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Devoir chapitre 1

Sujet : Les mutations de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale depuis les années 1970

Consigne : Après avoir rappelé les caractéristiques de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale jusqu’aux années 1970, vous montrerez à l’aide de ce texte et de vos connaissances la mutation qui s’opère dans la perception de cette période depuis ces années

« Un événement », se souvient l’historienne Annette Wieviorka en pensant à la parution, en 1981, du livre coécrit par le Canadien Michaël Marrus et l’Américain Robert Paxton, aujourd’hui réédité et considérablement actualisé. Serge Klarsfeld aussi dit avoir attendu cet ouvrage avec « impatience » lorsque sa parution fut annoncée. Trente-cinq ans après, fort de 25 000 exemplaires vendus, Vichy et les juifs est effecti­vement devenu un classique. La « révolution paxtonienne » ­consista, avec La France de Vichy (Seuil, 1973) d’abord et la tempête que ce texte a provoquée, puis, dix ans plus tard, avec Vichy et les juifs, à mettre en avant la responsabilité d’un Vichy plus autonome dans sa politique que ne le présentaient les historiens français. Elle a bouleversé l’atmosphère intellectuelle de la fin des années 1970.

Aujourd’hui, après la reconnaissance par Jacques Chirac, le 16 juillet 1995, de la responsabilité de l’Etat dans la déportation et l’assassinat de près de 75 000 juifs de France, après les procès tardifs pour crimes contre l’humanité de Klaus Barbie, Paul Touvier et Maurice Papon, après les flots d’historiographie, on a du mal à imaginer le vide que Vichy et les juifs venait alors combler. Malgré l’action de ces pionniers que furent les historiens Léon Poliakov, Joseph Billig, André Kaspi ou – déjà – Serge Klarsfeld, souvent proches du Centre de documen­tation juive contemporaine (devenu Mémorial de la Shoah en 2005), Roger Errera (1933-2014), qui dirigeait alors la collection « Diaspora » chez Calmann-Lévy, pouvait estimer, dans la lettre d’invitation qu’il adressa à Robert Paxton, le 2 juillet 1971, que « le sujet “Vichy et les juifs” n’avait jamais été traité convenablement ».

Michaël Marrus et Robert Paxton s’attelèrent minutieusement à la tâche. Mais à la sortie de Vichy et les juifs, se souvient aujour­d’hui Paxton, « la réaction fut moins violente que celle qui avait suivi La France de Vichy. Après cet orage, il n’y avait plus d’effet de surprise. Le livre a été reçu sans joie, tout comme il a été écrit ».

Les documents, certes peu disponibles, n’en étaient pas inaccessibles pour autant : « La loi du 3 janvier 1979 a autorisé la consultation des archives françaises pour la période de Vichy sur dérogation. Les archives ne manquaient pas à la fin des années 1970 », rappelle encore Paxton. Restait à avoir la volonté de les exploiter dans le but d’aborder une question sensible qui, jusque-là, avait été écartée ou marginalisée par la plus grande partie des historiens, alors que les manuels scolaires faisaient silence sur l’arrestation des juifs par la police française et rapportaient tout à l’« injonction allemande ». […] Depuis la parution du livre [de Paxton et de Marrus], leurs thèses sur la ­nature autonome de la politique antijuive de Vichy n’ont pas été remises en cause par les historiens, quoi qu’en pensent des publicistes du type Éric Zemmour. Des faits comme la complicité des autorités française dans les déportations de 1942, ou les 3 000 morts, principalement juifs, dans les camps français, parlent d’eux-mêmes. Pourtant leur approche ne fait pas consensus. D’autres préfèrent insister sur le sauvetage de nombreux juifs par la population française. Ainsi Serge Klarsfeld se rappelle-t-il la « déception » relative qu’il a ressentie devant ce qui demeure néanmoins, à ses yeux, un « grand livre » : « Marrus et Paxton faisaient pencher la balance vers les intentions criminelles de Vichy et donnaient l’impression que la population en était solidaire », regrette-t-il.

