des consultations médicales; avec en particulier un ventre qui « chauffe ». Mon Dieu, après une percussion d'un abdomen ballonné, je réalise qu'il s'agit d'un ventre colonisé par un tænia ou un autre parasite et je lui prescris un bon vermifuge .........quelle imagination....!! Tout ça sous le regard effaré de tous les camelots....
Notre taxi nous emmène à Kinsoundi en nous faisant remarquer l'arrêt de nombreux chantiers menés par les chinois; le Congo est dans une passe économique difficile avec une dette qui n'est pas prise en charge par le FMI comme on a pu le lire dans les journaux. Il y a un manque monétaire dans le pays et cela se ressent dans la rue.
Nous arrivons au dispensaire de Kinsoundi. Tout le monde nous fait un accueil digne d'un chef d'état, le chef de centre, Patrice, le COSA; Marcel, et son club des 5; Gaston le gardien; les sages-femmes, infirmières de garde. Le centre est fermé et ne reçoit que les urgences, nous sommes samedi. Nous faisons le tour, le centre est propre, protégé par un portail, le matériel acheté fonctionne, « tout fonctionne »  nous disent-ils avec fierté. Ils sont fiers de nous montrer l'héritage laissé en novembre dernier, et ils nous disent qu'ils sont devenus « le miroir de Makelele », ils sont fiers  cette année et heureux de notre venue.
Nous notons quand même que les matelas des 11 lits du service d'obstétrique sont vraiment au bout du rouleau et, malgré des housses synthétiques, sont limites de transmettre la vermine. Nous décidons de les changer ainsi que de retaper les lits métalliques qui sont parfois rouillés en les repeignant une nouvelle fois. La maternité, bien équipée, a désormais une bonne réputation et l'affluence est excellente. J'avoue que nous sommes fiers de la contribution de nous tous, au travers de l'association, pour ce résultat. Les bébés naissent dans des conditions normales sans maladie. Nous leur annonçons l'arrivée d'un baby Doppler acheté grâce à notre dernière manifestation, cet appareil servira à écouter les bruits du cœur du bébé ; les sages-femmes sont ravies d'avoir une formation continue.
Pascal donne les instructions pour délimiter un carré afin d'y planter les graines données par les enfants de l'école Jeanne d'arc (opération grain de riz) sous l'égide d'Elisabeth, et de la graineterie Briais de Sully.
Nous leur donnons de l'argent pour: trouver des bêches nécessaires pour faire le jardin, trouver deux jeunes du quartier pour préparer le terrain et réaliser, selon leur terminologie, une pépinière qui servira à fournir le plant pour replanter dans un carré un peu plus loin. Évidemment c'est la culture à la congolaise, nous n'avions pas tous les codes, mais nous serions tellement heureux de montrer aux enfants de l'école Jeanne d'arc, quelques plants de salades ou divers, avant notre départ. Les enfants nous ont donné aussi des graines de fleurs pour égayer le dispensaire, nous trouvons un endroit et le personnel est ravi de cette idée.
Nous attendons notre Karl, fidèle chauffeur qui a pris deux semaines de congé pour pouvoir nous transporter. Il aura sa Bolorette décapotable lundi ; ça promet !!! Mais là, il vient nous chercher avec son taxi, une antiquité dont la boite de vitesse automatique s'est métamorphosée en boite manuelle.......je vous laisse imaginer les soubresauts sans compter les vitres bloquées, les portes s'ouvrant de l'extérieur et un trou dans le plancher.
Nous partons vers l'orphelinat de K mais je vous écrirai demain le détail notre visite, car nous avons appris une terrible nouvelle et je vous l'expliquerai demain sur un post qui complétera notre traditionnelle marche dans la ville le premier dimanche, ce soir, je n'ai pas le cœur à l'écrire (rassurez-vous il n'y a pas eu de décès d'enfant); le choc a été surtout une révolte émotionnelle d'un événement inapproprié.
Nous rentrons dans le centre-ville acheter trois pains aux raisins pour la petite famille de Karl, boire un jus (soda congolais) et manger un flan dans la pâtisserie libanaise « la mandarine ». Les flans ne sont pas bons cette année, à l'huile de « chais pas quoi » mais avec un goût terrible mais pas perdu pour Karl.
Je suis curieux d'aller voir la FNAC qui vient d'ouvrir à côte du casino, celle-ci est déserte mais intemporelle avec un Kiabi,  un go sport (groupe Auchan). Qui voit-on dans ces boutiques ?  Pas grand monde........
Nous rentrons à l'hôtel..........pas trop crevés, nous ne sommes pas encore acclimatés mais les moustiques de plus en plus nombreux ne nous ont pas oubliés ..........
A demain et bon dimanche à tous