Nicolas Weill, « Vichy et la ‘‘révolution paxtonienne’’ », Le Monde, 14/10/2015


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Correction devoir chap 1

Corrigé : Les mutations de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale depuis les années 1970

Publié dans le quotidien du soir considéré comme le journal de référence en France, cet article récent de Nicolas Weill revient sur les profondes mutations que connaît la mémoire de la Seconde Guerre mondiale depuis les années 70 en mêlant analyse et interviews d’historiens. Il est paru à l’occasion de la réédition d’un ouvrage de Robert Paxton, Vichy et les Juifs, qui contribua à ce tournant, d’où le syntagme « révolution paxtonienne » utilisé dans le titre de son article.

Jusqu’à la fin des années 1960, la mémoire de la guerre s’était focalisée sur le rôle de l’Occupation allemande, identifiant une poignée de traîtres qui s’étaient soumis à « l’injonction allemande » comme le dit le texte, et une grande majorité de Français hostiles aux nazis, même si l’on savait que seule une petite partie d’entre eux avait participé activement à la résistance, les véritables héros qu’on glorifiait. Ce mythe résistancialiste était d’autant plus dominant qu’on estimait s’être débarrassé de ces collaborateurs tout d’abord au cours de l’épuration sauvage qui suivit la Libération, au cours de laquelle une partie de la population s’en pris physiquement aux hommes (environ 9 000 morts) et aux femmes (notamment les « tondues ») accusés à plus ou moins juste titre d’avoir collaboré avec les Allemands, puis par la suite au cours de l’épuration officielle (1945-1947 pour l’essentiel) qui sanctionna durement les principaux responsables du régime de Vichy, divers écrivains collaborationnistes et, plus rarement, quelques collaborateurs économiques. Le maréchal Pétain, chef de l’État de 1940 à 44 est ainsi condamné à mort en août 1945 - peine commuée en détention à perpétuité en raison de son grand âge – de même que son président du conseil, Pierre Laval, exécuté en octobre suivant. Au bout de quelques années, la mémoire de la guerre et du régime de Vichy était cependant passée au second plan, en dépit d’un certain nombre de commémorations, à commencer par la cérémonie annuelle du 8 mai, ou de l’instrumentalisation de cette mémoire par deux partis antagonistes, les communistes et les gaullistes, qui fondaient chacun leur légitimité sur leur rôle durant la guerre. On voulait écarter ces souvenirs qui continuaient parfois de diviser, comme l’attestent les lois d’amnistie qui libèrent la quasi-totalité des collaborateurs emprisonnés en 1951-53. Les programmes scolaires eux aussi évitaient d’évoquer des souvenirs fâcheux, ainsi que le souligne l’article.

Tout change dans les années 1970. Nicolas Weill souligne le rôle du premier ouvrage de Robert Paxton, La France de Vichy. Il causa une « réaction […] violente » car il montrait que le régime de Vichy avait une certaine autonomie, avait mis en place sa propre « politique antijuive », procédé à des internements causant la mort de 3000 personnes, principalement juives, sans compter sa contribution à certaines déportations, à commencer par la célèbre rafle du Vél d’Hiv en juillet 1942 implicitement rappelée ici. Le texte exagère cependant quelque peu l’importance de l’historien américain dans ce tournant mémoriel. De fait, la remise en question du résistancialisme avait déjà commencé avec la sortie du documentaire de Marcel Ophuls, Le chagrin et la pitié, en 1971, et la polémique engendrée l’année suivante par la grâce accordée par le président Pompidou au milicien Paul Touvier. Ce nouveau regard se focalisait notamment sur le sort des juifs, remis progressivement au centre des interrogations dans tout le monde occidental depuis le procès Eichmann en 1961. Il était porté par une nouvelle génération contestatrice – songeons à mai 68 – trop jeune pour avoir connu la guerre, qui comprenait des historiens comme André Kaspi et des éditeurs comme Roger Errera, qui n’avait que 11 ans à la fin de l’Occupation comme le rappelle le texte.

Le rôle de la population française durant la guerre devient dès lors l’objet de nombreuses polémiques, inaugurant ainsi une phase d’hypermnésie qui succède à l’amnésie antérieure. Ces controverses sont alimentées par l’affirmation d’un « devoir de mémoire » afin d’éviter que des crimes comme le génocide juif puisse se reproduire, et l’assimilation de la Seconde Guerre mondiale à un lieu de partage entre le Bien et le Mal, une « religion civique » selon l’historien Enzo Traverso. L’affirmation d’un mouvement contestataire, reposant sur une lecture falsifiée de l’histoire, le négationnisme, y contribue, de même que la montée depuis les années 80, d’un parti, le Front National, dont le leader, Jean-Marie Le Pen, a tenu des propos ambigus et controversés sur la solution finale ou même l’importance médiatique acquise par quelques polémistes réactionnaires dont Éric Zemmour. L’idée s’impose alors qu’il faut juger les coupables encore en vie de ces atrocités, en exploitant l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité. Les procès « tardifs » selon le texte d’un chef de la Gestapo, Klaus Barbie, en 1987, et de deux Français, Paul Touvier, déjà évoqué, en 1994, et Maurice Papon, un ancien haut fonctionnaire, en 1998, débouchent sur des condamnations. Dans le même temps, le pouvoir politique montre son souci de s’adapter à ce nouveau régime mémoriel. La loi Gayssot de 1990 criminalise le négationnisme, alors qu’en 1995, le nouveau président Jacques Chirac reconnaît pour la première fois le rôle de la France – et non plus seulement d’une poignée de collaborateurs – dans la persécution des juifs. Ce nouveau regard a inversé le mythe du résistancialisme, en donnant désormais, comme le regrette Serge Klarsfeld, un autre historien, « l’impression que la population […] était solidaire » de Vichy. À l’heure actuelle, certains historiens et hommes politiques tentent de donner une version plus nuancée, moins manichéenne de la question, Jacques Chirac lui-même y contribua lors des derniers mois de sa présidence, en reconnaissant la place des « justes », les Français qui aidèrent à sauver des juifs persécutés.


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Méthode étude de doc, exercice mémoire GMII

Sujet : Une mémoire judiciaire de la Seconde Guerre mondiale. Le temps de l'épuration

Consigne : Après avoir présenté les deux documents en montrant ce qui oppose leurs auteurs, vous montrerez la logique qui préside à l'épuration et les processus par lesquelles elle s'opère, puis vous en ferez le bilan

Document 1 : La nécessité de l'épuration

L'épuration est nécessaire. Cela n'est pas si évident qu'il y paraît. Quelques Français désireraient qu'on en restât là et, s'ils pensent cela, ce n'est pas toujours pour des raisons impures. Mais la seule réponse à faire est que, pour en rester là, il faut avoir tout fait. Or, quelque chose, mais non pas tout, a été fait.

Il n'est pas question d'épurer beaucoup, il est question d'épurer bien. Mais qu'est-ce qu'une bonne épuration ? C'est une épuration qui vise à respecter le principe général de la justice, sans rien sacrifier au point de vue des personnes.

Quel est, en l'espèce, le principe général de la justice ? Il est dans la proportion. Il est ridicule de sacrifier tel chef de bureau qui a continué à vivre dans l'habitude de l'obéissance sans toucher, d'autre part, aux grands responsables de l'industrie ou de la pensée. […] L'État ne se doit pas seulement de punir tel ou tel de ses fonctionnaires qui a oublié qu'avant d'être un serviteur de l'État il était le serviteur de la France. Il doit aussi connaître les culpabilités dans tel ou tel des organismes qui dépendent de l'État lui-même et qui tirent leur prestige du prestige de la nation.