Philippe et Pascal   

http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d1c151150918k4454522o2

http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d1c151149076k8972528o2

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http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d1c151100248k2712752o2

MAJ le 12/11/2017 01h00


JOUR J 


Bonsoir à tous

 Un petit post pour vous dire que nous sommes bien arrivés à Brazzaville. Le voyage s'est bien passé malgré quelques turbulences sur le passage de la Méditerranée, signe que le mauvais temps va arriver demain dans notre pays.

Nous étions très peu dans l'avion ; 78 personnes et j'avoue que cela fait un peu bizarre de voyager aussi peu nombreux.

A notre arrivée, nous passons au contrôle médical mais les petites dames en blanc semblent blasées. Il faut dire que notre passeport bien rempli de visas nous donne une certaine aisance et que nous ne sommes pas des bons clients pour des questions embarrassantes. Le douanier me reconnaît et me donne du docteur Mallet à tout bout de champ, ne prenant même pas les empreintes digitales et la photo de mon visage.

Dans l'avion, nous avons rencontré deux convoyeuses d'Aviation sans frontières qui viennent chercher des enfants pour les opérer en France (Professeur Deloche). Elles nous retrouvent au tapis bagages et nous proposent de nous donner des affaires pour enfants (4 valises pleines), car elles repartent dans le même avion avec les deux enfants ( un bébé de 3 mois et une petite fille de 3 ans) qui ont des malformations cardiaques Elles sortent de l'aéroport et nous faisons le transfert des vêtements dans deux sacs plastiques comme vous pourrez le voir sur les photos.

Nous remplissons le minibus et créons un embouteillage impressionnant sous la surveillance des militaires qui sont très sympas. 

Nous arrivons à l'hôtel à 19 H30. Demain nous vous raconterons notre première journée au dispensaire.


Philippe MALLET


http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d150916264k8825848o2l1/larrivée-à-Brazzaville

MAJ le 10/11/2017 22h15



 J-1

Le départ approche entre valises et cartons nos deux voyageurs vous font part de leurs préparations.


  

J-2 avant le départ.

 Nous enfournons les derniers kg dans les valises (3x 23 KG soit 69 kg et 46 pour pascal) avec layettes, médicaments dernières lunettes et nos affaires personnelles dont nous nous délestons sur place pour faire plaisir. C'est une course de vitesse pour ne rien oublier même si nous sommes bien rôdés; nous partons demain soir pour rester dans un hôtel situé à une 15 de km de Roissy , le vol étant le vendredi matin et vu  les facéties des forains, mieux vaut prévoir…….

Bref, c'est la dernière ligne droite et nous serons heureux de vous retrouver tous aussi nombreux pour vous faire vivre notre séjour sur place.

La météo semble chaude, très chaude là-bas, il va falloir absorber,  en plus de la fatigue, le décalage thermique; le froid étant revenu dans notre département avec les premières gelées ce matin.

Bref, à très bientôt, vendredi soir pour notre arrivée à Brazzaville

Philippe et Pascal

le 08/11/2017




                                       


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MAJ  le 01/11/2017         



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