Épurer l'administration peut être une bonne chose, mais il convient aussi de porter l'instrument de la justice dans ces organismes que sont les banques et les grandes industries. […] Autant nous nous sentons portés à l'indulgence en ce qui concerne le Français inconscient qui n'a pas eu une idée exacte de ce qu'était l'intérêt national, autant nous nous sentons impitoyables en ce qui concerne les responsables des grands intérêts de ce pays.

On peut très bien régler le cas de M. Sacha Guitry en lui interdisant à vie de reparaître sur une scène. Il faut punir les gens dans leurs intérêts les plus certains. Dans ce cas, c'est la vanité. Mais on ne peut se contenter de mesures aussi relatives en ce qui concerne des hommes dont toute la vie repose sur la considération et les facilités que la nation leur accordait. C'est dire, en somme, que la notion d'indignité nationale est utile. Du moins faut-il la faire jouer. Et, s'il est vrai que le seul fait d'appliquer cette loi morale supérieure à la loi peut revenir à établir des principes de répression étrangers à l'esprit de la démocratie, il existe du moins un correctif. C'est, à la vérité, de limiter dans le temps l'exercice de cette justice morale.

Voilà pourquoi, au demeurant, il est bon, pour que l'épuration soit courte, qu'elle soit vite et bien faite. Lorsque le général de Gaulle demande l'indulgence pour ceux qui se sont trompés, il a raison dans les principes. Mais il faut examiner les applications. Il y a des situations sociales où l'erreur est possible. Il en existe d'autres où elle n'est qu'un crime.

Si le droit ne peut couvrir ces nuances, il faudra bien, pour une période exactement limitée, modifier ce droit comme il convient. Si difficile que cet effort soit pour des âmes éprises de justice et de liberté, il faut s'y résigner pour un court moment. Et c'est dans la mesure exacte où cette décision sera prise avec détermination, que ses conséquences dangereuses seront éliminées et que son efficacité sur le plan national sera maintenue.

Albert Camus [entré dans la Résistance en 1941], Combat, 18 octobre 1944

Document 2 : Une critique de l'épuration

Deux illustrations tirées du site Criminocorpus ( http://criminocorpus.hypotheses.org/439). Elles ont toutes deux pour titre "Petit aperçu historique" et comprennent les couplets et refrains 1 et 2 pour la première, 5 et 6 pour la seconde

Les deux illustrations sont tirées de A travers l'épuration. Poèmes et chansons de prison regroupés et illustrés par Guy Hanro. cellule 460. Fresnes [Guy Hanro a été incarcéré et jugé pour collaboration à la Libération, notamment pour s'être engagé en 1942 dans la LVF].


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Sujets de composition possibles, H et G

Liste officielle des sujets de composition envisageables en Terminale L le jour du bac

Histoire

-       L’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France

-       Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne entre 1875 et la Seconde Guerre mondiale

-       Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne des lendemains de la Seconde Guerre mondiale à nos jours

-       En vous appuyant sur les exemples étudiés au cours de l’année, vous traiterez le sujet suivant : médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l’Affaire Dreyfus

-       Les États-Unis et le monde depuis les « 14 points » du Président Wilson

-       Les États-Unis et le monde depuis 1945

-       La puissance américaine dans le monde depuis 1945

-       La Chine et le monde depuis 1949

-       L’émergence de la puissance chinoise depuis 1949

-       Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale

-       Le Proche et Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale

-       Gouverner la France depuis 1946 : État, gouvernement, administration

-       Le projet d’une Europe politique depuis le congrès de La Haye (1948)

-       La gouvernance économique mondiale depuis 1944

Géographie

-       En vous appuyant sur le cas du produit mondialisé étudié dans l’année, présentez les processus, les flux et les acteurs de la mondialisation

-       La mondialisation : processus, acteurs, débats

-       La mondialisation : processus, acteurs, flux, mobilités et réseaux

-       L’inégale intégration des territoires à la mondialisation

-       L’inégale intégration des territoires à la mondialisation. Vous pourrez vous appuyer notamment sur le cas de la ville mondiale étudiée dans l’année

-       Les espaces maritimes : approche géostratégique

-       Le continent américain : entre tensions et intégrations régionales

-       États-Unis-Brésil : rôle mondial

-       États-Unis-Brésil : dynamiques territoriales

-       Le Sahara : ressources, conflits

-       Le continent africain : contrastes de développement et inégale intégration dans la mondialisation

-       Mumbai : modernité, inégalités

-       L’Asie du Sud et de l’Est : les défis de la population et de la croissance

-       Japon-Chine : concurrences régionales, ambitions mondiales


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Commentaire de document

Le commentaire ou étude critique de document en histoire

L'étude critique de document est à la base du travail de l'historien. Elle est travaillée du collège à l'Université. En Terminale, il s'agit uniquement d'une épreuve mineure. Vous disposez d'environ 1 h à 1 h 30 en L, selon le temps que vous consacrez à l'épreuve majeure.

Finalité de l'épreuve

Le commentaire a pour but de rendre le document parfaitement compréhensible par quelqu'un qui ne connaîtrait pas la période considérée.

Il faut éclairer le document avec des connaissances acquises par d'autres sources : le cours principalement, d'autres documents que vous avez pu étudier au cours de l'année, voire des livres ou films issus de votre culture personnelle, qui bonifie votre copie si elle est utilisée avec pertinence.

Cela suppose une prise de distances par rapport au document. Il exprime toujours un point de vue, qui doit être précisé. Il s'oppose souvent, explicitement ou non, à d'autres interprétations, et n'expose qu'une réalité partielle : c'est à vous d'évoquer les aspects occultés, les idéologies que le document exprime ou critique... Il peut aussi asséner des contre-vérités, qu'il faut identifier et expliquer.

Attention à ne pas faire d'exposé général sans parler du document, ce qui est une forme du hors-sujet.

Présentation du sujet

Le sujet de l'épreuve mineure comporte trois éléments :

-      Le titre/sujet

Il doit orienter votre lecture du document, qui doit permettre de faire le point sur la thématique indiquée. Exemples de titre :

·         « Gouverner la France depuis 1946 » (sujet bac ES-L, 2013)

·         « Les chemins de la puissance : les États-Unis et le monde à la fin des années 1960 » (sujet bac ES-L, 2015)

·         « La Chine et le monde des années 1960 aux années 1980 » (sujet bac S, 2015)

-      La Consigne

Elle se présente :

·         parfois sous la forme de questions multiples qui proposent une forme de plan (sujet bac S 2015) : « Comment le document montre-t-il l'évolution de la place de la Chine dans les relations internationales depuis les années 1960 et comment explique-t-il les changements de la politique chinoise qui sont à l'origine de cette évolution à partir de la fin des années 1970 ? En quoi la place de la Chine dans le monde après 1984 confirme-t-elle l'appréciation de ces deux journalistes ? »).

·         Parfois sous la forme d'une simple indication de lecture du ou des documents : « Montrez que ces deux documents témoignent de conceptions différentes du rôle et de l'action de l'État en France. En quoi le contexte de chacun de ces documents permet-il de comprendre cesconceptions ? » (bac ES-L, 2013) ; « analysez les deux documents pour montrer que les États-Unis sont une puissance à l'échelle mondiale à la fin des années 1960. Comment cette puissance est-elle présentée dans ces deux documents ? » (sujet bac 2015 ES-L, 2015)

-      Le(s) document(s)

Comme vous avez pu le constater d'après les consignes, les deux derniers sujets nationaux tombés en ES-L comprenaient à chaque fois deux documents, dans ce cas-là, il s'agit de les confronter, c'est-à-dire voir en quoi ils s'opposent (sujet de 2013 et de 2015) et présentent un point de vue différent.

Les documents proposés sont très majoritairement des textes (les 2 documents de 2013, 1 des 2 documents de 2015), mais il peut aussi y avoir un texte et une photo (sujet donné aux Antilles en 2013, sujet national de 2015), 1 texte et une caricature (Amérique du Sud, 2015), 1 texte et 1 affiche (Antilles, 2015), etc.

Il arrive aussi qu'un seul document soit proposé : 1 texte pour le sujet tombé en Asie en 2013 ou à Pondichéry la même année, une carte historique du Moyen-Orient en Amérique du Nord en 2014

Considérations générales

Le commentaire de document forme un tout.

Vous devez répondre précisément à la consigne tout en suivant l'orientation générale donnée par le titre.

Votre texte doit avoir une cohérence d'ensemble (évitez les redites, par exemple), être structuré, avec une brève introduction/présentation du document, 3 ou 4 paragraphes consacrés aux idées les plus importantes, et une courte conclusion faisant le lien entre le document, et le thème indiqué.

Pour cela, utilisez un brouillon.

Présentation de votre copie

Au total, on attend d'une bonne copie 1 page ½, voire 2 pages [cependant, on ne sanctionne pas un élève du simple fait qu'il écrit trop]. Pensez donc à être synthétique. 9 élève sur 10 gagneraient à être plus concis !

-      Paragraphe introductif

Il présente le document ou les documents en les reliant au titre. Il précise, dans un ordre qui peut varier :

- sa nature (photo, graphique, etc.). Vous porterez notamment attention à la nature officielle (rapport, intervention d'un homme d'État en fonction) ou non du document, à son caractère public (article de journal, intervention télévisée, extraits de chanson, etc.) ou non, au fait de savoir s'il s'agit d'une source première (réalisée à l'époque évoquée par le document) ou secondaire (l'œuvre d'un historien, comme une carte historique).

- son titre du document (éventuellement l'œuvre dont il est extrait) et sa source ; commentez ces éléments s'ils sont significatifs (le sens d'un article de journal peut-s'éclairer par l'engagement politique de la revue qui le publie)

- sa date. Elle doit vous conduire à évoquer le contexte [cas particulier des Mémoires et de divers documents publiés après les faits relatés, le contexte est double, il s'agit de la période évoquée par le texte et du moment de sa publication. À propos d'un extrait des Mémoires de guerre du général de Gaulle sur la Libération, on rappellera les années 44-45 mais aussi la situation en 54, lors de la publication.

- l'auteur. S'il est connu, donnez des indications biographiques éclairant la portée de son texte ou de son œuvre (est-il doté d'une fonction officielle, laquelle, d'un prestige particulier…), ses intentions. Attention, les éléments que vous rappelez doivent être antérieurs au document. Si vous présentez ce texte de De Gaulle de 1954, rappelez son rôle durant la guerre et sa « traversée du désert », c'est-à-dire la période entamée en 1946 au cours de laquelle il n'exerce aucune fonction officielle, mais passez sous silence son rôle ultérieur de fondateur de la Ve République, qu'il sera bon de mentionner, mais dans la conclusion. Si l'auteur est inconnu, voyez si le texte lui-même et le paratexte (notes) vous donne des éléments.

- Un résumé très bref (1 ou 2 phrases) du contenu, en le reliant au sujet

- 2, 3 ou 4 paragraphes d'analyse du document

- l'analyse de l'intérêt du document présente de façon critique les principaux thèmes abordés. Chacun des thèmes fait l'objet d'un paragraphe distinct.

Evitez de recopier le texte ou de le paraphraser, c'est-à-dire mal répéter avec vos propres mots ce que dit le texte.

-      Un court paragraphe de conclusion

Il doit montrer l'intérêt du document par rapport au sujet donné.


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